Maxime Du Camp
sieur Janvier^, me livrer à un bal suivi d'un gueuleton épique ; mais je me prive de ce plaisir.
Te voilà donc devenue une canotière. La voile fait une peur abominable à ta grand'mère : j'ai été obligé, autrefois, de renoncer à ce plaisir pour lui laisser la tranquillité. C'est un sacrifice qui m'a coûté, je l'avoue, .mais on en fait tant dans cette gueuse d'existence !
Sur ce, je t'embrasse et vais passer mes baûttes pour aller à la Bibliothèque, lire des choses ineptes et prendre des notes sur icelles.
Adieu, ma chère Caroline.
Ton vieil oncle.
Croisset, lundi matin, 10 heures, 18 juillet 1864.
Mon bibi,
Maxime Du Camp m'écrit ce matin qu'il a trouvé pour Fovard^ une merveille, 200 francs: c'est le biscuit de Sèvres représentant la Baigneuse de Falconnet, absolument intact, provenant de la succession du roi de Wurtemberg; 38 centimètres de hauteur. Ça vaut à Paris de 700 à 800 francs.
Frédéric sera ravi. Il m'envoie en même temps la facture du marchand et me demande où il faut qu'il l'expédie.
Sans attendre ta réponse qui ne peut être douteuse, j'envoie immédiatement à Baden 200 francs et j'écris à