‹ Lettres à m.ble comte de Salvandy sur quelques-uns des manuscrits de la Bibliothèque royale de La HayeChapitre 29 sur 36 · LE CONTE DU MAINE · texte numérisé non relu

LE CONTE DU MAINE

Sang, aliance, amour, pitié, droicture, Ung croistre ensemble en temps d'une venue M'ont fait tourner ma force et ma nature, Roy Charte, en toy dont ma vie est tenue.

Portes constant molle et dure advanture.

Et toute estrange et perverse advenue.

Sans craindre mort ne de péril '^inture.

Dont qu'elle fut en subit survenue.

En ta royal, excelse girarcio.

Prouchflii3,J(\ tpY m'a donne rcsidjucc,

«5<r FRAGMENTS ET EXTRAITS.

LÀ où touchant françoise moDarcie,

Par ton plaisir j*ay eu la présidence.

Se ta fortune y est si esclarcie,

Ce a fait ton sens, non la myenïie prudeBCé ;'

De tant d'honneur Dieu et toy je mercye :

J'ay fait mon mieulx selon ta confidence.

HESSJRE TÎVmR PB B^ES9]B,

Là où Ym yoit que forc^ et effort (aillent.

Et perdent temps les maÎD^ qui isl eiq^ploîenti lÀ eçi^vient bien, $ans que cueur$ eu tres$aiiient« Que les vertus et les sens se desploient, Et qu'ea dur ca9 où les hommes $e haiUeu^ Leur hault affaire ilz ploient et reploient, Et vainquent ceulx qui d'orgueil s'avitaillent Et eiiyrrés de fortune foU^ei^t*

Fprçp estpurdi^ et hors tewp$ mUe ^ opuvrie Rend triste fiq et fi^blesse cpnfqse, Si vault tel foys plus sens dont on ^e eueuvre Que vaillant bra^ dont sans fruict ou abu3e.

Subtil engin Dieu Teslargisl et Teuvre ; S'ainsi n estoit, France en fust bien camuse. Là où sens a, Ik irouve<K)9 beau recueuvre :

C'est ung beau meuble à celuy qui en use.

LB CONTE DE DtmOTS.

Se tiltre avoit en moy de remembrance Et dont me peuse affier de mérite, Je disse ycy, et sans nul encombrance.

Qu'en temps aussy j'ay veillé en garite, Et que la main j'ay mys en l'arbre et branche Pour luy garder sa gloire circunscripte.

Comme raison m'a donné démonstrance Que je l'ay deu par loy d'honneur escripte.

En temps de pleurs et d'affliction mainte, Naquis, 6 roy, ton humble et petit promme, Par quoy m'a bien esté force et contrainte Qu'av^cq tel temps je me soie fait homme, D'offrir mon corps à tous périlz sans faincte Et non entendre à delict ne à somme ; S'en ce j'ay pieu et ta gloire ay actainte.

J'en loe Dieu et riche je m^en nomme.

Page 1