‹ Lettres à Madame d'EpinayChapitre 91 sur 181 · Toir p · texte numérisé non relu

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A MADAME D'iPINAT. 17S

sans que j'y trouve rien qui m'égaie. D'abord vous m'annoncez que vous n'avez pas reçu ma lettre, et M. Nicolaï m'assure, dans la sienne, qu'il l'a fait parvenir, ainsi que toutes les autres, avec la dernière exactitude, à votre hôtel. Vous me dites qiie Schomberg n'a pas reçu mon ancienne lettre. Je l'ai envoyée dans les mains de M.l'ambâssadeur^ Il n'a qu'à remettre aux arrêts son fils, puisqu'il en a le pouvoir. Je regretterais bien cette lettre à Schomberg, si elle était égarée. Vous ne me prt>mettez que des injures, au lieu de réparations, compliments, louanges, présents, etc., dus au sauveur de la France. Mon affaire avec Merlin va comme le baudrier à Jean Gousset, d'épis en épis '^. Sur quoi voulez-vous donc que je m'égaie ? Cependant je ne songe qu'à égayer ce monstre de Grimm et à le faire rire à chaudes larmes. Vous trouverez à la poste un autre paquet qui achève la Bagarre. Je n'ai conservé aucune copie du premier morceau que je vous ai envoyé, et je ne sais plus ce qu'il y avait : ainsi je ne sais pas si les deux morceaux se lient ensemble. Je crois qi^e oui ; cependant consultez l'original ; car, sans avoir le texte de M. de la Rivière en main, vous ne pouvez ni rire bien, ni rien entendre. Au surplus, je n'ai encore rien fait de si fou dans ma vie. J'ai ri moi-même en me lisant; ce qui ne m'était pas encore arrivé.

Dieu sait si d'Alembert viendra à Naples et quand. Vous me croyez, à ce que je pense, à Pontoise ou à Poissy ». Gleichen est à Rome.

1 . Le comte de Puentès, dont le fils aîné, le prince de Pignatelli, était mestre de camp dans le régiment dont le comte de Schomberg était le colonel propriétaire.

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