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Mens Nobis non est ea à iterare, quae jam in Pare ad vos Fa
teris, initio commemoratis, exposuimus : facere tamen non possumus quin nonnulla, quae gravioris momenti sunt, breviter attingamus. — De primordiorum | scholis, instandum urgendumque est, Venerabiles Fratres, ut curiones ceterique animarum curatores summo in eas studio continenter evigilent, maximasque ponent officii sui partes in alumnis sacra doctrina
erudiendis. Tale vero munus, nobile atque grave, ne aliénæ pro-. curationi permittant, sed ipsi sibi assumant habeanique Carissi- :
mum, cum certum sit a Sana piaque puerilis aetatis institutione, non familiarum solum, sed rei ipsius publicae incolumitatem
magnam partem pendere. Neque industriam solertiamque pute-
tis ullam fore tantam, quin sit adhibenda maior ut scholae elus-
modi laeta quotidie incrementa capiant. Illud valde opportunum à
fuerit, in unaquaque Dioecesi /nspectores scholarum et dioece-..
sanum et decanales constitui, quibuscum quotannis Episcopi de » scholarum statu et conditioni, immo et de cetéris rebus ad. -fidem, ad mores, ad animarum curam pertinentibus, consilia conferant. Quod si necesse sit ut vel novae instituantur, pro locorum ratione, scholae, vel ut iam conditae amplificentur, minime dubitamus quin vestra, Venerabiles Fratres, multis iam
explorata argumentis, itemque catholicorum hominum ‘ex omni à à
ordine liberalitas prompta sit et generosa adfutura. De mediis vero, ut aiunt, deque maiorum disciplinarum schole
rorum infusa, misere in adolescentibus pereant. Quantum.
igitur vel agendo vel rogando potestis;tantum contendite Venera- 14
biles Fratres, ut elusmodi pericula vel amoveanturvel minuantur : imprimisque pastoralis solertia vesträ in eo valeat, ut praelec- . tonibus de religione tradentis probi deligantur doctique viriutque .eae romoveantur causae, quae salutarem atque uberem earum-
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perstudiose cavendum ne bona illa velut semina in animos pue- :
ea
dem fructum nimis saepe impediunt. — Ceterum, etsi Nobis
bene cognilae sunt probataeque curae a vobismetipsis collatae
. ut istae studiorum optimorum sedes, quae ex auctorum mente in :
Ecclesiae atque Episcoporum potestate esse debent, tales perseverent, quales ab ipsis constituae, maiorem tamen in modum
VOS. hortamur, ut omni oblata opportunitate in idipsum pres <
communi consilio,. uli vestrum ius est et officium, incombere. Quod enim dissentientibus a catholico nomine concessum est, aequilati pariter iuslitiaeque repugnat id catholicis denegari :
publice autem refert, ut quae a maioribus tam pie sapienterque instituta sunt, non in Ecclesiae fideique catholicae detrimentum,
sed in utriusque tutelam ac praesidium, atque adeo in ipsius rei-
publicae bonum perpetuo adhibeantur.
Hoc denique officii Nostri ratio SPORE ut ea vobis impen-
En «c" ‘coxsranrr HUNGAROREN », à SEPTEMBRE 1893
ous rappelions au début. Nous ne pouvons pas cependant Nous dispenser d'aborder quelques points d’une grande importance. Quant aux écoles primaires, que les curés et les autres pasteurs des âmes veillent avec la plus vrande attention sur ces établissements, et regardent comme le devoir le plus important de leur charge l'éducation religieuse des enfants. Qu'ils ne confient pas à un représentant cette fonction si
belle et si importante, mais qu'ils la gardent pour eux, qu'ils l’aient : très à cœur, car d’une saine et pieuse éducation de la Jeunesse, . dépend non ‘seulement la prospérité des familles, mais encore en.
grande paHe celle de l'Etat.
Ne croyez jamais déployer une activité si grande qu'il ne soit nécessaire de la redoubler de jour en jour, pour que les écoles en profitent davantage. Il serait très à propos que, dans chaque diocèse, on nommäât des inspecteurs des écoles, qu'on choisit un diocésain et des doyens, avec lesquels, chaque année, les évêques s’entretiennent de l’état des écoles, et de ce qui concerne la foi, la morale et le soin des âmes.
Que s’il est nécessaire, soit de fonder de nouvelles écoles, suivant les besoins locaux, soit d'agrandir celles qui existent déjà, Nous ne
doutons nullement, Vénérables Frères, que Votre générosité et celle
des catholiques de toute condition, dont Nous avons eu déjà bien des preuves, ne soit prompte et abondante.
Pour les écoles secondaires, comme on les appelle, et supérieures, il faut bien prendre garde que les bonnes semences déposées dans l'esprit des enfants ne périssent misérablement chez les jeunes gens. Par Votre action et par Vos prières, faites donc en sorte, Vénérables Frères, autant qu il sera en Votre pouvoir, que de tels périls soient détruits ou atténués; d’abord que Votre zèle pastoral s'applique à choisir des hommes honnêtes et instruits pour instruire les élèves des éléments de la religion, et à faire disparaître les causes qui, trop souvent, nuisent à l'effet salutaire et fructueux de ces enseignements.
D'ailleurs, quoique Nous connaissions bien et. que Nous Von éprouvé les soins apportés par Vous à ce que les facultés d’études supérieures, qui, d'après l'intention de leurs fondateurs, doivent être sous l'autorité de l'Eglise et des évêques, demeurent telles qu'elles ont été instituées, "cependant Nous Vous exhortons d’une facon très sérieuse à ce que Vous profitiez de toute occasion pour agir dans ce sens en unissant Vos forces, comme c’est Votre devoir. ILest contraire, en effet, à la justice, que ce qui est accordé à ceux qui ne sont pas catholiques nous soit refusé, et il importe que ces fondations faites par nos ancêtres servent toujours non au détri-
avantage, et par là même au bien commun de l'Etat.
Enfin, Notre ministère veut que Nous Vous recommandions de:
MS
ment de l'Eglise et de la foi, mais à leur conservation et à leur
il faut, vénérables Frères, obtenir.
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sissime conne quae de eh clericis, de pres-
« possint sacerdotum exempla, imprimis studeant, semetipsos.
- providentiam, monente S. Gregorio Magno, in internorum solli- . citudine rectum est non relinquere ; nominatimque quum der
tempus vel locus farat Summa tamen prudentia vigilantiaque “1
Aptissime idem Gregorius M.:'« Saecularia itaque negotia ali- : ...» quando ex Ccompassione toleranda sunt, nunquam vero ex.
Ilud etiam NOINIURS, excitari a vobis qui curiis RAPAutE ue
bvteris in eis ipsis litteris habuimus commendata. — Profecto si vestrum est, Venerabiles Fratres, plurimum consilii atque operae in recte instituenda omni iuventute ponere, multo vos. magis in lis elaborare necesse est, qui in Ecclesiae spem ado- i: lescunt, ut nempe et sacerdotii honore digni sunt et muneribus
eius rite obeundis aptam pro temporibus virtutem praeseferant. LS
In quo quum praëecipuas vigilantiae vestrae partes iure sibi vin- . dicent sacra Seminaria, alacriore in dies studio contendite ut Optimis ea institutis floreant. abundentque adiumentis iis omni-
bus quae neccessaria sunt; itasane ut, delectorum moderatorum
disciplinä, ad mores, ad virtutes sui ordinis proprias, atque ad
decusomné doctrinae, vel divinae vel humanae, sacrorum alumni
mature optimeque excolantur. …
Quod vero ad fructuosam Cleri vestri actionem pertinet, hoc huius maxime temporis, ut vestra, Venerabiles Fratres, sive in. eo dirigendo concordia, sive in hortando monendoque solertia et caritas. sive in tuenda ecclesiastica disciplina firmitas officii. ii eluceat singularis. — Vicissim quotquot sunt ex ordine cleri necesse est ut Episcopis suis summa cum fide adhaerescant, : eorum excipiant monita, concilia et coepta adiuvent; in perfunc- a tione autem munerum sacrorum, in laboribus pro salute hominum \ sempiterna suscpiendis promptos semper alacresque, caritate duce, sese impertiant. — Cum vero in omnes partes plurimum
sx me #
vivam virtutis et continentiae formam oculis. christian popuh constanter exhibere. Caute vere videant, ne civililum vel politi- 1 carum rerum Studiis plus nimio se dedant: iludque saepe Pauli : Apostoli meminerint : Vemo militans Deo, implicat se negotus 4 saecularibus : ut ei placeat, cui se probavit (1). Gerte, exteriorum à
religione tuenda aut de communi bono provehendo agitur, non 14 sunt profecto ea negligenda praesidia atque adiumenta quae
opus est, ne scilicet gravitatem modumque transiliant sacri sy ordinis Viri et minus ipsi i coelestia quum humana curare videantur.
» amore requirenda : ne cum mentem diligentis aggravant, hanc » SuO victam pondere ad ima de coelestibus mergant » (2). =,
(4) EL. Tim. 11, 4, M NEE 2) Reg. Pastor, p, IL C. VIT, | RARE PL rt ES
, A Tue di ER RE Ÿ % 17 CONS NT HUNGARORUM », 2 SEPTEMBRE Î LOL ul ; pi 4 , f 3
| nouveau ce que Nous Vous avons prescrit dans Notre première lettre, au sujet des jeunes clercs et des prêtres. |
Assurément, Vénérables Frères, si Vous devez mettre tout Votre zèle à assurer la bonne éducation de toute la jeunesse, il Vous est . bien plus nécessaire encore de travailler à ce que ceux qui croissent pour l'espoir de l'Eglise soient dignes de l'honneur du sacerdoce, et … possédent une vertu proportionnée aux charges qu'ils auront à remplir. Les Séminaires réclament à bon droit la meilleure part de . Votre vigilance; mettez donc tout en œuvre pour la prospérité de
ces institutions, pour qu'on y voie abonder toutes les ressources
. mécessaires, de sorte que les élèves, sous la direction d'hommes . distingués et prudents, soient formés aux mœurs et aux vertus propres à. leur ordre, et recueillent tout le fruit de la science divine et humaine. : Hu
Quant à ce qui concerne la conduite de Votre clergé, il est de la
plus grande importance, Vénérables Frères, que Votre entente brille
dans la manière dont Vous le dirigerez; Votre zèle et Votre charité, dans Vos exhortations et Vos avis; Votre fermeté dans le maintiende
la discipline ecclésiastique. En retour, il est nécessaire que les clercs : de toutordre s’attachent avec la plus grande fidélité à leurs évêques, ! acceptent leurs avis, favorisent leurs projets et leurs entreprises; que, dans l’accomplissement du ministère sacré, dans les travaux qu'ils entreprendront, pour le salut éternel des hommes, ils se | montrent toujours actifs et zélés, en se laissant guider par la charité.
; Comme les exemples des prêtres ont en tout beaucoup de poids, qu'ils s'appliquent surtout à faire preuve, aux yeux du peuple chré- , : tien, d'une vertu et d’une continence parfaites; qu'ils prennent bien garde de ne pas se livrer avec excès aux affaires civiles ou politiques, et qu'ils se souviennent souvent de ce précepte de J’'apôtre saint Paul : « Que personne, combattant pour Dieu, ne se mêle aux affaires du siècle, afin de plaire à celui auquel il s’est consacré. » Sans doute, suivant l’avis de saint Grégoire le Grand, il est bon de ne pas abandonner le souci de la vie extérieure, pour s'occuper uniquement de la vie intérieure, et spécialement, lorsqu'il s’agit des intérêts de la religion ou du biencommun, il ne faut, . certes, pas négliger les secours et les avantages que donnent l'époque ou le pays. Il est cependant besoin de la plus grande sagesse et de la plus grande vigilance pour que les prêtres ne perdent pas la gravité et la mesure, et ne paraissent pas songer aux intérêts humains plus qu'aux intérêts célestes. Le même Grégoire le Grand - à dit très bien : « Il faut quelquefois supporter, par charité, les . affaires du siècle ; il ne faut jamais les rechercher par goût, de peur qu'elles n’alourdissent l'esprit de celui qui les aime etque, entraîné par leur poids, il ne descende des hauteurs célestes jusqu'aux objets les moins élevés. » PAIE SNS ne RU
Nous voulons aussi que ceux qui sont préposés aux cures gardent | ins nes l À | : È ÿ Ke :æÆ
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ecclesiarum suarum peculium religiose custodiant Re EE
meque administrent : si qua vero et hoc in genere minus recta s à insederint, vos item aptam curationem pro munere admovete.
Praeterea valde opportunum censemus, sludiosam a Clero conferri curam, ut quae istic sunt Sodalitates seu Confraterni-
tates laicae in pristinum decus revirescant. Nempe de ea re
agitur, quae non minus earumdem Sodalitatum, quam publicum
spectet religionis bonum. Ut enim cetera omittamus, plurimum
sane adiumenti vobis cleroque vesiro talia Sodalitia offerre pos-
sunt quum in excolendo ad pietatem, ad christianam vitam
populo, tum eliam in firmanda salutari illa, quam tantopere expetimus, animorum voluntatumque consensione.
Demum de üs omnibus, quae vel ad religionis fideique avitaé
tutelam, vel ad institutorum catholici nominis incrementum,
vel etiam ad Cleri utriusque disciplinam pertinent, optinum sane:
saluberrimumque fore arbitramur, Venerabiles Fratres, si consilia identidem inter vos conferre consueveritis, ea Communi
iudicio decreturi, quae vel necessaria vel magis opportuna dignoveritis.
Futurum confidimus ut universi ex Hungaria catholici homi- ”
nes, tam plenà periculi rerum suarum inclinatione perspecta,
atque in his omnibus, quae diximus, paternae Nostrae sollicitu-
dinis studiosissimaeque erga ipsos voluntatis testimonium recognoscentes, animum viresque sumant; Omnique, uti par est, religione consiliis monitisque Nostris obtemperent. Vobis autem,
Vénerabiles Fratres, itemque clero populoque catholico, una |
velut mente unoque ‘animo pro religione strenue adlaborantibus - aderit propitius Deus, maximeque felicem coeptis vestris virtu-. : tem impertiet. Nec deerit profecto in causa sanctissima iustissi=
.maque summi Principis benevolum ac propensum studium, Apos- Rate
tolici inquimus Regis vestri, cuius vel ab initiis principatus sui
Mate perspecta sunt in gentem vestram promerita. à Quo autem omnia secundum vota ac prospere cedant, magnas #
adDeum preces et ipsi Nobiscum adhibete, Venerabiles Fratres : potissime patrocinium interponite . augustae Dei Genitricis; tum etiam implorate fidem sancti Stephani ae vestri, ut e coelo Hungariam suam benignus respiciat, in éaque divinae beneficia
religionis sancte inviolateque conservet. — Coelestium vero mu- : 3
nerum auspicem et paternae Nostrae benevolentiae testem, Apos-
tolicam benedictionem vobis, Venerabiles Fratres, clero popu-
loque vestro universo, peramanter impertimus,
Datum Romae apud S. Petrum, die 1 Septembris ou MCE
Pontificatus Nostri decimo sexto.
| coxSraNTI HUNGARORUM } #2 SEPTEMBRE 1803 TT
avec soin et administrent avec 1e le trésor de leurs Eglises ; quelques-uns ne se sont pas assez appliqués à ce devoir, LE les, suivant l'obligation de Votre charge. En outre, Nous regardons
comme très nécessaire que le clergé apporte beaucoup d’ardeur à
faire revivre les associations ou les: confréries laïques, autrefois fort
. en honneur. Il s’agit, en effet, du bien général de la religion, non
moins que de celui de ces Sociétés,» ‘car, sans parler des autres
avantages, celles-ci peuvent Vous être d’un grand secours, à Vous
et à Votre clergé, pour entretenir, parmi le peuple, la piété, la vie chrétienne, et aussi affermir cet accord salutaire des esprits et des volontés que Nous désirons si vivement. À
: Enfin, pour tout ce qui concerne la conservation de Votre antique foi, l'avantage des institutions catholiques et aussi la discipline du
; * clergé régulier et séculier, Nous pensons, Vénérables Frères, qu’il
sera très bon et très salutaire de Vous réunir en Conseil, afin de Honoré les décisions qui Vous paraîtront nécessaires ou avantageuses.
Nous avons confiance que tous les catholiques de Hongrie, ayant constaté le danger que courent leurs intérêts et reconnaissant dans toutes Nos paroles une preuve de Notre paternelle sollicitude et de Notre très vive affection envers eux, sentiront redoubler leur cou-
rage et leûr force, et suivront, avec une docilité parfaite, ainsi que
cela est nécessaire, Nos conseils et Notre direction. Quant à Vous, Vénérables Frères, et aussi au clergé et au peuple
catholique, travaillez avec un même cœur ét un même esprit à la
prospérité de la religion, Dieu Vous sera propice et Vous accordera le succès dans Vos entreprises.
Vous obtiendrez assurément, dans cette cause si sainte et si juste, l'appui bienveillant de Votre roi qui, depuis le commencement de son règne, a donné tant de preuves de sa bienveillance envers Votre nation.
Mais, afin que le succès réponde à Vos vœux, joignez Vos prières
aux nôtres, Vénérables Frères, pour implorer le secours de Dieu;
recourez surtout au patronage de l’auguste Mère du Christ, implorez aussi saint Etienne, votre apôtre, pour que du haut du ciel il regarde favorablement sa Hongrie et lui conserve le bienfait d’une foi inviolable. Comme gage des faveurs célestes et de Notre paternelle ‘: bienveillance, Nous Vous accordons bien volontiers, Vénérables
Frères, Notre Bénédiction Ayo tqRARs, ainsi qu’ à Votre clergé et à
“tout Votre peuple.
Donné à Rome, auprès de Saint- Pierre, le ‘oe de septembre 1893, la 16° année de Notre Pontificat.
LÉON XHI, me
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ÎN. B. — tMevehique à laquelle Sa Sainteté Léon XIIL fait allusion js 198 est publiée au tome IT de notre édition des Lettres Apostoliques de Sa Sasnéete Léon ques ,p- 82-102.
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