‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIIIChapitre 17 sur 85 · MES · texte numérisé non relu

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* Il fut un temps où la philosophie de l'Evangile gouvernait le° Etats. À cette époque, l'influence de la sagesse chrétienne et s® * divine vertu pénétraient les lois, les institutions, les mœurs def peuples, tous les rangs et tous les rapports de la société civile. Alor … Ja religion instituée par Jésus-Christ, solidement établie dans 1° * degré de dignité qui lui est dû, était partout florissante, grâce à 1e - faveur des princes et à la protection légitime des magistrats. Alorÿ le sacerdoce et l’empire étaient liés entre eux par une heureuse concorde et l’amical échange de bons offices. Organisée de la sorte, la société civile donna des.fruits supérieurs à toute attente, dont la mémoire subsiste et subsistera consignée qu'elle est dans d’innom- ‘brables documents que nul artifice des adversaires ne pourra corrompre ou obscurcir. — Si l'Europe chrétienne a dompté les nations * barbares et les a fait passer de la férocité à la mansuétude, de la … superstition à la vérité; si elle a repoussé victorieusement les inva-. sions musulmanes, si elle a gardé la suprématie de la civilisation, et si, en tout ce qui fait honneur à l'humanité, elle s’est constamment et partout montrée guide et maîtresse; sielle a gratifié les peuples de fa vraie liberté sous ces diverses formes: si elle a très sagement ondé une foule d'œuvres pour le soulagement des misères, il est hors de doute qu'elle en est grandement redevable à la religion, Sous l'inspiration et avec l’aide de laquelle elle a entrepris et accompli de si grandes choses: Tous ces biens dureraient encore, si l'accord des deux puissances avait persévéré, et il y avait lieu d’en espérer de plus grands encore si l'autorité, si l’enseignement, si les avis de * l'Eglise avaient rencontré une docilité plus fidèle et plus constante. … Caril faudrait tenir comme loi imprescriptible ce qu’Yves de Chartres … écrivit au pape Pascal II : « Quand l'empire et le sacerdoce vivent . » en bonne harmonie, le monde est bien gouverné, l'Eglise est floris- » sante et féconde. Mais quand la discorde se met entre eux, non » seulement les petites choses ne grandissent pas, mais les grandes » elles-mêmes dépérissent misérablement (2).

Mais ce pernicieux et déplorable goût de nouveautés que vit naître le xwi° siècle, après avoir d’abord bouleversé la religion chrétienne, … bientôt par une pente naturelle passa à la philosophie, et de la philo- sophie à tous les degrés de la société civile. C’est à cette source qu'il faut faire remonter ces principes modernes de liberté effrénée rêvés promulgués parmi les grandes perturbations du siècle dernier,

et a jure: non biens to, ne etiam dura plus: una ex. à - parte discrepat. — Eorum principiorum illud est maximum, omnes homines, quemadmodum genere naturâque similes intel liguntur, ita reapse esse in actione vitæ inter se pares: unum= 4 quemque ita esse sui juris, ut nullo modo sit alterius auctoritati Le obnoxius : cogitare de re qualibet quæ velit, agere quod lubeat, "°c "libere posse: imperandi aliis jus esse in nemine. His infor- mata disciplinis societate, principatus non est nisi populi - oluntas, qui ut in sui ipsius unice est potestate, ita et -solus imperat: deligit autem, quibus se committat, ita tamen ut . - imperii non tam jus, quam munus in eos transferat, idque Suo nomine exercendum. In silentio jacet dominatio divin, non. secus ac vel Deus aut nullus esset, aut humani generis Societatem nihil curaret; vel homines sive singuli sive sociati nihil Deo deberent, vel principatus cogitari posset ullus cujus non in . Deo ipso causa et vis et aucloritas tota resideat. Quo modo, ut perspicitur, est respublica nihil aliud nisi magistra et gubernatrix sui multitudo : cumque populus omnium jurium omnisque potes : tatis fontem in se ipso continere dicatur, consequens erit, ut. nulla ratione officii obligatam Deo se civitas putet; ut religionem . - . publice profiteatur nullam ; nec debeat ex pluribus quæ vera. noi sit, quærere, nec unam quamdam cæteris anteponere nec - “uni mafime favere, sed singulis generibus æquabilitatem juris A bière ad eum finem, dum disciplina reipublicæ ne quid ab illis detrimenti capiat. Consentaneum erit, judicio singulorum 2 permittere omnem de religione quæstionem ; Jicere cuique aut sequi quam ipse malit, aut omnino nullam, si nullam probet. Aie INC proiecto 1Ha- nascuntur ; exlex uniuscujusque conscientiæ . rue Pin liberrimæ de Deo colendo, de non colendo, sententiæ; . . infinila tum cogitandi, tum cogitata publicandi licentia. ii *His autem positis, quæ maxime probantur hoc tempore, fun- . damentis reipublicæ, facile apparel, quem in locum quamque iniquum compellatur Ecclesia. — Nam ubi cum ejusmodi doc- trinis actio rerum consentiat, nomini catholico par cum Socie- - tatibus ab eo alienis vel etiam inferior locus in Civitate tribuitur : legum ecclesiasticarum nulla babetur ratio : Ecclesia, quæ jussa mandatoque Jesu-Christi docere omnes gentes debet, publia - populi institutionem jubetur nihil attingere. — De ipsis rebus, quæ sunt mixti juris, per se statuunt gubernatores LOT civilis Fe arbitratu suo in eoque genere sanctissimas Ecclesiæ leges superbe contemnunt. Quare ad jurisdictionem suam trahunt -matrimonia christianorum, decernendo etiam de maritali vineulo, : de unitate, de stabilitate conjugii : movent possessiones dar à His COTUM, quod res suas Ecclesiam tenere posse negant. Ad sum RÉ mam, sic agunt cum DORE ut societatis perfectæ géabres ei

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jusqu’ ‘alors, et sur plus d'un point en désaccord, non seulement avec

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