CHER ET ILLUSTRE AMI
Je reçois, cher Lamartine, votre lettre, ce serrement de main dans lequel vous avez mis une grande âme. En même temps que votre lettre, vos deux premières livraisons m'arrivent comme si vous vouliez me payer tout de suite la liasse de vers que je vous envoie * en magnifique prose qui est de magnifique poésie. Peut-être me lisez- vous en ce moment, et je suis fier. Mais ce qui est certain c'est que je vous lis, et je suis heureux.
Nos âmes sont diverses, mais nos cœurs se tou-