‹ Lettres à Lamartine, 1818-1865Chapitre 25 sur 135 · ET DEUX BILLETS DU MÊME · texte numérisé non relu

ET DEUX BILLETS DU MÊME

A Monsieur de Lamartine

Cnargé d'affaires d Florence, Pans, rue des Augustins,

Je vous remercie infiniment de cette confiance

1. Lamartine avait quitté Florence à la fin d'aofttl828. Rentrant par Mâcon et Montculot il arrivait à Paris dans les premiers jours d'octobre. 11 écrivait à M. de Virieu sur ce séjour: « Je suis ici malade, comme à l'ordinaire dès que j'y suis, accablé de visites à faire et inondé de monde chez moi comme une puissance du siècle... »

Quelques Harmonies inédites « V Hymne au matin, la Perte de PAnio » entendues chez madame 6ay, furent lues par M. Villemain à son cours de la Sorbonne, qui était alors dans tout son éclat.

et de ces beaux vers. Ils répondent tout à fait à mon vœu. C'est bien cette poésie élevée, religieuse, ce nouveau monde de Tâme découvert Tan P'' de Tère chrétienne. Ils raviront mon jeune auditoire. Mais si je n'étais pas importun, ridicule par mon importunité pleine d'admiration, je vous demanderais de me donner pour demain d'autres vers encore. Votre vue de la gloire humaine * , elle est toute chrétienne par exemple, et elle est divinement poétique. Je rapprocherais cela de quelque chose du grand saint Basile. Envoyez-moi, je vous conjure, cinquante vers de votre Epttre, et puis encore cinquante vers de votre Hymne au matin. Je les enverrai chercher demain à neuf heures, si vous me le permettez par votre silence.

Tout à vous,

VILLEMAIN

Novembre 1828.

C'est encore moi. Veuillez exaucer ma prière et m'envoyer ce que vous m'avez promis en ne me répondant pas. Je l'ai espéré. Je compte prolonger sur ces âmes jeunes et vives Timpression de vos beaux vers. Après cette sublime invocation des

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