‹ Lettres a la princesseChapitre 65 sur 73 · CCXXXVII · texte numérisé non relu

CCXXXVII

Ce 19 janvier 1808.

Princesse,

Nous ne recevons qued’aujourd’hui la réponse à la question que vous aviez eu la bonté de m’adresser : c’est bien du ministère de la guerre que dépend la rémission de la peine...

1. Le prince Napoléon avait adressé, sous forme de lettre, à 11, Sainte-Beuve, un mémoire sur l’expédition romaine d’octobre 1807 et l’affaire de Mentana, qui devait paraître dans le journal le Siècle, précédé d’une lettre d’envoi de M. Sainte- Beuve à M. Havin. La publication en fut interdite au journal nu moment même où le numéro allait être mis sous presse.

LETTRES

Je pense souvent à la rue de Courcelles, au cours deZeller, aux soirées des jours non officiels,, aux matinées de l’atelier, — à tout ce dont je suis privé, mais où ma pensée, un peu moins accablée, recommence à se mêler avec regret et désir, faut-il dire espérance ? J’en ai encore bien peu, sentant toujours au fond ce qui m’arrête.

J’aspire aux beaux jours, me figurant qu’il y aura peut-être un coup de soleil qui me permettra de goûter encore ce qui faisait ma joie auparavant et d’y reprendre une petite part.

Gomme on devient modeste au sortir d’un mal réel ! — Comme on est prêt à se contenter des miettes du bonheur passé !

Je mets à vos pieds, Princesse, l’hommage de mon tendre et inaltérable attachement.

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