Roland à Roncevaux, de Mermet
Monseigneur viendra coucher sur mon divan, vendredi et samedi. Il est invité samedi prochain au bal du prince Napoléon. C'est une concession que le Prince fait à l'Eglise. Un peu d'ecclésiastique siéra dans cette petite fête de famille, composée de trois mille personnes.
Le livre des Bichons* excite un dégoût universel, dont ils paraissentêtre très fiers. En quoi je les approuve.
M. Horsin Déon ne m'a servi à rien du tout. Il me faut une masse de renseignements, que je ne sais où prendre. J'arriverai à en trouver, cependant. Adieu, pauvre bibi. Voilà, il me semble, une longue lettre. Soigne ta grand'maman et embrasse-la pour moi. Je bécote ta mine, sur les deux joues.
Ton vieil oncle, dégradé, avachi, spleenétique.
Et Diane-? Comment se porte-t-elle?
A quand le mariage de Valentine'^?
Mercredi, 1865.
Ma chère Caro,
Ta grand'mère m'écrit aujourd'hui que vous viendrez à Paris vers le 10 du mois prochain. Ainsi dans une quinzaine je verrai donc ta bonne et gentille mine que je n'ai pas bécotée depuis si longtemps î
Continues-tu à faire les délices des salons de Rouen en général et de celui de M. le préfet en particulier?