Ces paroles de Galiani sont encore à méditer aujourd'hui
qui aillent au parlement. Si elle perd la vénalité des charges, tout est dit. Voilà une lettre courte, mais succulente.
(Rép. au n° 46.) — Naples, 23 mars 1771 .
Voyez mon guignon. Le jour même qu'il vous a pris fantaisie de m'envoyer un conte, on m'a fait payer le port des lettres ; ainsi votre conte me sera cher, et me reviendra fort cher. En vérité je serais enchanté qu'on trouvât le moyen que je pusse avoir vos lettres sans qu'elles soient dans le paquet de la cour, et sans payer tous les frais de la poste. Il faudrait qu'elles aillent gratis jusqu'à Rome ; de là on me les enverrait par la poste, et c'est un bien petit objet. Voyez d'arranger cela avec Magallon, qui pourrait les envoyer à son ami Azara à Rome*, ou traitez-en avec M. de laReynière ^. Enfin délivrez-moi, ou éloignez-moi de ma cour, autant que vous pourrez. Longe a Jove, longe a fulmine^, A propos de Magallon, savez-vous qu'il vous aime à la folie? Il me gronde de ce que je ne vous l'ai pas présenté lorsque j'étais à Paris ; comme si je ne lui avais pas proposé cela bien des fois; mais voilà les hommes 1 On se dégoûte de ce qu'on ne connaît pas, puis on en tâte, on en devient gourmand, et on gronde le cuisinier de n'avoir pas ab immemoraéi/e servi de ce plat.