‹ Lettres à m.ble comte de Salvandy sur quelques-uns des manuscrits de la Bibliothèque royale de La HayeChapitre 25 sur 36 · LE CONTE DE BOLZAN · texte numérisé non relu

LE CONTE DE BOLZAN

Quoyque mys soie en ceste hystoire eslite, Prince escoçoys et françoys connestable, La cause en est touteffoys sy petite Que rien n'y voy qui me soit réputable»

Sinon qu'en celle adversité despite J'ai efforcé mon povoir véritable Pour France escourre en payant mon débite Et dont l'effect fut piteux et constable.

Vcrneili jadiz l'enyvrée sangsue Du sang françoys et d'escosse armeresse.

De mon bon cueur me rendy triste yssue^ Non moins à toute escossoise noblesse.

Fortune avoit l'œuvre en ce point tyssue Que rien n'y feisl, vallance ne appresse ; La mort néantmoins m'y fust en gré receue.

Mais pitié fust de tant de gentillesse.

LE CONTE DOMGLAS. ,

Amour vers Dieu feisl entrer en marlire

Les saincts jadis pour leur foy catholique.

Et honneur fait aux nobles gens eslire

Mort sans vray gaing pour la chose publique.

Honneste mort se convoite et désire.

Devant le vivre à honte et à réplique,

Et ne doit nul plaindre son desconûre

Pour conuuun bien dont l'œuvre est angéliqiife. i

Amour me feist fier entrer en bataille Pour rebouter force angloise ennemye, Mais à fortune en pleust tourner la taille En mon contraire et en ma forte amye.

J'y receuz mort soubz le aubert de maille, \ii maint noble homme en semblable escrem^ ; Si plaist à Dieu qu'à fruict telle œuvre vaille, La mort du corps, ô roy, ne te plains mye..

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