M. Dargental
Lettres. 14S
petite ' dit qu'elle veut resouper avec vous, et moy je dis que je suis bien aise de vous avoir acquis pour ami, et qu'il ne tiendra pas à moy que je ne vous conserve, mais qu'il me faut encore un peu de tems pour que j'y compte réellement. L'ébulition diminue beaucoup, grâce à la racine de patience, et mon pauvre oeil est toujours de même. Je l'ay de nouveau fait voir; ils disent que ce n'est rien et que cela passera. Je le crois; mais il reviendra d'autres infirmités, car nous ne vieillissons que pour en acquérir. Vous sentes vous assés de courage pour résister à tout ce que cette vieillesse annonce de triste et d'ennuyeux dans une vieille amie <: Songes à quels devoirs vous serés obligé dans dix ans si je vis; mais je ne veux pas encore vous tant effrayer. Votre zèle, quoiqu' animé de cette première ferveur que donne la nouveauté, pourroit chanceler, et j'ay interest de le ménager. Il est bon cependant de se préparer. Adieu, Monsieur. Donnés moy de vos nouvelles, je vous prie.
Lettre à M. .
A Paris, ce 30 octobre 1727 -.
Je ne puis vous écrire que peu, et fort à la