Guilaine, marchand de curiosités, 3, quai Malaquais
Récapitulation :
Juillet 15.000
Août 14.700
Mobilier 17.450
Au 15 février 1848 10.000
(sur lesquels 4.500 sont déjà réglés).
A Gossart 20.000
Rothschild . 8.000
Pour solder les vieilles dettes :
Dablin, Delannoy, Nacquart, Sèvres, etc. 36.000
A Pelletereau 32.000
Le plus urgent, c'est les trois premiers articles de : juillet, quinze mille francs; août, quatorze mille sept cents, et dix-sept mille quatre cent cinquante de mobilier. Sur ce dernier cinq mille seulement sont nécessaires, car je reporterai les douze mille restants, au 15 février 1848. Avec les dix mille à payer, cela fera vingt-deux mille francs. Restent donc trente-cinq mille francs à payer. Si j'en reçois quinze mille, c'est vingt mille francs à trouver par mon travail, dont je suis à peu près sûr. Mais, dans le cas contraire, Rothschild les prêterait, je viens de m'en assurer. Mais alors la dette serait toujours de cent trente-trois mille francs. Si le ménage en paie vingt-trois en février, restera cent dix mille francs.
Ainsi, les actions du Nord seront difficilement conservées, à moins d'un travail féroce de mon côté. Cinq ouvrages comme la Cousine Bette me tireraient d'affaire.
Il y a aussi les tuiles qui peuvent vous tomber sur la tête, comme l'affaire de la Chouette, qui va se terminer par cinq mille francs de plus que je donnerai pour ravoir les lettres ^. Cela se traite en ce moment, et, quand ce sera terminé, j'aurai recouvré la tranquillité ui me manque, et la santé.
[Dimanche] 6 [juin].
I^K L'événement de la journée, c'est la lettre de vos deux chers enfants.
^^Slle m'a fait pleurer de joie. C'est vous donner la mesure de mon chagrin. Il est, de jour en jour, plus profond, plus intense; ce n'est plus tristesse, c'est nostalgie. La conclusion de l'affaire Buisson ne m'a