‹ Lettres à la Princesse (volume 3)Chapitre 64 sur 90 · Ah! c’est une fière femme · texte numérisé non relu

Ah! c’est une fière femme

» Merci! — J’ai vu hier M. de Seilhac. — Je n’avais pas reçu votre billet. — Vous l'aurez vu aujourd’hui.

» Mille bonnes amitiés.

» gavarni. »

GLXIX

Ce 27, une heure de l’après-midi.

Princesse,

Je vois en ce moment le comte de Seilhac; il me demande d’avoir l’honneur de vous présenter, si vous le voulez bien, M'ne Morère et ses deux filles aînées, pour lesquelles vous avez tant fait. Ces dames sont modestes, timides et fort , bien.

L’aînée de ces demoiselles va partir pour occuper son poste qu’elle vous doit près de Rouen mercredi prochain. Ce serait avant mercredi qu’elle devrait avoir l’honneur de vous voir.

Daignez agréer, Princesse, l’hommage de mon respectueux attachement.

P. -S. — Mme Morère demeure rue Bénats, AI, à Batignolles.

Ce 9 août.

Princesse,

J’ai hier oublié cette lettre de M. Vandal; la voici. Que d’excuses on aurait à vous adresser pour tant de prières dont on ne craint pas de vous assaillir! Votre bonté seule nous rassure. — 11 faut convenir que c’est une situation bien pénible pour une nation qui veut devenir grande 1 que cette sorte d’humiliation de recevoir toujours sans avoir gagné par soi-même! L’aimable comte sent cela tout le premier. 11 y aurait une manière pour une telle nation d’être parfaitement bien, ce serait d’accepter modestement et de remercier qui de droit avec mesure et un sentiment de dignité. Hélas ! mais il est si rare que les individus aient un bon esprit. Peut-on l’exiger de toute une nation après qu’elLe a été surexcitée?

Toutes ces affaires sont bien pénibles, et je

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