M. Alexandre Dumas (ils
celles le petit dîner, et qu’elle jugeait, à réflexion, cela de meilleur goût envers M ,ne Sand. Je l’aurai chez moi, indépendamment du dîner rue de Courcelles, et avec deux ou trois de ses amis. Je pense que la chose ne souflïira pas de difliculté.
Que de soins! Ce moment en abonde. J’ai à prier Votre Altesse de m’excuser ces soirs-ci si je fais le mort ou à peu près. Je me trouve en effet indisposé tout de bon. J’ai affaire au docteur, j’espérais que ce serait au chirurgien, et il se trouve que le médecin refuse d’aller vite et me voilà retenu pour plus d’un jour, au moins pour ce qui est de cérémonie. — Je voudrais aller vous offrir mes vœux de jour de l’an à l’heure du déjeuner. Est-ce possible sans indiscrétion?
Ce pauvre L... est comme une âme en peine: je crois que le mieux serait de l’envoyer tout directement à M. Rouher qu’il connaît. M. Walevvski s’était ravisé et l’avait fait appeler par M. Valette, le secrétaire général de la Présidence. La première combinaison me paraît plus avantageuse.
J’offre à Son Altesse tous mes vœux, mes hom-
LETTRES
mages reconnaissants, et le renouvellement de mon tendre et respectueux attachement.
Princesse,
Ce 4 janvier 1806.
Voici le passage de la Gazette des Tribunaux qui concerne le Constitutionnel *. N’était-il pas à désirer d’étouffer et de prévenir de tels débats dans l’intérêt des seules feuilles politiques qui défendent le gouvernement? Veuillez vous rappeler nos craintes d’il y a deux ans, à Chesneau et à moi : voici les résultats sortis et publics î Encore un coup, est-ce politique?
Oserai -je rappeler à Votre Altesse la pauvre petite Aïta, peintre ? Si j’avais été là encore hier soir lorsque Théophile Gautier est venu, je l’aurais prié de vous dire ce qu’il pense de son talent, fort convenable et estimable. Au fond, ce
1. Dans les annales du Constitutionnel, les débats auxquels il est fait allusion ont gardé le nom de procès Gibiat.
A LA PRINCESSS.
qu’elle voudrait, c’est une commande, une copie. J’aurais aimé que vous vissiez deux de ses portraits, notamment la Foi, qui marque un certain idéal, et la Tunisienne, qui est d’un beau type. L’enfant, qui a vingt-six ans et qui est née à la Havane, je crois, est honnête et digne d’intérêt, elle et sa mère.
Je suis à vous, Princesse, avec tout le respect et l’attachement que vous savez.
M lle Aïta demeure rue Pigallé, n° 11.