Lettres à l'Hon. H.L. Langevin, membre du Cabinet de la Puissance du Canada [microforme]
. « 0 à c = e ° $ { , ; , , * je À Le EUR 4 = , m2 RE ° - $ ë 2 * 2 ; °- # 4 : < . F . | » v F æ »
« E2 < a sf s 3 + = L Ce * * ” k # À ë Le L - F x 2 0e Lu % / 2 cu E st = > ë :
ï 3 * - er” x ü à # , # Te # ‘ae « ï G e ‘ ” s Ê J .
ue lTERES
L'HON. H. L LANGEVN
Membre du Cabinet de la Puissance du Canada.
Ré il
PEAU à Ne
4 “ 8 # de “ à IRRATDT::>
QUEBEC Imprimerie du ‘“ Canadien?’ 38 ET 40, RUE STE-FAMILLE.
e LL".
=) ec
ee P & ]
TE
| Je vous aien bonne estime En- À.
LETTRES F core que vous ayez vos défauts, je « vous sais honnête homme. Vous ne spéculez pas avec votre charge et vous faites pour le mieux votre deà |.
Membre du Cabinet de La Puissance du Canada.
(Ces lettres ont été publiées dans le CANADIEN du 4, 5, 6 et 7 d’août.\
Monsieur le Ministre,
voir. Dans l'exécutif, vous réclamez et obtenez justice pour la province, sans être injuste pour les autres.
Vos sentiments et vos actes ont toujours été honorables depuis que je vous connais. Vous avez subi, comme un homme et un chrétien, patiemment, courageusement, les atroces calomnies d’adversaires sans dignité.
Bref, j'ai trouvé en vous de nombreuses qualités; je crois à votre
die.
droiture d’intentions. 1l/expérience que vous avez acquise est longue et précieuse.
Vous avez goûté les joies du succès et connu l’amertume de l’adversité. Que d'hommes et de choses, que de courtisans et de sots, que de perfides et de traîtres n'avez vous pas vus dans vos vIRg}rcinq années de vie publique
Moi qui n’ai pas fait « le demi tour de votre jardin», moi qui suis tom bé dans la moulange politique depuis à peine huit ans, il ne me serait guère possible de compter tous les lâches et les vilains, et les hypocrites et les hommes sans foi que j’ai coudoyés.
Vous en savez là-dessus hier plus long que moi Du faîte de la puissance où votre travail vous avait élevé, vous êtes tombé par les efforts d’une conspiration habile mais infâme La veiile, entouré de flatteurs qui vous juraient inviolable fidélité, au lendemain de votre chute vous avez vu l'isolement se faire autour de vous. Que de gens qui vous assiégeaient de leurs hommages quand vous étiez fort, n’avez-vous pas, de
voire fenêtre, aperçus faisant queue à la porte de vos rivaux favo'isés de la victoire ! Mainte fois vous m’en avez montré du doigt, de ces adorateurs de tous les soleils levanis, qui vous devaient leur avancement et leur bien-être, et qui n’eussent pas voulu entrer, à la lumière du jour, sous votre toit, dans la crainte d’être compromis | Vous êtes aujourd’hui en mesur:
de distribuer des faveurs : vous avez le pouvoir. Lorsque vos vrais amis desirent vous serrer la main, c’est à , | peine s'ils peuvent sefrayer un ch2min à travers la cohue qui encomhie et envahit vos ‘appartements. Qi pour vous combler d’élrges intéressés : un second pour solliciter a récompense d’un dévouement qui, il y a quelques mois, était au service d’une autre cause : qui pour vors offrir ses services précieux pour : : lesquels il espère le gros prix, etc.
Quedermain il vousarrivemalheur —ce qu'à Dieu ne plaise—vous verriez, comme déjà vous l’avez vu, ce flot de solliciteurs et de courtisans prendre son cours vers un autre rivage.