II
remarquer que M. d'Azeglio * parle de sa retraite et que vous seriez l'homme que le roi d'Italie devrait avoir à Londres, s'il voulait bien réellement être servi, et utilement. Je crains que vous n'ayez pas d'ambition politique et que vous ne manquiez de goût pour les cours et l'étiquette. Quant à la réponse que vous ne recevez pas, j'en suis moins étonné que vous, parce que j'ai vécu avec des ministres et que je sais leur inexactitude. Si l'Excellence qui vous a écrit a quelque journal après ses chausses, s'il a quelque tracas polilique, ou si la danseuse qu'il entretient sans doute, réclame un trimestre, en voilà assez pour lui troubler la mémoire. Peut-être seulement ce silence tient-il à ce qu'il faut consulter le roi, qui court çà et là, et qu'on n'attrape pas facilement.
L'empereur me demandait, il y a quelque temps, si vous n'entreriez pas dans le parlement italien? Savait-il quelque chose de l'alfaire, ou me parluitil ainsi, parce qu'il jugeait la chose convenable? Nescio.
Adieu, mon cher Panizzi; vous n'avez qu'à dormir sur les deux oreilles et réfléchir aux com-