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| « QUOD AUCTORITAT
E APOSTOLICA », 22 DÉcEMBRE 1885 61
* conclure combien Nous est agréable et combien Nous approuvons le zèle, que, sous Notre impulsion, Vous avez apporté à étendre la dévotion au très saint Rosaire, surtout en ces dernières années ; Nous ne pouvons non plus omettre de signaler la piété populaire qui, presque partout, a été excitée par ce genre de dévotion ; or, il faut veiller avec le plus grand soin à ce qu’on soit de plus en plus … ardent pour cette dévotion et qu'on la garde avec persévérance. Que . si nous insistons sur cette exhortation, que Nous avons déjà faite plusieurs fois, personne de Vous ne s’en étonnera, car Vous comprenez combien il importe qu'on voie fleurir chez les chrétiens 4 cette habitude du Rosaire de Marie, et vous savez à merveille que ” c’est là une partie et une forme très belle de cet esprit de prières :
. dont Nous parlons, et aussi combien elle convient à Notre temps, combien elle est facile à pratiquer et féconde en résultats.
fr Mais, comme le premier et le plus grand fruit du Jubilé doit être, . comme Nous l'avons indiqué plus haut, l'amendement de la vie et le progrès de la vertu, Nous estimons spécialement nécessaire la fuite du mal que Nous n'avons pas négligé de désigner dans Nos précédentes Encycliques, Nous voulons parler des dissensions intestines et comme domestiques de quelques-uns d’entre Nous, dissensions dont on peut à peine dire combien, au grand détriment des âmes, elles rompent ou relâchent certainement le lien de la charité. Si Nous Vous avons de nouveau rappelé cela, Vénérables » Frères, qui êtes les gardiens de la discipline ecclésiastique et de la . charité mutuelle, c’est que Nous voulons voir Votre vigilance et Votre autorité constamment appliquées à empêcher un si grave dommage. Par Vos avis, Vos exhortations, Vos reproches, veillez à ce que tous aient souci de garder l'unité de l’esprit dans le lien de la charité, et que les auteurs dé ces dissensions, s’il en est, reviennent à leur devoir par la considération qu'ils doivent avoir toute leur vie, que le Fils unique de Dieu, à l'approche même des derniers tourments, ne - demanda rien plus vivement à son Père que la dilection réciproque pour ceux qui croyaient ou croiraient en lui, afin que tous soient un, . comme vous, mon Père, l’étes en moi et moi en vous ; afin qu'eux aussi soient un en Nous. :
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C’est pourquoi, de par la miséricorde de Dieu tout-puissant, Nous confiant en l'autorité des saints apôtres Pierre et Paul, au nom de ce pouvoir, de lier et de délier, que le Seigneur Nous a conféré, tout indigne que Nous en soyons, Nous accordons, sous forme de . jubilé général, l'indulgence plénière de tous les péchés à tous et à chacun des fidèles chrétiens de l’un et de l’auére sexe, sous cette obligation que, dans le courant de la prochaine année 1886 ils accompliront les prescriptions qui sont indiquées ci-dessous.
Pour les citoyens ou habitants de Rome, quels qu'ils soient, ils doivent visiter deux fois la basilique de Latran, celle du Vatican et » la Libérienne ; et là, ils offriront quelque temps à Dieu de pieuses prières, selon Nos intentions, pour la prospérité et l’exaltation de glise catholique et ce Siège Apostolique, pour l’extirpation des srésies et la conversion de tous les errants, pour la conco rde entre
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ad Deum preces effundant. Idem duos dies one anti cibis utentes jejunent, præter dies in quadragesimali indulto non comprehensos, aut alias simili stricti juris jejunio ex præcepto
Ecclesiæ consecratos : præterea peccata sua rite confessi sanctissimum Eucharistiæ:sacramentum suscipiant, stipemque aliquam pro sua quisque facultate, adhibito in consilium Confessario, in aliquod pium conferant opus, quod ad propagationem et.incre-.
mentum fidei catholicæ pertineat. Integrum unicuique sit, quod malit, optare : duo tamen designanda nominatim putamus, in qui-
bus erit, optime collocata beneficentia, utrumque, mulüs locis,
indigens opis et tutelæ, utrumque civitati non minus quam Ecclesiæ fructuosum, nimirum : privatas puerorum scholas et Seminaria clericorum.