‹ Lettres adressées à Jean et Guy de Daillon, comtes du Lude, gouverneurs de Poitou de 1543 à 1557 et de 1557 à 1585Chapitre 44 sur 173 · Montalcino, assiégé par don Garsiede Tolède · texte numérisé non relu

Montalcino, assiégé par don Garsiede Tolède

2. La ville de Sienne s'était soustraite à la domination de Charles- Quint et avait été secourue par la France. (Voir, pour ces événements, la Vie de Charles- Quint, par Léti, t. IV, 81-108.)

3. Don Ferrand de Gonzague, gouverneur de Milan pour Charles- Quint et son lieutenant en Italie.

Escriptà Sainl«Germain-en-Laye, le 11® jour de juillet

J'ay retenu la présente jusques à aujourd'huy. Vostre bien bon amy. Signé : Montmorancy.

Au dos est écrit : A Monsieur le conte du Ludde, etc.

53. — 18 juillet 1553. — Lettre du s' de Tays à M. du Lude. '

Monseigneur, je reçeu les leetres qu'il vous a pieu m'escrire du 1 2^ de ce moys, vous merciant bien humblement qu'il vous a plu commander me faire part des nouvelles ; quant à celles de par deçà, je me suys tousjours remis à la suffisance de monseigneur de la Marcousse qui vous aura peu faire entendre tout ce qui y est advenu depuis vostre partement, estant asseuré que en cela, comme il faict très-bien en toutes aultres choses, aura faict son debvoir. J'estime qu'il vous a escript l'ordre qui a esté donné par ceste court ses jours passés pour dépayser et chasser d'yci, oultre le gré et vouloir du peuple, ung quidam qui se disoit estre sainct Jehan l'évangéliste résuscité et envoie de Dieu pour prescher le peuple, homme fort scandaleux, dangereux et pernicieux, tenant plusieurs propos tendants à faire une commotion et élévation de peuple ; aussi que les prohibitions de ne semer nouvelles et tenir propos des afFères du roy et du roy (de Navarre) et de ne faire assemblées et conventicules ont esté réitérées ; pour les grands occasions qui se sont offertes depuys peu de temps, ledict sieur de la Marcousse a esté tousjours appelle en toulx actes et choses concernant le service du roy, comme vous représentant.

Monseigneur, quant au faict des marchants Bretons dont m'escripvez, vous plaira en tendre que la cause qui a retardé l'expédition de l'affaire a esté pour ce que le procès n'estoit et n'est encores instruict, ce qui seroit requis avant que

d*asseoir le jugement ny vous pouvoir donner bons advis. Sitost que le procès sera en estât, que ne tardera, monsieur le président de Largebaston * et moy, toutes choses postposées, y vacquerons pour satisfaire à ce qu'il vous a pieu nous commander. Monseigneur, ayant entendu qu*avez mandé ledit seigneur de la Marcousse aller devers vous, cognoisçant que sa demeure icy en vostre abscence est requise et nécessaire pour le service du roy, m'a semblé vous debvoir escrire et supplier le renvoier par deçà le plus tost pour le service dudit seigneur.

Monseigneur, après m'estre recommandé très-humblement à vostre bonne grâce, je prie le Créateur vous donner en parfaicte santé très-longue et heureuse vie.

De Bordeaulx ce xviij® juUet 1 553. Vostre très-humble et obéissant affectionné serviteur. Signé : de Tays.

Et la suscription : A Monseigneur, Monseigneur le comte du Lude, chevalier de Tordre et lieutenant général du roy en Guyenne en Tabscence du roy de Navarre, à Bayonne.

54. — 11 septembre 15S3. — Lettre du roi Henri II à M. du Lude.

Mon cousin, j'ay ce jourd'huy receu vos lettres du 4* de ce mois avecques les avis que m'avez envoyez, par où j'ay veu que vos voisins ne sont pour exécutter l'entreprinse dont m'avez cy-devant adverty, de laquelle aussy je n'avoys guères de crainte, car sans autre force que des gens de leur nation, ils n'ont jamais faict entreprinse sur mes pays, si ce n'est pour piller etbrusler quelques lieux non deffensables; mais je me doubte que craignant la revanche, c'est chose qu'ils n'entreprendront pas voluntiers. Toutes fois, ne fauldrés de vous tenir toujours sur vos gardes pour évitter à tout inconvénient, et quant au propos de neutrallité ont

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