‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIIIChapitre 27 sur 85 · ARE · texte numérisé non relu

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n 1) Epist. 108. MS Ma 1 Le AU :

| & QUOD AUCTORITATE APOSTOLICA », 22 DÉCEMBRE 1885 57 - eux, il faut donc faire en sorte que chacun s'applique à penser chrétiennement et à agir chrétiennement, aussi bien en public que dans son particulier. SR NE ut Et en cela, l'effort est d'autant plus nécessaire que les périls sont plus grands de tous côtés. Car les grandes vertus de nos pères n’ont pas peu disparu; les passions les plus violentes en soi ont réclamé une licence plus grande ; la folie des opinions, libre d’entraves ou réprimée par des freins impuissants, se répand chaque jour davantage : parmi ceux mêmes qui ont de bons principes, la plupart, par une réserve intempestive, n’osent pas professer publiquement ce qu'ils pensent, et bien moins encore le mettre à exécution; l'influence - des plus pernicieux exemples s'exerce de toutes parts sur les mœurs publiques; les associations perverses, que Nous avons énoncées dans d’autres circonstances, habiles à se servir des moyens les plus criminels, s'efforcent d'en imposer au peuple et de le détourner autant,

que possible et même de le séparer de Dieu, de la sainteté de leurs

devoirs, de la foi chrétienne. È ; Dans cet accablement de maux d'autant plus graves qu'ils durent depuis plus longtemps, Nous ne pouvons rien omettre de ce qui peut Nous apporter quelque espoir de soulagement. C’est dans cette - intention et cette espérance que Nous annonçons le saint jubilé à : tous ceux qui ont leur salut à cœur et qui ont besoin d’être avertis et exhortés de se recueillir un peu et de ramener plus haut leurs pensées, plongées dans la terre. Et ce ne sera pas un avantage pour . les individus seulement, mais pour l'Etat tout entier, car autant les . individus progresseront dans la perfection de leur âme, autant il en résultera d’honnéteté et de vertu dans la vie et dans les mœurs : publiques. Sen br | :

… Mais considérez, Vénérables Frères, que cet heureux résultat dépend en grande partie de Votre action et de Votre zèle, car il est nécessaire de préparer convenablement et soigneusement le peuple à recueillir comme il faut les fruits qui lui sont offerts. Ce sera l’œuvre de Votre charité et de Votre sagesse de confier ce soin à des 4 prêtres choisis, qui, par de pieux discours à la portée de tous, auront à instruire la foule et surtout à l’exhorter à la pénitence, laquelle best, selon le mot de saint Augustin, le châtiment quotidien des bons … et des humbles fidèles, où l’on se frappe la poitrine en disant : Par- . donnez-nous nos offenses. Ce n’est pas sans raison que Nous parlons d'abord de la pénitence, et du châtiment volontaire du corps, qui en est une partie. Vous connaissez, en effet, l'esprit du siècle : la plupart aiment à vivre mollement et ne veulent rien faire d’énergique et de généreux. D'un côté, ils tombent dans un grand nombre de .misères; de l’autre, ils se font souvent des raisons de ne pas obéir aux lois salutaires de l'Eglise, persuadés que c'est pour eux un . fardeau trop lourd que d’être obligés de s'abstenir d’un certain genre . de mets, ou d'observer le jeûne pendant un petit nombre de jours . de l'année. Enervés par ces habitudes de mollesse, il n’est pas étonnant qu'ils se livrent peu à peu tout entiers à des passions plus

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. exigeantes. C’est pourquoi il convient de rappeler à la tempérance

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lapsos aut Hoclites ad lien animos otSentaneum est nd ‘temperantiam revocare : proptereaque, qui ad populum dicturi | sunt, diligenter et enucleate doceant, quod non modo Evangelica lege, sed etiam naturali ratione præcipitur, imperare sibimetipso et domitas habére cupiditates ant e ue oportere, nec . expiari, nisi pœnitendo, posse delicta. ï Et huic, de qua loquimur, virtuti, ut diuturna permaneat, non

inepte consultum fuerit, si rei stabiliter institutæ quasi in fidem :

tutelamque tradatur. Quo id pertineat, facile, Venerabiles Fratres, intelligitis : illuc scilicet, ud sodalium Franscicalium Ordinem Tertium, quem sæcularem nominant, in Diœcesi quisque vestra tueri et amplificare perseveretis. Profecto ad conservandum. alendumque pœænitentiæ in christiana multitudine spiritum, plurimum omnino valitura sunt exempla et gratia Francisci Assisiensis patris, qui Cum summa innocentia vitæ tantum conjunxit studium castigandi sui, ut Jesu Christi crucifixi i imaginem non minus vita et moribus, quam impressis divinitus signis retulisse videatur. Leges ejus Ordinis, quas onportune temperavimus, longe sunt ad perferendum leves: momentum ad ChHSRANARE virtutem habent non leve. “a :. Deinde vero in his privatis publicisque tantis a ua QE cum tota Spes salutis utique in patrocinio tutelaque Patris cœlestis consistat, magnopere vellemus, studium precandi cons- .tans et cum fiducia conjunctum ‘reviviscere. — In omni magno christianæ reipublicæ tempore, quoties Ecclesiæ supervenit, ut vel externis periculis, vel intestinis premeretur incommodis, præclare majores nostri, sublatis in cœlum suppliciter oculis, A docuerunt, qua ratione et unde lumen animi, unde vim virtutis etapta temporibus adjumenta petere oporteret. Inhærebant enim penitus in mentibus Jesu Christi præcepta, A et dabitur .vobis (1); oportet semper orare et non deficere (2 ) Quibus resonat Apostolorum vox : sine intermissione orate (3): oosecro igitur Vie -mum omnium fieri obsecrationes, orationes, postulationes, graliarum actiones pro omnibus hominibus (4). Quam ad rem non. minus quam Vere illud Joannes Chrysostomus scriptum per similitudinem reliquit : quo modo homir:, cum nudus idemqueegens . rebus omnibus suscipiatur in lucem, manus natura dedit, quarum ope res ad vitam necessarias sibi compararet ; ita in ils, quæ sunt supra naturam, cum nihil per se ipse possit, largitus

est Deus orandi facultatem qua ille sapienter usus, Omnia quæ ad salutem requiruntur, facile impetraret : — His ex rebus sin-

guli statuite, None Fratres, quon sit ne et CROSS :

(1) Matth. VII, ds @ Luc. XVII, 1. — (3) 1 Thessal. Y, A1. —. (4) L Timoth. HI, : | FA AVES

« QUOD AUCTORITATE APOSTOLICA », 22 DÉCEMBRE 1885 - 59 . les âmes tombées, ou sur la pente de la mollesse; et, pour cela, il . faut que ceux qui parleront au peuple lui enseignent diligemment et clairement que ce n'est pas seulement la loi évangélique, mais la raison naturelle elle-même qui veut que chacun se commande à . soi-même et dompte ses passions, et que les péchés ne peuvent être

. expiés que par la pénitence,

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__ Pour que la vertu dont Nous parlons persévère, il sera prudent de . Ja mettre, en quelque sorte, sous la sauvegarde et la protection 4 d’une institution stable. Vous comprenez, Vénérables Frères, de quoi n. il s’agit ici : Nous voulons dire que Vous continuiez, chacun dans Votre diocèse, à patronner et à accroître le Tiers-Ordre, dit séculier, des Frères Franciscains. Pour conserver et entretenir l'esprit de pénitence dans la multitude chrétienne, rien, en effet, n’est plus efficace que les exemples et la grâce du patriarche François d'Assise, - qui a uni à la plus grande innocence de vie un si grand zèle de la

- En second lieu, dans de si grands besoins particuliers et publics, . comme tout l'espoir de salut repose dans la protection et le secours

du Père céleste, Nous voudrions ardemment voir renaître un ‘zèle assidu de la prière joint à la confiance. Dans toutes les circonstances difficiles de la chrétienté, toutes les fois qu'il arriva à l'Eglise d’être affligée de dangersextérieurs ou de mauxintestins, nos pères, les yeux levés au Ciel avec des supplications, nous ont appris d'une manière éclatante comment et où il fallait demander la lumière de l'âme, la force de la vertu et des secours proportionnés aux circonstances. … Carils étaient profondément gravés dans les esprits, ces préceptes . de Jésus-Christ : « Demandez et vous recevrez »; — « Il faut toujours prier et ne jamais se lasser ». A ces préceptes, répond la parole des Apôtres: « Priez sans relâche »; — « Je supplie avant tout qu'on adresse des supplications, des prières, des demandes, des

Chrysostome nous a laissé ce mot, non moins vrai qu'ingénieux, sous forme de comparaison: de même qu'à l'homme, qui vient au jour nu et manquant de tout, la nature a donné des mains avec lesquelles il puisse se procurer les choses nécessaires à la vie; de même, dans les choses surnaturelles, comme il ne peut rien par lui-même, Dieu lui a accordé la faculté de prier, afin qu'il s’en … serve sagement pour obtenir ce qui est nécessaire à son salut. À - De toutes ces choses, Vénérables Frères, chacun de Vous peut

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actions de grâces pour tous les hommes ». Sur ce sujet, Jean

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MN EX IN ODIS do vestrun in provehenda Sachatissiini oser DUR relie. A , gione his præsertim proximis annis, Nobis auctoribus, positum. : Neque est silentio prætereunda pietas. popularis, quæ omnibus . fere locis videtur in eo genere excitata : ea tamen ut magis À Us inflammetur ac perseveranter retinealur, Summa cura videndum est. Idque, si insistimus hortari quod non semel idem hortati sumus, nemo mirabitur vestrum, quippe qui intelligitis, qRasue AT referat, Rosari Marialis apud christianos florere consuetudinem, | optimeque nostis, éam esse hujus ipsius spiritus precum, de quo loquimur, partem etformam quamdam pulcherrimam, eamdemque convenientem temporibus, usu facilem, utilitate uberrimam. Quoniam vero Jubilæi prior et maximus fructus, id quod. ‘supra indicavimus, emendatio vitæ et virlutis accessio esse debet, necessariam nominalim censemus ejus fugam mali, quod 1psis superioribus Litteris Encyclicis designare non prætermisimus. Intestina intelligimus ac prope domestica nonnullorum ex nostris dissidia, quæ caritatis vinculum, vix dici potest quanta cum pernicie animorum, solvunt aut certe relaxant. Quam rem 4 ideo rursus commemoravimus hoc loco apud vos, Venerabiles … Fratres, ecclesiasticæ disciplinæ mutuæque caritatis custodes, | quia ad prohibendum tam grave incommodum volumus vigi”.lantiam auctoritatemque vestram perpeluo ésse conversam. | Monendo, hortando, increpando date operam, ut omnes sollicite " sint servare unitatem spiritus in vinculo pacis, utque redeant ad … officium, si qui sunt dissidiorum auctores, illud in omni vita. cogilantes, Unigenitum Dei Filium in ipsa supremorum appropinquatione cruciatuum nihil à Patre contendisse vehementius re quam ut inter se diligerent, qui crederent aut credituri essent. 0 in eum, u{ omnes unum sint, sicut tu, Pater, : in Re et ego inte, ut. et ipst in nobis unum sint (D.

+ Itaque de omnipotentis Dei on ac bontotun. Apos- x tolorum Petri et Pauli auctoritate confisi, ex illa ligandi atque . solvendi potestate, quam Nobis Dominus licet indignis contulit, universis et singulis utriusque sexus Christi fidelibus plenissimam peccatorum omnium indulgentiam, ad generalis Jubilæi modum, concedimus, ea tamen conditione et lege, ut intra Spatium anni | proximi MDCCCLXXX VI hæc, quæ infra scripta sunt, effecerint. Quotquot Romæ sunt cives hospitesve Basilicam Lateranen- * sem, item Vaticanam et Liberianam bis adeant; ibique nds a pro Ecclesiæ catholicæ et hujus Apostolicæ Sedis prosperitate et exaltatione, pro extirpatione hæresum omniumque errantium conversione, pro christianorum Principum concordia ac totius .

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