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Cf. Boileau, Épîtrc à Racine, v

3. Publiée par M. Kwimé^àam son Chansonnier historique du dix-huitième siècle, t. V, p. 215, sous le nom de Voltaire, et le titre de Le tombeau d' Adrienne Le Couvreur , cette pièce est de René de Bonne\al et se trouve dans les Mémoires pour servir à l'histoire de la calotte, in- 12, 1732, troisième

Appendices. 293

Ombre illustre, console-toi, En tous lieux la terre est égale.

Alors que la Parque fatale Nous fait subir sa triste loi, Peu nous importe où notre cendre Doive reposer, pour attendre Ce temps où tous les préjugés Seront pour jamais abrogés.

Les lieux cessent d'être profanes En contenant d'illustres mânes.

Ton tombeau sera respecté, Et s'il n'est souvent fréquenté Par les diseurs de patenôtres, Sans doute il le sera par d'autres Dont l'hommage plus naturel Doit rendre ton nom immortel.

Au lieu d'ennuyeuses matines.

Les Grâces en habit de deuil Chanteront des hymnes divines Tous les matins sur ton cercueil.

Sophocle, Corneille, Racine Sans cesse répandront des fleurs, Tandis que Jocaste et Pauline Verseront un torrent de pleurs.

Enfin p-^ur ton apothéose On doit te faire une Ode en prose' :

Ce chef-d'œuvre d'un bel esprit Vaudra bien du moins un obit.

Méprise donc cette injustice Qui fait refuser à ton corps Ce que par un plus grand caprice

partie, p. 100. Le Journal de Barbier l'attribuait à Voltaire. Elle est imprimée au t. V, p. 265, d'une édition de Voltaire, S vol., Rouen (sous le nom de la Compagnie, Amsterdam), 1741-1742.

I . Allusion aux Odes en prose si plaisamment inventées par le sieur de La Mothe.

Î94 Adrienne Le Couvreur.

Obtiendra Pelletier des Forts '.

Cette ombre impie et criminelle, A la honte du nom François, Quelque jour dans une chapelle Brillera sous l'appui des loix.

Ainsi par un destin bizarre Ce Ministre dur et barbare Doit reposer avec splendeur, Tandis qu'avec ignominie A l'émule de Cornélie On refuse le même honneur.

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