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I. Pikes inédites de Voltaire, publiées en

28o Adrienne Le Couvreur.

Peur vous le tendre Amour le fit, C'est son ouvrage et votre étrenne.

Recevez dans vos bras mes illustres rivaux : C'est un mal nécessaire, et je vous le pardonne; Mais songez que chez vous j'ai gardé les manteaux, Et que c'est moi qui vous en donne.

Voltaire.

A mademoiselle le couvreur

tjui jouait le rôle d'Angéliejue dans ma comédie /"ÉCOLE DES PÈRES.

Un émule de Praxitèle Et de son siècle le Coustou, Fit une Vénus, mais si belle, Si belle, qu'il en devint fou.

Vénus, s'écriait-il sans cesse, Ta gloire animait mon ciseau!

Sers donc maintenant ma tendresse !

Anime cet objet si beau!

Vénus entendit sa prière :

La pierre en effet respira.

De ce mom.ent le Statuaire N'aima plus, il idolâtra.

Bientôt il fut aimé lui-même ; Et ce que mille extravagants Envieraient comme un bien suprême, A coup sûr il en eut les gants.

Appendices. 281

Bergers, gravez bien sur les arbres Ce que je viens de vous narrer; L'Amour peut attendrir les marbres :

C'est le sens qu'il en faut tirer.

Et vous, DÉESSE de la Scène, Que tous les jours nous encensons, Vous que Thalie et Melpomène Préfèrent à leurs nourrissons,

Reine du prestige agréable Et de la douce illusion, Belle LE Couvreur, à ma Fable Souffrez une autre allusion.

Mon Angélique est ma statue, Et vous venez de l'animer :

Ma Fable est la vérité nue, Pour peu que vous veuilliez m'aimer.

PiRON'.

l'ombre de Racine a m"" le couvreur.

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