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| gracesjiaïênnes, les^purs naissante en-.,
j ~cor e, les tendres regrets gui s’attachent aux douces et , ' trop cïïères erreurs» On peut trouver que l’endroit le plus touchant de ce nouvel Augustin qu’on appelle Eudore, ce sont encore les larmes qu’il verse au souvenir de ses belles et coupables Didons. Toutefois , la puissance du talent n’a été en défaut nulle part, et même dans les endroits qui pouvaient sembler les plus rudes à traverser et les plus austères, la baguette magique a'su produire des prestiges sacrés qui font presque l'effet des miracles dus à la verge d’Aaron.
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Suivant les indications de M. Sainte-Beuve, qui a annoté son propre volume, nous nous bornerons à copier ici un fragment de lettre de lui, gardé dans ses cahiers, auquel une de ses notes nous renvoie :
•« Pour moi, je le reconnais , si Chateaubriand est un Épicurien, c’est un Épicurien rehaussé d’honneur et panaché d’imagination, c’est-à-dire de ce qui manque le plus ordinairement à {'Épicurien. »
' (Lettre à M. Barbey d'Aurévilly, du 10 novembre 1860.)
M. Charles Clément, du Journal des Débats » a eu l’obligeance, pendant la réimpression posthume de ce premier tome, de nous communiquer une note que lui adressa à Londres, en 1848, M. Sainte-Beuve, en le priant de la mettre sous les yeux de l’ancien ministre de l’intérieur, M. Duchàtel, avec lequel il le savait en relations suivies. C’est cette note, annoncée ailleurs (dans le volume de Souvenirs et Indisci'étions, à la fin du chapitre Intimités et Confidences, où nous n’avons pu la faire entrer ) que nous allons puhlier ici. M. Sainte-Beuve remontait à la source même, en demandant des éclaircissements auprès du ministre, sur ces fameuses listes de fonds secrets, où son nom s’était, trouvé inscrit pour la somme de cent francs! Il a fini par en trouver lui-même l’explication la plus vraisemblable, à la fin de son Avertissement ci-dessus (page 9). La seule
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raison que M. Duchàtel, interrogé , put en trouver dans le moment même, ce fut, tout en répudiant la calomnie qui es. sayait de flétrir un des noms les plus honorablement portés dans les lettres, d’attribuer la prétendue révélation des registres officiels à Une erreur, à moins que le nom de M. Sainte- Beuve n’eût servi là que de substitution mnémonique. M. Sainte- Beuve, du reste, avait eu la même idée dans la uote qu’on va lire. Aujourd’hui que l’affaire a été suffisamment éclaircie par lui-même, et ne vaut pas, dans tous les cas, la peine de l’être davantage, cette page inédite du maître conserve encore toute sa valeur biographique, et nous en remercions M: Clément : *
« Dans une liste de fonds secrets, intitulée Ministère de l'intérieur , Gestion de M. Duchàtel du 1 ,T janvier 1844 au 15 mai 1845, liste trouvée par suite des événements du 24 février et à laquelle il va être donné'de la publicité, le nom de M. Sainte-Beuve se trouve porté entre les noms d’Eugène Veuillot et de Charles Maurice.
« — Cette découverte a été annoncée comme grave à M. Sainte-Beuve par ses amis du ministère de l’Instruction publique.
a Quoiqu’en effet toutes les personnes qui le connaissent sachent bien à quoi s’en tenir à ce sujet, on a affaire en ce temps-ci à bien des gens qui ne vous connaissent pas et qui ne demandent pas mieux que de croire tout ce qui peut nuire.
« M. Sainte-Beuve n’ayant jamais donné, non-seulement la moindre occasion, mais le plus léger prétexte,
’ à ce que son nom pût être porté sur une telle liste, — n’ayant jamais eu l’honneur de rencontrer M. Duchàtel durant ces huit années qu’une ou deux fois chez M“ e de Bergue, — ose prier que la seule personne au fait de ce détail lui veuille venir en aide pour une explication.
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« Ces fonds, a-t-il été répondu quand il s’est adressé . à quelques personnes de l’ancienne administration, ces fonds étaient à la disposition du ministre seul,
« C’est à lui donc, c’est à son ancienne bienveillance, à sa justice et à sa délicatesse que M. Sainte-Beuve se permet de faire appel aujourd’hui, dans une affaire qui n’intéresse pas seulement sa propre position très-modeste et qu’il a déjà sacrifiée en idée ( celle de bibliothécaire à la bibliothèque Mazarine), mais qui touche sa délicatesse même et jusqu’à un certain point son honneur.
« Sous quel prétexte, par quelle substitution mnémo- , nique, le nom de M. Sainte-Beuve a-t-ii pu se glisser là, et quelle a pu être la personne qui a trouvé plus commode d’être désignée sous ce nom?
« — En osant interroger M. Duchâtel sur ce point dé- • licat, M. Sainte-Beuve promet de ne faire usage de la réponse qu’avec discrétion, n’ayant certainement envie de ne faire aucun éclat, mais désirant simplement être sur la voie d’une explication qui ne le mène à soupçonner injustement personne.
• Paris, ce 17 avril 1898. »
Dans une fin de note, au bas de la page 59, je m’étais permis de nommer un jeune écrivain politique comme ayant trouvé moyen de faire ses preuves d'esprit et de malice, et de les faire avec goût, au milieu et en dépit des gênes et des entraves : quelques mois se sont écoulés, et j’ai besoin d’avertir que Je n’entendais parler ainsi de M. Prevost-Paradol qu’en tant qu’écrivant au Journal des Débats, et dans ce cadre, d’une politique encore littéraire, oii je regrette, pour le Journal du moins et pour nous autres lecteurs, qu’il ne soit pas resté plus longtemps. [Note de la première édition.)
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