La fin de cette lettre manque dans ToriginaL
Je resterai quatre jours à Vienne, j'irai voir Essling et WagraxQ, et je reviendrai.
Je ne puis vous en dire davantage, car il faut passer les jours et les nuits pour mettre ici tout en ordre et finir mes livres com* menées. Séraphita veut huit jours et huit nuits à elle seule.
Je ne dis rien à M. de Hansid, puisque je vous verrai tous. Je suis joyeux comme un enfant de cette escapade. Quitter mon bagne et voir du pays ! Allons, à bientôt.
J'adresse mes effets à Sina. Priez-le, s'ils arrivent avant moi, de m'attendre pour ouvrir ma caisse à la douane, car il est juste que vous voyiez la canne que vous me reprochez et je la confie à la douane.
Allons, addiOy à bientôt. Baisez Anna au front de la part de son cheval.
A MADAME HANSKA, A VIENNE
Vienne, mai 1835.
Pouvez-vous me prêter encore ce matin, pour deux heures, votre valet de place, car je n'en ai toujours pas un.
Je ne crois pas que vous ayez lu Obermann ; je vous l'envoie, mais j'en aurai besoin dans trois ou quatre jours. C est un des plus beaux livres de l'époque.
Mille gracieusetés de cœur.
A MADAME HANSKA, A VIENNE
Vienne, mai 1835.
Mon enrouement est absolument le même. Ce n'est rien du tout. Je viens de recevoir une lettre de M. de Hammer. Je le crois
fâché, car il emploie contre moi ce luxe de bons ofitîces qui souvent est rironie des grandes âmes.
Savez-vous que les Français sont très coustumiers du fait de troquer les uniformes autrichiens contre des victoires, mais que cela ruine les jeunes empires T
Je ne resterai en ville que le temps nécessaire pour accomplir les ordres de votre Majesté.
Je vous en supplie, ne vous tourmente^ pas de moi. On n'est jamais malade que quand on n'est pas heureux. Je ne fais rien ; je me laisse aller au bonheur de vivre, et cela est si rare chez moi que, quand les choses sont ainsi, je ne sais pas ce qui pourrait m'atteindre.
Mille gracieusetés de cœur.
A MADAME HANSKA, A VIENNE
Vienne, mai 1835.
La chaleur m'abat tellement, que je ne sais ce que je deviendrai ; mais, quant à l'indispositloU, elle a cessé. Mille grâces de votre bonté.
Je vais accourir avec la célérité du Musch * qui est un vrai chevreau, et cela est difDcile pour un Mar " dont la bedaine est digue de toutes les bedaines illustres qui faisaient rire votre cousine.
J'ai rêvé /a, j'ai rùvé ti, j'ai rêvé tchefy et de sa casalba. Je viens respirer dans Walterisch', et je vous envoie Lauzun pour vous convaincre de la réalité de la comédie que l'on peut faire avec ses amours avec Mademoiselle, car je crois que vous ne connaissez pas ce livre. Mais je m'aperçois que Lauzun n'est pas seul, et je ne puis vous envoyer que Lauzun. Je le garde.