‹ Lettres adressées à M. VillemainChapitre 10 sur 65 · B. MÉTHODE · texte numérisé non relu

B. MÉTHODE

Année 1840.

Page 715. Dans les sciences d'observation et d'expérience (à cette époque je n'ajoutais pas : de raisonnement), distinction des conclusions auxquelles on est conduit :

V YiU conmpienceH fmitives :

m DOCUMENTS.

2"" En inductions.

Plus tardj j'ai ajouté :

o*" En conjectures.

Année 1837.

Page 673. De la recherche des causes immédiates des phénomènes des corps vivants.

Année 1847.

Page 747. Idem.

Année 18 48.

Page 169. Sur l'enseignement en général el l'enseignement agricole en particnlier.

.Méthodi" à posteriori, méthode expérimentale, méthode à priori.

Année 1845.

Pages 331-337. Les anciens ne firent pas, à proprement parler, usage de la méthode à posteriori.

Année 1849.

Page 595. Page 722.

Année 1850.

Page 72, Définition de la méthode à posteriori qualifiée par moi expérimentale.

C'est la définition à laquelle je suis arrivé enfin pour montrer quel est le caractère de la méthode à posteriori quand elle a atteint son but. Vexpérience est le critérium des explications auxquelles ont conduit des recherches du domaine des sciences d'observation, de raisonnement et d'expérience.

Introduction de l'ouvrage de M. Chevreal intitulé De la Baguette divinatoire^ du Pendule explorateur et des Tables tournantes\

J'y expose la méthode expérimentale telle que je la conçois. J'en montre la généralité et l'importance au point de vue de la recherche de la vérité et de la critique.

Je distingue V enseignement synthétique d'avec la méthode à priori et V enseignement analytique d'avec la méthode à posteriori [expérimentale).

J'arrive à ces conclusions :

^ Paris, chez Mallet-Bachelier, quai des Augustins, 55(1854).

L'enseignement par la méthode à priori est toujours synthétique.

L'enseignement par la méthode à postériori [expérimentale) est analytique lorsqu'il suit la marche de la découverte; il peut être synthétique quand il part de principes et de lois découverts d'après la méthode expérimentale.

Les mathématiques pures sont indépendantes méthodes à priori et à posteriori^ parce qu'elles doivent tout au raisonnement. On peut dire que leur enseignement est analytique ou synthétique^ et, à la foiSj analytique et synthétique.

FÎN

TABLE DES MATIÈUES

AVANT-PROPOS ï

Oiscoiirs dp M . Chevrenl, prononce le 28 de janvier 1852, à la SociébWlVjicoiuagemeiU do Paris, lorsqiri} reçut le prix fondé par feu le marquis d'Argentenil, qui lui étail décerné pour ses BecheirJtes skt les corps gras fV origine animale 1

Lettre de M. Clievreul adressée à M. le président de la Société industrielle d'Angers, eu réponse à une lettre de félicitation qu'il avait reçue de ce président.

Cette lettre porte la date du 26 de février 1852; elle est imprimée dans le tome XXIII des Mémoires de la Société industrielle d'Angers, année 1852 7

l, — Lettre de M. Chevreul à M. Villemain, du 18 de

février 1S55. Elle (iccompagnail l'envoi d'un

exemplaire de la lettre précédente

Réponse de M. Villemain à la lettre précédente, hindi 21 de février 1855

11 y a des méthodes particulières et une méthode générale.— Bacon, Galilée el Descartes, cités à propos de la méthode générale. — La méthode expérimentale, suivant M. Chevreul, est la méthode à posteriori, dans laquelle Texpérience sert de critérium. — La distinction de la méthode générale d*avec la méthode spéciale résulte des travaux de M. Chevreul, tels que ses Recherches sur les corps gras, ses Considérations sur l'analyse organique, sa Loi du contraste simultané des couleurs, ses Définitions de V espèce, des sous-espèces, des races et des variétés en botanique et en zoologie.— Pourquoi M. Chevreul ne publie pas son livre de V abstraction considérée comme élément des connaissances humaines dans la recherche de la vérité absolue. - Importance qu'il attache à In délinition du mot fait, — Faiblesse de Ventendement prouvée par les modes mêmes dont il procède, l'analyse et la synthèse, moyens de connaitre la vérité. — M. Chevreul combat l'absolu partout où il le trouve, excepté en mathématiques

Considérations générales sur le mot fait et importance de sa définition

ÎV. — Définition du mot fait dans les sciences. — Les propriétés sont des faits. — Distinction de la physique d'avec la chimie.— Corps composés et corps simples. — Propriétés physiques ;chimiques ; — organoleptiques. — Espèce chimique. — Les propriétés sont des faits ; les faits sont des abstractions. — Ce que c'est que l'abstraction. — Espèces dans les corps vivants. — Différence entre Vindividîi d^une espèce vivante et V individu chimitiue : celuici est la molécule. — Généralité du mot histoire. — Toutes les sciences n'ont pas un caractère spécial essentiel : la physique, la chimie, la géologie, l'anatomie, les matliématiques, la physiologie, la méthode naturelle appliquée à T histoire des plantes et de.> animaux, en ont un; la minéralogie, la m decine et Tagriculture n'en ont pas 41

V. — Définition des mots rationnel et raisonné relativement à la méthode à priori et à la méthode à posteriori. — Application de ces définitions. — Le mot raisonné est applicable aux conclusions déduites immédiatement do l'observation des phénomènes d'après la méthode à posteriori. — Le mot rationnel l'est à des choses vraies quand il s'agit de conceptions géométriques; tandis que, dans les sciences d'observation, de raisonnement et d'expérien = ce, il l'est à des hypothèses. — Exemples de mots qui signifient à la fois un effet et la cause de cet effet; une opération, le produit de cette

TABLK DES MATIÈRES.

opéi-ation et une propriété naturelle des corps. — Réflexion sur une lajigue bien faite. — Les mots chaleur y feu, phlogistiqiiey calorique, cités comme difficulté do former cetto langue, el nouveaux développements propres à justifier la définition du mot fait . HT

VI. -~ Des beaux-arts et de la littérature envisagés relativement au mot /ai^.— L'œuvre scientifique a le caractère d'infini ou du progrès; Tœuvre littéraire ou de Tartiste a le caractère du fini ou de Tabsolu. — La statuaire, la peinture et rarchitecture parlent par des effets de simultanéité; la musique et la littérature agissent surtout par des impressions de successivité.

Dans les œuvres de critique et d'histoire, il y a à distinguer le fond et la forme.

La forme existe dans l'œuvre scientifique. . . 80

Vil. — De la manière dont M. Chevreul envisage la philosophie générale. — La philosophie ancienne plus vaste que la philosophie moderne. — - Utilité qu'il y a de faire rentrer dans la philosophie générale les philosophies spéciales des sciences. — Critique de l'arbre encyclopédique de Bacon. — x\vantage pour la philosophie de connaître les philosophies particulières des sciences. — Exemples tirés de la chimie pour l'emploi du mot synthèse, et de la méthode naturelle pour les classifications en général 105

Vlîl - Des mots analyse et synthèse considérés relati-

TABLFl DES MATIÈRES.

vement à la définition du mot fait donnée par M. ChevreuL — Pourquoi l'emploi de ces mots, en chimie, est facile. — Emploi de l'analyse en physique, en chimie, en histoire naturelle, dans l'étude morale de l'homme.

— Erreur des gens qui estiment la synthèse plus que l'analyse. — La synthèse n'est fructueuse qu'à la condition de n'employer que des éléments précis fournis par l'analyse; s'ils ne le sont pas, inconvénients de la synthèse.

— Il est faux que l'histoire de l'esprit linmain et celle d'une science quelconque comprennent deux époques, une époque d'analyse et une époque de synthèse. — M. Chevreul reconnaît, en général, une différence d'aptitude chez les hommes supérieurs à se servir de l'analyse ou de la synthèse. — Erreur de jugement à laquelle sont exposés les gens qui préconisent la synthèse sans apprécier l'analyse

De la méthode naturelle en hotanique et en zoologie. — Lumière que l'usage de cette méthode jette sur la classilication d'ohjets quelconques.

Idée de la méthode naturelle pour former des groupes de différents ordres, d'après le principe de plus grande ressemblance.

Méthode artificielle.

Comparaison de la première méthode avec un dictionnaire où les mots dérivés sont rangés d'après leurs radicaux respectifs, — Compa-

raison de la seconde avec des mots rangés absolument selon Tordre alphabétique.

Le principe de la méthode naturelle a été observé dès qu'on a constitué des genres bien faits.

Antoine-Laurent de Jussieu a immortalisé son nom en réunissant dans un même groupe, appelé famille, les genres qui avaient plus de ressemblance mutuelle qu'ils n'en avaient avec tous autres genres.

Si la classification naturelle, en botanique, a commencé parles espèces, en zoologie elle a commencé par les groupes supérieurs. — Pourquoi.

Le besoin d'une méthode naturelle ne se fait pas sentir en physique ni en mathématique. — Elle est applicable, jusqu'à un certain point, à la classification des espèces chimiques, mais autrement qu'elle ne Test aux espèces des corps vivants l!28

X. — Des mathématiques envisagées relativement à la définition du mot fait.

La simplicité des signes mathématiques esl la condition de leur précision rigoureuse.

Exemple de la simplicité et de la précision d'une formule mathématique.

Avantage de ces formules lorsqu'elles ne renferment que des éléments précis 139

XI. — Le jury, en matière criminelle, envisagé relalivemenl à la définition du mot fait, — '

TABLÉ DÈS 31ATlÊUtS. 272

M. Chevreul iie traite pas une question polilique, mais celle de savoir si le jury, tel qu'il est constitué en France, satisfait à deux principes qu'il pose. — Il montre la difficulté de remplir la fonction de juré en France conformément à ces deux principes, en insistant sur ce qu'il ne s'agit pas de constate}^ un fait seulement, parce qu'en général ce fait est évident, mais de savoir la participation du prévenu ou de chaque prévenu, s'il y en a plusieurs, à la perpétration de ce fart. . . . \M

XII. — Uésumé et conclusion. — M. Chevreul n'a écrit sur les sciences en général qu'après des recherches particulières sur la chimie, la physique, la physiologie et l'histoire naturelle. — Indication de ces recherches d'après l'ordre chronologique.

Avantage des recherches spéciales pour l'histou'e de l'entendement.

Les éléments de toutes les connaissances humaines sont des faits, et ceux-ci sont des abstractions. — Moins les faits sont complexes, et plus ils ont de précision.

Résumé concernant l'emploi de Vanalyse et de la synthèse dans la recherche de la vérité scientifique. — De leur emploi dans les beauxarts et la littérature.

Influence de l'entendement dans la manière dont Lœil perçoit diverses sensations d'une même image. Quelle que soit la diversité des objets qui occupent la pensée de l'homme,

TAILLE DES MATIÈUES.

ce sont les mêmes facultés de renteiideincnt qui sont mises en activité. — Critique de la classilicalion des connaissances humaines rapportées à la mémoire^ à la raison et à Yimch gination.

La cause la plus fréquente des erreurs de l'esprit humain est de prendre la partie pour le tout, — Quatre points servant d'exemples.

] ®^ point. Un auteur qui ne prise que son œuvre prend la partie pour le tout.

"2^ point. L'erreur d'après laquelle on qualifie un homme de complet est de prendre la partie pour le tout,

5** point. Il est deux circonstances où la partie est prise pour le tout : 1° principe de Vétat antérieur; principe de Vétat ultérieur.

L'identité d'organes conclue d'après l'apparence, sans prendre en considération les différences de facultés, erreur.

¥ point. La partie est prise pour le tout lorsqu'on accorde une prépondérance exagérée à une seule branche des connaissances humaines.

Exemple de cette exagération chez certains esprits occupés trop exclusivement de mathématiques

De la méthode à posteriori envisagée au point de vue moraL

Beaucoup d'opinions erronées contraires à la morale et à la société s'étant répandues, appuyées d'arguments prétendus scientifiques,

il est évident que la méthode à poste riori, étant employée à niontrer que ces ai j^uments ne sont pas vrais, se présente alors à un point de vue moral.

Inconvénient que l'enseignement des sciences d'observation, de raisonnement et d'expérience présente lorsque la base n'en est pas la partie positive, mais la partie hypothétique. — Exemple tiré de l'enseignement de l'histoire naturelle, le seul qui soit vrai est conforme à la méthode à posteriori. — Lorsqu'il est donné d'après la méthode à priori, il peut l'être en partant de deux principes opposés.

Avantage de l'enseignement, d'après la méthode à posteriori, quand il s'agit des sciences d'observation, de raisonnement et d'expérience. — Avantage du contrôle dans l'enseignement des mathématiques. Inconvénient de la manière dont on a défini, dans ces derniers temps, ce qu'on a appelé la doctrine du progrès.—Le progrès n'est pas moderne : il i'e= monte à l'origine des associations humaines qui n'ont pas persisté dans l'état sauvage.

Exposé d'une doctrine du progrès telle que M. Chevreul la conçoit. — Elle n'est autre que l'histoire de l'entendement. — Résumé de cette histoire conformément à la méthode à posteriori, — Comparaison des anciens et des modernes. — - Ceux-ci ne remportent sur les anciens que par les connaissances qu'ils doivent à la méthode à posteriori

iWl) TABLE DES MAïlÈHES.

De celte liisloire, M. Chevreul tire des eoiiséqiieiices morales , savoir : la faiblesse de l'homme agissant comme individu. ~ Une fois que Thomnie a conscience de sa faiblesse, il doit reconnaissance à ses ascendants et à ses contemporains pour les bienfaits qu'il en a reçAis. — Cette reconnaissance doit le porter à la fraternité, en combattant l'estime exagérée de soi-même, Tégoïsme et l'isolement.

Iniluence que la pratique de la méthode à pos- Icriori peut avoir sur le public quand on envisage cette méthode au pomt de vue critique. 1 95

Docuinenls ^"29

Discours prononcé par M. Chevreul dans la séance publique annuelle des cinq académies de l'Institut, le 21 de mai 1859. . . 255

Page 1