‹ Lettres à la Princesse (volume 2)Chapitre 5 sur 194 · EXPLICATION DES CENT FRANCS · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES CENT FRANCS

de la Revue rétrospective : «M. Sainte-Beuve, 100 francs; » c’est ce qu’on y lit. Les chiffres fabuleux s’évanouissent.

La note obligeante que M. Taschereau a cru devoir y joindre, et qui suppose une fraude commise en mon nom par un officieux, n’a plus môme d’objet. Je n’en étais pas à demander 100 francs à M. Duchàtel, pas plus, j’ose le dire, que lui à me les demander : l’impos- , sibilité morale était la même. Et personne n’eût osé se permettre une telle demande auprès de lui en mon nom : il n’y aurait pas cru. En voyant ce chiffre de 100 francs, un éclair a traversé ma mémoire ; j’ai pensé à ma cheminée et au tuyau d’octobre 1817, qui avait dû coûter, somme ronde, à peu près cela. La dépense, ordonnancée par le ministère, s’était faite trop tard pour être portée au Budget de 1847. Telle est mon explication. Qu’en disent mes anciens amis du ministère Carnot? — Mais, sans cet incident, je n’aurais pas été amené à professer le Cours que l’on va lire, et c’est ainsi que l’un m’a induit à parler de l’autre.

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