MON CHER LAMARTINE
Je reçois votre deuxième Eotretien, votre seconde lettre* : j'ai ma couroone, ma double couronne. Ce que vous avez bien voulu dire de moi à tous, venant de vous et découlant de votre plume avec cette grandeur et cette magnificence, est ce que je n'aurais osé ambitionner et ce qui me lait désormais une gloire, — mot bien grand et que je ne me serais jamais avisé de prononcer auparavant. — Vous avez dit de ma mère, entrevue par vous, des choses qui montrent que tout poète a Tâme d'un fils et des divinations de premier coup d'œil. — Vous avez choisi dans mes écrits avec une intelligence amie ce qui pouvait le plus laire aimer le poète. — Vous avez glissé sur les défauts et voilé avec délicatesse les parties regrettables chez celui qui s'est trop abandonné en écrivant aux senti-