‹ Lettres à sa nièce CarolineChapitre 30 sur 160 · Roland à Roncevaux, de Mermet · texte numérisé non relu

Roland à Roncevaux, de Mermet

Monseigneur viendra coucher sur mon divan, vendredi et samedi. Il est invité samedi prochain au bal du prince Napoléon. C'est une concession que le Prince fait à l'Eglise. Un peu d'ecclésiastique siéra dans cette petite fête de famille, composée de trois mille personnes.

Le livre des Bichons* excite un dégoût universel, dont ils paraissentêtre très fiers. En quoi je les approuve.

M. Horsin Déon ne m'a servi à rien du tout. Il me faut une masse de renseignements, que je ne sais où prendre. J'arriverai à en trouver, cependant. Adieu, pauvre bibi. Voilà, il me semble, une longue lettre. Soigne ta grand'maman et embrasse-la pour moi. Je bécote ta mine, sur les deux joues.

Ton vieil oncle, dégradé, avachi, spleenétique.

Et Diane-? Comment se porte-t-elle?

A quand le mariage de Valentine'^?

Mercredi, 1865.

Ma chère Caro,

Ta grand'mère m'écrit aujourd'hui que vous viendrez à Paris vers le 10 du mois prochain. Ainsi dans une quinzaine je verrai donc ta bonne et gentille mine que je n'ai pas bécotée depuis si longtemps î

Continues-tu à faire les délices des salons de Rouen en général et de celui de M. le préfet en particulier?

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