‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 67 sur 181 · L'éd. T. ne porte pas : par mes leltre · texte numérisé non relu

L'éd. T. ne porte pas : par mes leltre

proverbe, d'après cette lettre. Que de profondeur, de sens ne trouveront-ils pas dans cette phrase, les Nico.laï, les Gatti, les Lorenzî et tous les Florentins du monde, lorsqu'ils réfléchiront que c'est un garçon de seize ans, qui a été huit ans au couvent, changé en fille, qui l'écrit ! altitudo ! Mais je m'aperçois que l'esprit commence à me venir; c'est vous qui opérez ce miracle. Cependant je ne veux pas vous écrire rien qui vaille ce soir.

Ne me parlez plus des J)lés de Frarfce; Je ne sais malheureusement que trop que j'ai gagné mon procès, et que des provinces entières de la France l'ont perdu avec dépens. Je suis.si bon avec mes parties adverses, que je ne m'occupe ici qu'à persuader de donner des secours en blés à la France, cette année, meilleurs, plus étendus et mieux donnés^ que ceux qu'elle nous fournit en 1764, année mémorable pour nous. C'est bien à présent qu'on sentira l'imbécillité de ceux qui comptaient opposer l'importation à l'exportation, et les balancer. La maison d'Autriche, après les tendresses de l'heurçux mariage, la première chose qu'elle ait faite, a été de défendre aux Flamands de donner du blé à ses chers amis et parents les Français, tX personne ne trouva cela ejLtraordinaire. Nous serons les premiers, et peut-être les seuls amis de la France qui lui donneront du blé cette année ; encore cela n'est pas fait.

Je suis bien fâché que tout ce qui est sorti de vos reins vous ait causé et vous cause tant de souffrances. Il y a bien plus de pierres et de pierrailles qu'on ne pense dans ce monde ; nous tenons cela de famille, car nous descendons, ne vous en déplaise, de ces pierres que Deucalion et Pyrrha se jetaient derrière les épaules ; et c'est peut-

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