M. de Saxe, auquel elle avait envoyé 40,000 livres
3. M. Dargental, qui, après la mort de Mlle Le Couvreur, a rendu son bien à sa famille, c'est-à-dire à deux filles naturelles qu'elle a laissées, une desquelles a épousé François Francœur le cadet, de l'Académie Royale de musique, et l'autre épousa M. Dauvet, magistrat à Strasbourg, avec 30,000 livres de dot, en 1735. On croit cette dernière fille de M. Klinglin, Préteur royal à Strasbourg, le père de l'autre est inconnu. (Note de 1735.)
tels que vous. Que vous êtes heureux d'être homme, et surtout d'être né vertueux! Bon jour, vous ne pouvés avoir d'amie qui soit plus sensible au vray mérite et qui soit plus capable de reconnoissance et de constance. Ces protestations ne sont jamais suspectes en amitié, et surtout quand on la mérite aussi bien que vous.
A Paris, ce Dimanche matin 2$ avril 1728.
De Paris, le (Mercredy) 5 mai 1728 *.
Il est vrai qu'il y a bien longtemps que je ne vous ai écrit, Monsieur % et que je me le reprochois; mais* vous connoissés la vie dissipée de Par's et les devoirs indispensables de mon état.
Je passe les jours ' à faire les trois quarts
1. Le Journal des Dames de mai 1777 (p. 434) intitule cette lettre : « A M. de S*** (son ami) » .
2. Adrienne joua le soir : Athalie et Je vous prends sans verd. (1749 liv. 10 de recette.)
3. Var. : Il est vrai, Monsieur, que je ne vous ai pas écrit depuis bien longtemps. Je...
4. C'est ici que commence la lettre publiée par les 'Anecdotes dramatiques et par le Conservateur de Delandine, année 1787, t. I", p. 161.
<,. Var. : mes jours. C'est ici que commence le fragment publié dans les Pièces intéressantes.
1^2 Adrienne Le Couvreur.
au moins de ce qui me déplaît; des connoissances nouvelles, mais qu'il m'est impossible d'éviter, tant que je serai liée où je suis, m'empêchent de cultiver les anciennes, ou de m'occuper chez moi selon mon gré'. C'est une mode établie de dîner ou souper avec moi, parce que quelques duchesses m'ont fait cet honneur "\ 11 est des personnes dont les bontés, dont les bienveillances ^ me charment et me suffiroient, mais auxquelles je ne puis me livrer, parce que je suis au public, et qu'il faut absolument ou répondre à toutes celles qui^ ont envie de me connoître, ou passer^ pour impertinente. Quelque soin que j'y apporte, je ne laisse pas de mécontenter •*. Si ma' pauvre santé, qui est foible, comme vous savés, me fait refuser ou manquer * à une partie de dames que je n'auray jamais vues, qui ne se soucient^ de moy que par curiosité '", ou, si je l'ose dire, par air, car il en entre dans tout. « — Vraiment, dit l'une, elle fait la merveilleuse! » Une autre ajoute : —