Robert de la Marck, duc de Bouillon
ennemys que je ne tarderay guères à le leur rendre en meilleur endroict * .
Au demeurant, Mon cousin, ce que m*avés escript de la nouvelle qu'avës entendue de la mort du prince d'Espaigne et de la façon d'icelle que je trouve si estrange que je ne la puis aysément croire ; mais il m'asseure bien que sitost qu'en aurez aucun advertissement, vous ne fauldrez de me le faire sçavoir. Quant à la disposition de l'Empereur, il se dict qu'elle continue d'estre aussi mauvaise qu'elle a point esté et que les troubles croissent de jour en jour en AUemaigne, davantaige que les affaires du marquis Albert * commencent à se très-mal porter, ayant le duc Morice ^ et plusieurs aultres princes et évesques assemblez leurs forces pour luy courir sus ; qui est tout ce que je vous diray pour le présent, après avoir pryé Dieu, Mon cousin, qu'il vous aict en sa saincte garde.
Escript à Saint-Germain-en-Laye, le 22* jour de juin 1 553. Signé : Henry. Et plus bas : Clausse, avec paraphe. — Au dos est écrit : A mon cousin le conte du Ludde, etc.