Diderot et d'HoUiaeh
4. En noTembre 1783, Grimm écrivait, à propos de la mort de madame d'Épiaay : « Un l'a vue dix ans de suite, accablée des maux les plus douloureux, ne supporter la vie qu'à force d'opium, mourir et ressusciter vingt fois, sans cesser de mettre'à profit les intervalles où ce cruel état la laissait respirer, pour remplir tous les devoirs de la tendresse maternelle et tous ceux de l'amitié la plus empressée et la plus active, t {Vorreêp, litt. de Grimmf t. XIII, p. 396-.)
Je vous écris par la poste, à cause de la grosseur du paquet. Nicolaï vous avertira de cette expédition. Vite, eipédiez-moi un courrier à mes frais, et dites-moi que vous vous portez bien, et aussi bien que le Pont-Neuf, malgré la diarrhée des eaux de la Seine. Adieu. Aimez* moi; ne soyez pas malade; je suis perdu, si vous me manquez.
(Rép. aux n«* 9 et 19.) — Naples, !•' septembre 1770.
Ma belle dame, j 'avais passé une semaine avec une gaieté extraordinaire, lorsque votre n° 18 vint me remplir de chagrin. J*en ai passé une fort triste, que votre n"* 19 vient d'égayer. Pour surcroît déplaisir, le n° 9 tant soupiré, tant pleuré, est tombé des nues, et sans que je puisse deviner comment, pas plus que la sainte ampoule, la Madona di SorianoS et les Ancilia^ plus anciens que tout cela. Cette chère lettre est enfin dans mes mains, et m'a fait un plaisir infini, malgré la description que vous y faites avec des couleurs d'une vérité étonnante, de lanigauderie d'un homme que je vous avais prôné*. Mais vous aurez pris pournigauderiecequi était, à mon avis, méchanceté pure, et ferme résolution de vous faire perdre un procès. Or, tant est^ qu'on pourrait être un homme fort habile, une fort bonne tête, et cependant un magistrat injuste. Mais vous