‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 66 sur 181 · Itd.T. ; tant y a · texte numérisé non relu

Itd.T. ; tant y a

A MADAME d'ÉPINAY. 129

voudriez que je n'aimasse que des gens vertueux. Je le voudrais aussi, si je ne craignais de rétrécir furieusement le nombre de mes amis. Mais laissons cela. Passons à votre n» 19.

D'abord je suis fort bête aujourd'hui ; vous vous en apercevrez assez à la pauvreté des idées de ma lettre ; en outre, je suis dévoré des cousins, au point qu'il m'est presque impossible d'écrire. Si vous n'aviez pas souffert des coliques néphrétiques, j'oserais vous soutenir en face que la plus grande souffrance possible est celle des cousins. Puisque je suis bête, soyons financier: c'est la ressource des bêtes, que d'amasser de l'argent. Je vous remercie très fort du compte que vous m'avez envoyé, et je vois avec une grande consolation que vous n'êtes pas éloignée d'être remboursée. Gela posé, je ne consens pas au projet de prendre des livres de Merlin en payement. Ils seraient tous sacrés :

Sacrés ils sont, car personne n'y touche'.

Cela vous casserait la tête ; enfin j'ai renoncé au commerce. Il m'ennuie même, à en jugef* par mes lettres^. Attendons les payements de Merlin, et dites toujours entre vos dents, lorsqu'il viendra chez vous : Puisses-tu pisser comme tu payes, goutte à goutte! cela vous soulagera. Il n'y a rien de tel que de jurer. Mais à propos, ne devait-il pas payer 200 livres par mois, 100 livres pour chaque billet? Éclaircissez-moi sur cela.

La lettre de M. Villars à Caillot est divine. Je voudrais que la phrase, St je ne suis bon pour une chose, je pourrais être bon pour autre chose y se convertît en

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