‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 16 sur 181 · Sous-secrétaire de Tambassade de Naples · texte numérisé non relu

Sous-secrétaire de Tambassade de Naples

2. Médecin italien, professeur à j'université de Pise, qui répandit, en France, la pratique de rinoculation. autorisée en 1 764. Il était très lié avec les Choiseui, et ne quitta la France qu'en 1773. « Il était fort en Tog^ne pour cette opération, parce qu'il la faisait arec beaucoup de grâces, et légèreté et de facilité pour ses malades. » Mém. secrets^ t. VU, p. 1 1 3 . En 1 769^ il était médecin consultant du roi, et demeurait rue de la Planche, laquelle forme aujourd'hui le commencement de la rue de V{irennes.

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croire le froid que jette dans une correspondance cette mortelle incertitude ; croyez pourtant que ce froid ne suffit pas pour refroidir le plaisir que j'ai à vous écrire. Pourquoi mystifier le bon abbé Morellet ? Je suis coupable avec lui, je Tavoue ; je suis coupable de non prophétie /j'aurais dû deviner qu'il radoterait économistiquementdans le Dictionnaire^ qu'il vafaire, par la raison que M. dlnvault le payait. J'ai tort; mais il a beau faire, je l'aimerai toujours, malgré ses réponses, ses répliques et sa nouvelle physionomie rurale. Adieu, ma belle dame, assurez la correspondance.

Naplet, 3 mars 1770.

La lettre de mon aimable prince de Gotha ' m'a causé un plaisir infini ; si je vous disais que je fais cas de son sufiTra^ge plus même que de celui de Voltaire, je ne vous mentirais pas ; il n'y a que celui de l'imprimeur que je préférerais à tout, et par bonnes et valables raisons. Ge prince me dit que onine tulit punctum qui miscuit utile dulci*, et moi je lui recommande de dire dorénavant omne tulit punctum qui miscuit Vayis,'^ de l'imprimeur à celui de l'Encyclopédie. Il y a pourtant une chose dans la lettre du prince qui me fait de la peine pour lui ; c'est

f. A la fin de 1769 Morellet avait publié le Prospectus d*un nouveau dieiioiMaire, qu'il ne finit jamais. Mém, de Morellet^ p. 181. . 2.JLouis-Eraest, prince héréditaire de Saxe-Gotha et d'Altembotirg) né le 30 janvier 1745, fils du duc Frédéric 111, auquel il succéda le 10 mars 1772, et de Louise-Dorothée de Saxe-Meiningen, morte le 11 novembre 1767. Il avait visité Paris en 1768 (Voir Vorresp. littér, t. VIII, p. 221), et était, allé chez Diderot qiii l'appelle ■ cet aimable, doux, honnête et timide prince de Gotha.» Œuvres, t. XI, p. 381. Il mourut le 20 avril 1804.

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