‹ Lettres à Monsieur P.J. ProudhonChapitre 33 sur 36 · A M. ALEXANDRE DUMAS PERE · texte numérisé non relu

A M. ALEXANDRE DUMAS PERE

Paris, 12 mai 1857.

En vérité, cher monsieur Dumas, vous êtes bien aimable de venir ainsi vous jeter au milieu des questious périlleuses où je suis engagé. C'est du dévouement de votre part. J'en profite, et je laisse le veau d'or pour causer avec vous, mon maître. Après le drame, la comédie.

Permettez-moi de vous adresser d'abord mes com-

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plimeiits sincères. Le besoin du Monte-Cristo se taisait généralement sentir. 11 est positif que la France veut un journal publié et rédigé par Alexandre Dumas, SEUL. Je ne connais pas dautre moyen de la dérider un peu. Le rire est une bonne chose et les premiers comiques sont rares. On demandait un modèle du genre. Vous entrez en scène. Bravo !

Seulement, quel costume avez-vous clioisi-là, bon Dieu ! Cet homme barbu, déguenillé, ruisselant, que la mer jette sur les rochers comme une épave, est-ce bien vous, mon maître? Il est impossible d'apprendre plus déhcatement au public que vous avez fait naufrage, et le public, je n'en doute pas, s'empresse de vous sécher au soleil de l'abonnement. Il vous procure des habits neufs. Moi, cher monsieur Dumas, je me charge de vous raser.

Maintenant que vous êtes propre et en tenue décente, parlons de nos affaires.

Ah çà, vous serez donc toujours le même ? L'âge, qui verse du plomb dans les cervelles les plus folles, est impuissant sur la vôtre, et ne peut lui donner ni poids ni consistance. Quel singulier individu vous faites, mon pauvre Dumas ! Étourdi, fanfaron, van-

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lard et menteur, c'est trop [)()iir un homme seul. Vouir devriez céder, fût-ce à perte, quelques-uns de ces petits défauts-là. Je connais bon nombre de journalistes qui vous les achèteraient, au risque d'en posséder une édition double.

Raisonnons sai»ement et saus colère, aUn que le Palais de Justice ne vienne plus s'immiscer dans nos querelles.

Depuis di.v: ans, vous avez contre moi quelque rancune. Je me suis mêlé de vos opérations mercantiles; j'ai trahi le secret de votre fabrique, et il vous est parfaitement désacfréâble de trouver, à l'heure qu'il est, dans la pi-esse militante un écrivain qui parle de vous <ans le moindre enthousiasme.

Je compr(;nds que vous cherchiez une petite vengeance .

Mais encore faut-il que cette vengeance soit honnête, et vraiment elle ne le serait pas, aujourd'hui. . par ce bon temps de haines implacables et de procès sans fin, si les accusations contenues dans le Monte- Cristo du 30 avril s'adressaient à moi.

Voici votre article :

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« Un journal a raconté qu'avant mon départ , M. Emile, ou plutôt madame Emile de Girardin m'avait demandé de faire une pièce pour être jouée dans son salon, mais qu'alors, comme je ne fais rien pour rien, j'ai appelé un illustre map^istrat et je lui ai dit :

» — Faites passer mes procès de la première à la cinquième chambre, et je ferai la pièce que madame désire. — Donnant donnant.

» Avouez, cliers lecteurs, qu'il est impossible d'insulter plus içrièvement, en moins de mots, trois des plus honorables noms de la magistrature.

)) Sans compter que ce n'est point vrai que mes procès soient passés à la cinquième chambre.

)) Il est vrai qu'il y a quelque chose comme une dizaine d'années, j'ai fait condamner ce même journaliste à quinze jours de prison, à l'insertion du jugement dans quatre grands journaux et à son aûichage sur les murailles.

)) Ajoutons que, sur la demande de la femme du journaliste et sur la prière de M. Nogent-Saint-Laurens, son défenseur, je l'ai tenu quitte de tout; cela pouvait monter à quatre mille francs ou à cinq ans de CUchy.

)) Enfin terminons en disant que ce même journaliste a emprunté, depuis, douze cents francs à Porcher,

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en lui exprimant par écrit tout le rep^ret qu'il avait do m'avoir attaqué, et en promettant bien, si les douze cents francs lui étaient prêtés, que pareille chose ne lui arriverait plus. Porcher les lui prêta, sans me prévenir, bien entendu.

)) Porcher a la lettre, — elle porte à cette heure une date de huit ou dix ans, — il n'est pas payé, — et le journaliste m'attaque. »

Voyons, cher monsieur Dumas, expHquons-nous. et pas de subterfuges.

Serait-ce moi que vous avez voulu désigner? Quelques personnes l'ailirment et m'expédient ce curieux article, en soulignant chaque phrase.

Je tombe du plus haut des nues.

Car vous m'avez fait condamner, il y a dix ans, c'est vrai, — toujours en vertu de cette maudite loi de 1819, — à quinze jours de prison , absolument comme je l'ai été la semaine dernière pour le procès de ce bon M. Mirés. ( 0 douce analogie ! ) Le jugement ordonnait Vinsertion dans quatre journaux. Maître Nogent- Saint-Laurens était déjà mon défenseur^ et j'ai, depuis, emprunté de V argent à Porcher.

Vous comprenez mon inquiétude. Les coïncidences,

LETTRES d'un BIOGRAPHE. 333

eonvenez-eii, sont au moins bizarres. Est-ce à moi, définitivement, que le pavé s'adresse? Il faut le dire. Ma réponse alors sera très-simple et très-laconique. Si vous soutenez que j'ai raconté dans mon journal l'anecdote de Mme de Girardin et du majiistrat, je répondrai avec politesse (toujours par respect pour la loi de 1819), mais sans hésitation :

— C'est une indigne fausseté I

Si vous soutenez que ma femme et maître Xogent- Saint-Laurens vous ont supplié de me faire grâce des insertions et de la prison pour dettes, je répondrai, en accompagnant mes paroles d'un salut qui puisse en atténuer l'énergie :

— C'est une odieuse imposture !

Si vous soutenez enfin que Porcher m'a prêté de l'argent contre une promesse écrite de ne plus diriger contre vous la moindre attaque, je répondrai pour la troisiènie fois, en m'inclihant jusqu'à terre :

— Vous en avez menti !

Donc, il faut nommer le journaliste coupable, cher

monsieur Dumas, et ne pas laisser planer le soupçon

s-ur l'innocent.

XU LBTTUES I) IN lUUGKAl'IfE.

(iOmmc tous roux qui ont fuit du théâtre, j'ai eu retours ;'i la l)ouise de Porcher, mon voisin depuis huit ans. Porcher m'a prêté six cents francs et non douze, sur un opéra reçu au Théàlre-Lyrique, et j'ai rendu cette somme avec les intérêts, parce que la pièce, grâce au chanj^ement de direction, est rentrée dans le portefeuille du musicien.

Quand il vous plaira, mon maître, je vous communiquerai vingt ou trente lettres de Mme Porcher. Ces lettres vous prouveront qu'elle a eu souvent recours à mon obligeance et que vous n'êtes absolument pour rien dans mes relations avec sa caisse. J'ai pu dire à madame Porcher, j'ai pu même lui écrire ce ciue j'ai dit et écrit partout, dans la biographie de Méry, par exemple. Ouvrez cette biographie , vous lirez à la page 93 :

(( M. Dumas, jadis, nous a contraint de publier contre lui une brochure violente.

(( En jetantle blâme au littérateur, en désapprouvant son mercantilisme insensé, nous avons eu un tort dont la colère ne nous lave pas, celui d'attaquer l'homme.

« Aussi le regrettons-:ious sincèrement.

« Nous le regrettons pour M. Dumas que nous avon>

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blessé; ([ui, par cela même, dédaigne nos conseils, persiste à ne point respecter sa gloire, et continue d'encombrer chaque issue de la presse avec ses collaborations anonymes.

«Nous le regrettons pour la jeune littérature que nous avons détendue tout à la fois avec conscience et avec maladresse, etc. »

Voilà ce que j'ai dit, mon maître ; voilà ce que je répéterai toujours.

Sans les attaques contre l'homme je gagnais ma cause. La littérature était sauvée. Vous seriez revenu à résipiscence, et pour vous j'aurais fermé le gouffre peut-être. Hélas î à présent, vous êtes au fond! Tirezvous de là comme vous pourrez.

Mais, au nom du ciel, ne mentez plus ; n'ajoutez pas à vos torts celui de vous défendre par la calomnie.

J3écidément vous devenez vieux. L'audace et Thabileté vous font défaut. Pour nr attaquer plus sûrement, pour engager une bataille qiron aurait pu croire sérieuse, il vous sufiîsait de prendre certaine brochure admlrahlemeiU écrite, et signée par un fort honnête homme. M. Pierr»' Mazerollc.

:];{() LETTRES d'un BUKilUl'HK.

Voilà un collaborateur que je vous recommande, et tin fameux !

Il a été le mien (c'est lui ([ui rallirme) ; toutes mes biographies, laites ou à faire, sont dues à sa plume élégante, et je me suis rendu coupable des abominations littéraires que je vous reproche (c'est toujours lui quil'alhrme).

Soutenez ce galant honnne, à la bonne heure !

Chez lui vous trouverez à coup sûr talent^ vérité, consciencCy trois choses peu communes en ce bas monde, vous le savez mieux que personne, ô mon maître ! 11 est clair que pareille occasion de vous venger de moi ne se présentera plus. Saisissez-la vite et frappez sans crainte. J'attends. Vous le voyez, je suis généreux, et je vous fais la partie bellCc

Tout à vous, encre et plume.

yii

A M. viLLEMOT, DE L'Indépendance belge.

Paris, •2*2 juin 1857.

Débutons, s'il vous plaît, monsieur, par des compliments.

Ah ! que votre lettre du samedi, 13 de ce mois, était donc spirituelle, et que la fin du monde aurait eu mauvaise grâce à étouffer ce chef-d'œuvre sous un irrépaj'able cataclysme ! L'Indépendance belge est une heureuse feuille d'avoir acquis un talent comme le vôtre, une plume habile, exercée, légère. D'un article

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violent, rameur, (lin'amatoii'c, vous passez sans transi- Hon à un article doux, anodin, presque inofFensif, à un amour d'article, que j'ai lu deux fois, sans croire au témoij^na^e de mes yeux. Quelle délicatesse dans la pensée ! quelle verve de bon aloi dans le style î quelle finesse dans la plaisanterie ! Gomme vous raillez ajçréablement cet honnête prêtre qui a cru devoir joindre à son abonnement aux Contemporains quelques phrases sympathiques !

Où prenez-vous tout cela, bon Dieu? Quelle fée bienveillante s'est assise au berceau du petit Villemot pour lui donner ces dons inappréciables?

« Conie-de-bœuf! vous exclamez-vous, dans ce beau style pour lequel on ne trouvera jamais assez d'éloges, que vous avez dû rire en portant à la colonne des recettes les dix-huit francs de M. le curé î Ah! cà, mais vous avez dû vous rouler?... n

Puis vous me conseillez d'ouvrir une barraque aux Champs-Elysées, où je ferais voir au public les dix-huit francs du bon prêtre, et à la porte de laquelle je suspendrais un tableau représentant M. de Mirecourt fricotant chez Vachette Vargent du curé.

LETTRtS 1) IN BlUGRAPHL. 339

Juste fiel! que tout cela est bien dit! A la honue heure, voilà du sel attique, et si votre réputation de chroniqueur devient un jour européenne, on ne devra point s'en étonner. Malheureusement, je ne dine jamais chez Vachette, et je n'ai, monsieur, ni les habitudes, ni l'estomac, ni les honoraires des écrivains do votre bord.

a II paraît, continuez- vous, que vous avez, au péril de vos jours, défendu le Christianisme, Tordre social, la famille, la morale, et tout ce que les hommes sont habitués à vénérer. Au bout de tous ces dévouements, il paraît encore que vous n"avez pas été compris. Que voulez-vous? c'^st navrant; mais ce siècle est pervers, ot ceux qui l'ont précédé ne valaient guère mieux. Vous savez que Socrate a bu la ciguë. ))

Merci du parallèle. Je Tacccpte, et j'aurais seulement désiré qu'en parlant de votre personne, vous fussiez aussi convenable dans le choix des expressions et des métaphores. Je continu(? de citer textuellement :

cr Vous êtes acrressif. me dites-votis. provocateur et

'HO LETTRES D'iN RJOGRAl'HE.

VOUS «»iivoyez des boulettes aux ^cns inotiensifs qui ne, sont même pas dans votre voie. »

Des bouletteSy monsieur! Vous osez dire que je vous envoie des boulettes. En tout cas, elles n'étaient pas empoisonnées, puisque vous êtes encore de ce monde. Après les grossières injures que vous avez débitées d'inspiration contre moi dans votre dernier article, et sans y être provoqué par aucune attaque violente, vous pouviez vous dispenser de vous injurier vousmême et de vous comparer à un Terre-Neuve ou à un canicbe. Des houlettes! mangez-en, monsieur; mais dispensez-vous d'en faire.

Vous avez le tort grave, à la lin de votre lettre, de levenir au système de la violence. Croyez-moi, n'essayez jamais, sur vos tréteaux belges, de jouer un autre rôle que celui de queue-rouge. Soyez plaisant, railleur, spirituel toutes les fois qu'il vous sera possible de l'être. Vous étiez payé pour cela jadis dans le Figaro: vous avez trouvé des appointements plus ricbes à l'Indépendance, tant mieux. Profitez de votre chance et du goût du jour. On aime, à notre époque, les lazzis, les quolibets, les blagues (excusez le mot, j'emprunte votre style), les vieilles histoires de com-

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inis-voyageurs et les cancans de portier. Cela n'est pas bien nécessaire à la moralisation sociale ; mais, enfin, cela plaît aux désœuvrés, aux calicots érudits, aux gens de Bourse, aux biches de M. Nestor, à toute cette population folâtre qui a de l'arjçent à perdre, des ennuis à tromper, des médisances et parfois des calomnies à répandre dans le public.

Mais n'essayez jamais de paraître imposant ou terrible, monsieur. Que diriez-vous de Jocrisse essayant de prendre en main la massue d'Hercule ?

Après m'avoir octroyé, dans ce premier article, que je vous pardonne, l'épitliète aimable et gracieuse de loup enragéi voici que vous sortez une seconde fois de votre rôle et de votre caractère. Vous grincez les dents, vous montrez le -poing, tout en ayant l'air de rire, et vous me menacez de la police correctionnelle à propos de cette malheureuse pièce du Rêve d'un Brave^ jouée au Cirque-Olympique en 1828.

« Je n'en suis pas l'auteur, dites-vous, pas plus que d'une trentaine d'autres pièces de théâtre sur lesquelles vous trouverez mon nom. »

Figaro, l'autre jour, allirmait qu'elles sont de votre

3i^2 LETTRES b'iN HIOGllAPHE.

Irère, ot que, seul, il les a commises. Je n'oii erois lion, monsieur. Que voul(;z-vous ? c'est mon droit.

Peste ! tout farceur que vous êtes, savez-vous qu'il no lait pas bon vous attribuer la paternité d'un vaudeville .'

Que trouvez-vous donc à cela de déshonorant, s'il vous plaît? Tudieu ! quel soin vous prenez de votre réputation littéraire ! Êtes-vous bien sûr qu'elle soit digne de tant de scrupule, d'une sollicitude aussi vivo, d'un déploiement aussi considérable de gros mots et d'intimidation ? 11 me semble que vous exagérez un peu votre mérite d'écrivain.

N'importe, je vous déclare ici que toutes vos sommations, avec ou sans timbre, seront insérées à l'instant même dans mon journal.

Dieu me préserve d'aller en votre compagnie , moi comme accusé, vous comme plaignant, au Palais-de- Justice ! Je ne suis pas l'ami de la maison, moi, monsieur ; je n'ai pas l'oreille du parquet comme vous vous flattez de l'avoir ; je n'ai jamais rien été dans les fonctions publiques — ou privées. On ne m'a vu aux gages d'aucun corps de l'État. Je suis obscur et sans défense ; je n'ai pas d'amis dans tous les camps ; je n'appartiens à aucune coterie, à aucune influence. Aon*^ êtes trop bien renseigné sur tout ce ([ui se passe,

LETTRES U'iN BlUGRAPHE. 3i3

ici et ailleurs ; vous êtes sûr de vous-même et vous me tendez un piépçe. Ce n'est pas bien pour un démocrate qui a changé de peau.

D'un côté comme de l'autre vous voyez les rartes. Merci I cherchez un autre joueur.

Je ne suis pas enrôlé dans les familiers du Sénal , moi, monsieur, et je ne donne pas la main par-dessus la frontière aux nobles exilés que vous savez ; je n'ai pas la ressource de trouver des soutiens à droite et à p;auche dans les opinions les plus contraires ; — je marche seul avec mon honneur endolori , puisque vous me lancez impunément cette dernière ruade.

Ah î mon maître, vous obéissez trop bien aux ordres que vous avez reçus ! Cette rage froide , ces insultes sans portée dépassent le but.

Faites en sorte que votre honneur reste aussi valide et aussi intact que celui du biographe.

Pensez-vous qu'il suffise de quelques lignes tombées de votre plume pour m'intimider? Qu'êtes-vous donc, vous qui vous posez en redresseur de torts ? Qu'avezvousfait? Qu'avez-vous écrit? Ètes-vous un penseur, un moraliste, un homme d'État? Non. Vous êtes aux gages d'une feuille étrangère qui vous jette quelque monnaie comme à un clown lidroit sur la phrase .

344 LETTRES d'un «lOGUAl'HE.

comme à un amuseur de boudoirs, de coulisses et d'estaminets. Vous êtes mis en avant dans cette lutte par vos anciens confrères les puritains , qui ne sont pas faciles de voir attaquer un liomme qui les connaît et qui les méprise.

Continuez, monsieur, votre petit métier.

Je sais que vous n'êtes pas maladroit. Une plume alerte comme la vôtre trouvera toujours de l'ouvrage et un abri chez les bleus comme chez les verts.

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