Maladie à laquelle les cofants sont sujets. (A.N
4. Marius-Jeao-Baptiste-Nicolas d'Aine, frère de la baronne d'Holbach. Intendant de Bayoune, en 1767, il y resta jusqu'en 1774, où il remplaça Turgot à Limoges. Ce fut H. de Ruis-Bmbito (1705-1776) qui, en 1771, passa de Rochefort à Brest, comme intendant de la marine.
Morellet de sa pension, s*il est vrai qu'il l'ait obtenue. Faites parvenir mes. respects à madame Geoffrin, qui m'aime toujours, je le sais bien, mais qui n'ose pas m'aimer, crainte d'aimer quelqu'un qui se soit mal conduit, et avec peu de prévoyance. De grâce, faites-la assurer de ma part que ce n'est pas moi qui me suis mal conduit, mais c'est bien Dieu lui-même, et Dieu le père, qui plus est,' qui s'est très mal conduit, et sans aucune prévoyance, en faisant arriver des choses que lui seul pouvait détourner, qui devaient infailliblement m'arracher de Paris. Dieu aurait dû les prévoir, et il paraît qu'il n'a pas prévu que cela lâcherait infiniment mes amis, et moi tout le premier. S'ill'a- prévu, c'est une marque qu'il s'en est moqué; mais tout est pour le mieux, disait Pangloss. Il ne faut charger que Grimm de cette commission. Adieu, mon cher ami; adieu à madame Necker; à votre chère moitié ; à madame de Fourqueux, à madame de Trudaine \ à la baronne enfin. Faites-leur tout ce qu'elles vous permettront de leur faire de ma part ; je souscris à tout, et je m'en rapporte à vous. Bonsoir.
(Rép. au n<* 34.) — Naples, îl décembre 1 770.
Vous me^ proposez, ma belle dame, la grande question, si c'est moi ou vous qui sommes maussades. Nous le sommes tous les deux, et nous voilà d'accord; mais nous ne voudrions plus l'être ni l'un ni l'autre, et voilà le sujet de no9 querelles.
Je suis au désespoir de l'égarement de ma vieille lettre au comte de Schomberg; elle sera chez le suisse de l'am-
i. Fille de madame de Fourqueux.
A MADAME D'iPINAY. 191
bassadeur d'Espagne, qui est attemt et soujiçonné d*être le receleur de mes lettres.
Je ne vous croyais pas embarrassée de cinquante exemplaires de mon livre. M. Molini vous en prendra peutêtre pour envoyer en Italie. Quoi qu'il en soit, je les prendrai moi-même, s'ils vous sont à charge, et je ne suis pas fâché d'en avoir une petite pacotille.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire une espèce de mémoire que je vous envoie, et dont vous et notre ami ^ vous ferez l'usage que vous jugerez convenable; et s'il ne sert qu'à vous amuser, je ne demande rien davantage ; mais je n'ai pas pu me dispenser de récrire ; mon cœur saigne encore de l'injustice dont on a voulu m'accabler.
J'ai arrangé un échantillon de Paris ici. Gleichen, le général Kock*, un résident de Venise, le secrétaire d'ambassade de France', et moi, nous dînons ensemble; nous nous rassemblons, et nous jouons le Paris^ comme Nicolet joue Molière à la foire. J'ai fait les délices de ce dîner avec l'épître de Voltaire *, et son ode en prose que vous avez bien voulu m'envover. Je vous en remercie du fond de mon cœur, et je vous prie, au nom de la coterie et au mien, de m'envoyer ce qui pardtra de saillant et d'amusant à Paris.
Mille grâces du bon conte de mademoiselle Arnould* J'ai oublié de vous dire que j'ai écrit une longue lettre à blé à Suard, la semaine passée; je crois qu'elle entrera dans votre recueil ; cependant, il vous faudrait avoir la sienne à laquelle je réponds. S'il n'en a pas gardé de