LB SEIGNEUR D ORVAL
Duyct au hamois dès ma jeune naissance, L'avoir eri dos m'a esté une joye.
Et devant toute humaine esjouissance, En ce! endroit tout mon cueurje logoye.
Je m'y trouvé de force et de puissance.
Et pour gaigner cueurs d'hommes je veilloye,' Car là luysoit ma gloire et reluysance.
Pour parataindre aux fins où je songoye.
Tard vins, ô roy, pour estre mys en compte.
Et qui pirs est ma vie a esté briefve.
Dont pour si peu que mon povre fait monte.
Ce m'est besoing que folye m'esliève ;
Trop bien j'ay craint encourir blasme et honte.
Ne dont reprouche aulcunement me siève, >^
En Catheloigne ay payé debte et monte :
Se l'âme est bien, la mort point ne me griefv^.