Directeur de la Vie Moderne
2. Des diflicultés étaient survenues entre M. Laporte et mon mari à propos d'affaires. Ce fut le commencement du refroidissement qui eut lieu entre mon oncle et lui, et qui finit par une rupture complète.
Amitiés à Laure ; embrasse-la pour moi. Dis à mon disciple qu'il fasse en sorte de venir un peu ici.
Promène-toi, hume de Toxygène.
Je vais reprendre mes livres ecclésiastiques, qui m'embêtent, et puis travailler à mon plan. Mais ça ne va pas ! ça ne va pas !
Yieux.
Croisset, mercredi, 3 heures, 19 novembre 1879.
Ma chère fille,
Ta lettre respire la satisfaction et j'en suis bien aise. J'ai envie de contempler ton fameux chapeau. Apporte-le ici, quand tu viendras, pour m'honorer, et envoie-moi la semaine prochaine une description soignée de la noce. Que ton mari prenne garde au froid en banquetant sous la tente. Cette idée de tente me paraît biblique, mais peu confortable pour « nos pays ».
Hier, j'ai passé un excellent après-midi, seul avec Pouchet, qui est un charmant homme, si instruit et si simple! Nous avons rêvé ensemble le voyage aux Thermopyles, quand je serai quitte de Bouvard et Pécuchet. Mais à cette époque-là, c'est-à-dire dans dix-huit mois, Yieux ne sera-t-il pas trop vieux ^ ?
CroirerieZ'WouSj Madame, que jamais il (Pouehet) ne s'était promené dans la propriété? Il ne connaissait ni les cours, ni môme la terrasse (sic). Je lui ai tout montré, puis Tai reconduit jusqu'à la ferme de Platel.