‹ Lettres à sa nièce CarolineChapitre 138 sur 160 · Mon mari s'était décidé à vendre sa scierie · texte numérisé non relu

Mon mari s'était décidé à vendre sa scierie

hi chambre de ton mari. Le pauvre Corneille sur le chevalet au milieu commençait à recevoir de l'eau, quand Suzanne est entrée par hasard. Nous l'avons sauvé, et je vois qu'il n'y paraîtra pas? J'ai eu une belle peur.

Encombrée comme tu l'es dans notre logement, comment vas-tu faire pour peindre? J'ai reçu une lettre de Toudouze charmante, oui charmante. Les amis de Paris s'ennuient de moi, et me réclament. Quand les verrai-je?

C'est ce soir la première de VAsso77imoir^. Je voudrais bien y être. Mais?... Ainsi, de suite. Enfin, attendons la vente. Je prendrai de quoi être un peu libre de mes actions, pendant quatre ans, et puis, après, à la grâce de Dieu. Mais quant à cela, j'y suis résolu par exemple, et là-dessus je ne céderai pa^, car je ne peux plus vivre dans des conditions pareilles...

J'attends demain à 2 heures le bon Laporte, et d'aujourd'hui en huit, Houzeau, Pouchet et Penrietier à déjeuner. Ce que tu me dis de Mme M*** m'afflige, mais ne m'étonne pas. Le Vice est toujours puni, la Yertu aussi. Quant à la pauvre mère Tardif-, tant mieux pour elle de n'être plus de ce monde (il ne faut plaindre la mort (fue des heureux, c'est-à-dire celle de fort peu de gens); je me rappelle avec douceur les moments qtie j'ai passés chez elle autrefois, et j'ai envie « de faire dire une messe à son intention », sérieusement... Je ne vois plus rien à te conter, mon pauvre loulou. Mets à exécution ton projet de m'écrire longuement deux fois par semaine.

Maintenant, je vais reprendre Texamen de Leibnitz y par Condillac, lequel vaut mieux que sa réputation, puis

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