‹ Lettres à Monsieur P.J. ProudhonChapitre 35 sur 36 · LETTRES D'IN BIOGRAPHE · texte numérisé non relu

LETTRES D'IN BIOGRAPHE

VouI('z-vous savoir dans cfuello poche sont presque toutes les actions du Journal des Débats et du Siècle'.''

Faut-il vous apprendre à quel banquier juif la Presse s'est vendue tout récemment?

Vous nommerai-je les autorités financières qui tiennent sous leur sceptre le Courrier de Paris et vingt autres feuilles ?

Et vous prétendez avoir une conscience ! et vous avez l'audace d'essayer encore de réglementer l'opinion! Vous no voyez pas que le journalisme, assis sur le sac d'écus où il puise, n'a plus le droit de prendre la parole; vous ne comprenez pas que vous êtes les derniers auxquels on ajoutera foi, quand il sera question de juger la Bourse et ses grands-prêtres. N'êtes-vous pas leurs défenseurs à gages, leurs soldats mercenaires ? Vous qui avez calomnié tous les régimes, menti à tous les drapeaux, parjuré tous les serments, osez-vous bien crier à la diffamation , quand il s'agit de votre boutique impure ?

En vérité, messieurs, vous auriez besoin d'un grain d'ellébore.

Soyez tranquilles, on vous l'administrera bientôt. Le Journalisme est à la veille d'une réforme que nous

LETTRES d'un BIOGRAPHE. 353

provoquerons de tout notre pouvoir, d'une réforme qui le moralisera malgré vous, et qui sera complète, le jour où l'autorité sentira que des feuilles à ses ordres, des feuilles semi-officiellos, doivent la respecter assez pour ne pas entretenir, tout auprès de la chaire politique qu'elle patronne, un comptoir déshonorant et sordide.

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