‹ Lettres à sa nièce CarolineChapitre 26 sur 160 · Flavie Vasse Saint-Ouen, amie de la famille · texte numérisé non relu

Flavie Vasse Saint-Ouen, amie de la famille

Mon dimanche a été des plus solitaires, et je n'ai pas même eu mon petit Duplan (il est chez Du Camp* qui part pour l'Italie dans cinq ou six jours). Aussi en ai-je profité pour expédier des livres que Ton m'a prêtés. Ce soir, je vais aller, pour la première fois, chez la princesse Mathilde.

Adieu, ma chère Carolo.

Ton vieil oncle.

Paris, lundi matin, 9 heures, 30 mai 1864.

Mon Carolo,

J'apprends ce matin, par une lettre de ta grand'mère, que vous vous disposez à venir samedi prochain à Paris. Je serai de retour à Croisset au plus tard le mercredi suivant. Vous devriez bien retarder votre voyage jusquelà, afin de ne pas laisser la pauvre bonne femme toute seule ; elle va s'ennuyer à périr, n'ayant autour d'elle ni sa petite, ni son grand petit.

Je laisserai Eugène pour vous servir si vous voulez.

Quand entrez-vous dans votre maison de Rouen, c'està-dire quand quittez-vous Croisset? J'espère que je vais t'y voir pendant quelque temps encore. Comme il y a longtemps que je n'ai contemplé et bécoté à l'aise mon pauvre loulou!

Tu ne m'as donné aucune nouvelle de cette pauvre Flavie.

Je suis invité à aller aujourd'hui chez ton préfet, le

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