‹ Lettres apostoliques de Pie IX, Gregoire XVI, Pie VIIChapitre 7 sur 50 · XII BIOGRAPHIE DE PIE IX · texte numérisé non relu

XII BIOGRAPHIE DE PIE IX

Le 9 juin, les évêques répondaient à une allocution du Pape: Xos acclamantes ac plaudentes respondemus nos tecum et ad carcerem et ad mortem ire paratos esse. La catholicité tout entière acclamait ainsi le Saint-Père par la voix de ses prélats, car lorsque ceux-ci rentrèrent dans leurs diocèses, des manifestations enthousiastes vinrent de tous côtés les remercier de leur vaillante attitude auprès de Pie IX.

Le 8 décembre 1864 parut la fameuse encyclique Quanta cura, accompagnée d'un Syllabus et condamnant : le panthéisme, le naturalisme, le rationalisme absolu, le rationalisme modéré, l'indifiérentisme, le latitudinarisme, le socialisme, le communisme, les Sociétés secrètes, les Sociétés bibliques, les Sociétés clérico-libérales, les erreurs relatives à l'Eglise et à ses droits, les erreurs relatives à la société civile considérée soit en elle-même, soit dans ses rapports avec l'Eglise, les erreurs concernant la morale naturelle et chrétienne, les erreurs concernant le mariage chrétien, les erreurs sur le principat civil du Pontife romain, les erreurs qui se rapportent au libéralisme moderne. Cette remarquable encyclique condamnait ainsi toutes les erreurs de notre temps.

En 1867, Pie IX célébra, le 21 juin, le vingt-et-unième anniversaire de son couronnement. 512 évêques, plus de 20 000 prêtres et 140 000 fidèles étaient accourus à Rome pour te'moigner leur attachement au Souverain Pontife. Le 26 juin, Pie IX tint un consistoire où il annonça un concile œcuméniqne devant se réunir le 8 décembre 1869 et le 7 juillet il prononça la béatification de 225 martyrs japonais. A peine les prélats que Pie IX avait rassemblés à Rome étaient-ils rentrés dans leurs diocèses qu'éclata la révolution italienne soulevée par Garibaldi et soutenue par le gouverneur pie'montais-Italien.

A Mentana, les zouaves pontificaux et un régiment français mirent en pleine déroute les 10 000 hommes de Garibaldi et la chrétienté tout entière s'unit pour subvenir aux besoins du Pape, au moyen du « denier de Saint-Pierre ». Enfin, en 1869, le concile du Vatican proclama l'infaillibilité du Pape, aux acclamations du monde

ment dites; elles durent ordinairement jusqu'au dîner, à deux heures. Ce dîner est d'une simplicité extrême. Au Vatican, le Pape mange tout seul. La dépense de sa table est de 1 écu (5 fr. 35) par jour. A trois heures il monte en voiture et se fait ordinairement conduire hors des portes, où il peut prendre un peu d'exercice. Parfois, il va visiter un monastère. Entre cinq et six heures il est de retour; les audiences recommencent. Elles se prolongent jusqu'à huit et dix heures de la nuit, souvent plus loin. Alors le Pape récite son office, prie encore, et, se retirant dans une humble chambre carrelée, sans feu, sans meubles, va enfin prendre son repos.

» Outre les audiences dites extraordinaires (qui deviennent habituelles et quotidiennes), un jour de chaque semaine est assigné pour une classe déterminée d'affaires. Dans le courant du mois, et même de la semaine, tous les services généraux de l'Eglise et tous les services particuliers de l'Etat sont inspectés et dirigés. Le Saint-Père voit, en outre, quotidiennement le secrétaire d'Etat ou son substitut. Il est de plus informé par ses camériers secrets, véritables aides-de-camp de sa charité. »

Page 1