‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIIIChapitre 3 sur 85 · TE + , ; CR · texte numérisé non relu

TE + , ; CR

110 Ce n est pas seulement pär. Un dignité, c'est aussi par l'oxétrale

les vertus chrétiennes, et surtout par celui du courage, que

Carthage a semblé l'emporter. En effet, si l'on en excepte Rome, .owne trouvera pas une autre ville qui ait Dont tant de martyrs

defuncius vitam cum sanguine pro Christo. libens profudit.

tium ab Aurelio episcopo viro fortissimo habitum, quo sancti-

menta, acta Conciliorum, legationes de gravioribus negotiis ad

genuerit. Meatione. t cultu seræ bre Norents præ ceteris Perpetua et Feliciias, per feminarum nobilissimum;, quarum tanto mirabilior victoria, quanto diutius cum quæsitissimis \

cruciatibus infirmitas sexus dimicavit. Nec minus inclyta magni | Cypriani palma. Nam sanctitate et rebus gestis Carthaginem, | stilo et litteris christianum nomen cum multos annos nobilitasset, ad extremum in media Ecclesia sua, spectantibus iis quos ipse ad martyrium instituerat, præclarissima confessione

Atque illud quoque memoriam Carthaginiensis Ecclesiæ non parum commendat, Africanos episcopos ad eam vocatu Archie- piscopi convenire solitos, de communibus religionis negotii una deliberaturos. Ac plura quidem diversis temporibus condidere sapienter decreta, ex quibus non pauca supersunt, et quorum vel ad comprimendas bæreses, vel ad morum disciplinam i in Clero populoque sancte retinendam, plurimum valuit auctoritas. Fama memor celebrat in primis Concilium Carthaginiense ter-

tatis ingeniique sui lumen Augustinus attulitt — Hujusmodi vero tam salutares fructus, Episcopis Carthaginiensibus nitendo » Jaborando perceptos, conjunctioni protissimum cum hac Apos- ‘. tolica Sede accepios referri oportet. Cum enim esse intelligerent … divino jure constitutum ut Ecclesia Romana cunctarum Ecclesiaum princeps sit et magistra, et tamquam ex radice ad ramos, sic ex ea ad Ecclesias singulas omne principium vitæ et viriditatis manare, nihil antiquius habere consueverunt, quam ut permanerent cum successoribus beati Petri perpetuo atque intimo nexu devincti. Quod quidem varia litterarum monu-

Pontificem romanum non raro missæ, nominatimque Optati et - Gypriani epistolæ gravi auctoritatis pondere testantur. Atque | illud est memoratu dignum, quod ejusmodi in Apostolicam Sedem obsequium non diuturnitate temporis est, neque formidolosis illis rerum conversionibus debilitatum. Ex quo geminum Africa beneficium tulit, alterum ut in maximis suis calamitatibus | perfugium quoddam et solatium in Apostolica Sede semper invenerit: alterum, ut romanorum Pontificum magisterio præ- … sidioque fr eta perniciosissimas hæreses pr Ne paru extinserit. A Sed spatium temporis haud valde longinquum gloriose emensa, consenescere Ecclesia Africana cœpit et ad: occasum deflectere, ita tamen ut mulio fuisset victura diutius, nisi vitam illata vis peremisset. Non enim senio ipsa suo confecta interiit, sed barbarorum armis oppressa succubuit. Revera exploratum est quantum Afris AR oU. attulerint Vandali: È GOUS RU

et tant d'hommes illustres pour l'Eglise et pour le ciel. La renom-

la palme de Cyprien. Après avoir ennobli Carthage par sa sainteté etses grands actes, le nom chrétien par sa plume et ses ouvrages, il finit au milieu de son Eglise, sous les yeux de ceux mêmés qu'il avait formés pour le martyre, par répandre volontiers son sang

avec sa vie pour Jésus-Christ dans une éclatante confession.

. Ce qui recommande encore la mémoire de l'Eglise de Carthage, c’est que les évêques africains avaient coutume de s’y réunir, sur Ja convocation de son archevêque, pour y délibérer ensemble sur … les affaires communes de la religion. On y rendit, en divers temps,

plusieurs décrets fort sages, dont beaucoup survivent, et dont l'autorité a été très efficace pour comprimer les hérésies, pour conserver religieusement la discipline morale dans le clergé et dans le peuple. La renommée reconnaissante célèbre avant tout le | troisième concile de Carthage, tenu par l’évêque Aurélius, homme si remarquable, concile où Augustin apporta la lumière de sa sainteté et de son génie. Van

* Tant de fruits salutaires de ce genre, obtenus au prix de tant … d'efforts et de travaux, par l’épiscopat carthaginois, doivent être rapportés surtout à l'union intime avec ce Siège Apostolique. Comme, en effet, on comprenait en Afrique que, de droit divin, l'Eglise Romaine était établie comme la première et la maîtresse des autres, * et que chacune des autres Eglises recevait d'elle tout principe de vie et de vigueur, comme les branches de leur racine, on n’y eut rien de plus à cœur que de rester attaché par un lien perpétuel et intime aux successeurs de saint Pierre. Différents monuments littéraires, les actes des conciles, des légations fréquemment envoyées sur de graves affaires aux Pontifes romains, notamment les lettres d’Optat et de Cyprien, attestent cela par le poids d’une grave autorité. Il est digne de mention qu'un tel respect pour le Siège Apostolique ne fut affaibli ni par la longueur du temps, ni par les change- ments effroyables des choses. L'Afrique en retira un double bienfait : : dans ses plus grands malheurs, elle trouva toujours un refuge et une consolation dans le Siège Apostolique ; puis, forte de l’enseignement et de la protection des Pontifes romains, elle repoussa en partie, en partie éteignit les plus pernicieuses hérésies. ;,

Après avoir duré en la gloire jusqu'à un temps qui n'est pas très éloigné, l'Eglise d'Afrique commença à veillir et à décliner; mais elle eût pu encore vivre bien plus longtemps, si la violence ne ’eùt achevée. Car ce n’est pas le poids de sa vieillesse qui la fit. périr; elle succomba écrasée sous Les armes barbares. On sait combien de maux les Vandales ont apportés aux Africains : leurs armées effrénées, partout où elles mettaient le pied, portaient, outre le

cædemque civium Arianæ venena pestis adjungebantur : ae

Lente ne, exercitus ubicumque destieinr ue ui oies Fe où 1

tantus erat ubique terror, ut catholici nullatenus respirarent, neque usquam orandi aut immolandi concederetur gementibus

locus (1). Sæculo autem septimo, Saraceni, hostes christiant : nominis, Cum easdem provincias, more procellæ, inundavissent, acerbissimæ servitutis jugo indigenis imposito, Carthaginem

… ipsam tot jam fessam ærumnis,igne ferroque exciderunt planeque el

perniciem et vaslitatem Écclesiæ intulerunt. Quibus temporibus

- sæviente passim adversus fidem catholicam furore hostium, rursus martyrum seges, et magnus Confessorum numerus, et fortium Episcoporum et sacerdotum egregii manipuli extitere, à

ut prorsus sicut cum laude Africana Ecclesia adolverat, ita cum.

‘ dignitate œcubuisse videatur. — Tantis autem in tenebris, ue. Li q

consecut:æ sunt, Carthaginienses Episcopi duo apparent, vix plus

- quam nomine cogniti : Thomas, de quo supra est facta menlio, et. %

Cyriacus. Nam qui sæculo decimo quinto posteaque occurrunts plerique omnes ornamentararii fuerunt. se Quinto a Saracenorum dominatione sæculo, cum germanæ ve

Ecclesiæ vix pauca ac prope evanescentia vestigia in Africa Superessent, inventus est in talia qui salutem Africani generis

ingenti animo complexus, de religione catholica illicrestituenda … cogitaret. Is fuit, quod nemo ignorat, Franciscus Assisiensis :

qui Tunetum, ad oppidum Proconsularis Africæ princeps Carthaginique proximum, Ægidium et Electum alumnos suos submisit, jussitque in iis hominibus ad instituta catholica revocandis quantum possent, elaborare. Anceps et salebrosum inceptum, si

quod aliud : in quo multum uterque desudavit caritate et for-

titudine summa : alter vero sanctissimi propositi laudem nobili

martyrio cumulavitt — Mox Gregorius IX Decessor Noster

alios ex illo ipso instituto viros eodem in culturam animorum … légavit : illorum tamen laboribus barbarica vexatione intercepüs,

necessario factum est ut terra Africa apostolicos viros ad sæcu-

lum usque decimum septimum nullos habuerit. Tunc demum,. auctoritate sacri Consilii christiano nomini propagando, Præ=

fectura apostolica instituta est, quæ Algeriensem, Tripolitanam,

ac Tunetanam provincias una complecteretur : eamque sodales Franciscales Capulati gerere jussi. — Deinde Præfectum ‘Apos-.

tolicum seorsim creari “placuit, cujus potestati quidquid est agri e

Tunetani subesset : iidemque religiosi sodales ad id munus electi:

Qui laboriosum opus, animose, susceplum, animo æque excélsai - expleverunt, ut omnino dederint, quid caritas possit, passim

docurmenta maxima. Nam in tam agresti ao ns immanitate 2

(4), Victor Vitensis, Pers. Vand. lib. I, c. 1.

? k ‘ € Vel

i « MATERNA | ECCLESIÆ CARITAS », 10 NOVEMBRE 1884 9

fr à

Ni pillage des villes et le massacre des citoy ens, le poison de la peste - arienne; telle était la terreur qu'ils inspiraient, que les catholiques ne pouvaient plus respirer; ils gémissaient de n'avoir plus une place - où prier, où sacrifier. Au vue siècle, les Sarrasins, ennemis du nom chrétien, après avoir inondé ces provinces, comme un ouragan, se "et imposé aux indigènes le joug d’une cruelle servitude, mirent à feu et à sang cette Carthage, déjà lasse de tant d'épreuves ; ils y se apportèrent la ruine complète et la dévastation de l'Eglise.

ef

3 “te ces temps, alors que sévissait en tant de lieux la fureur des ennemis de la foi catholique, s'éleva une nouvelle moisson de martyrs, ainsi qu'un grand nombre de confesseurs, de magnifiques bataillons, de courageux évêques et prêtres, de sorte que l'Eglise africaine, qui avait vécu avec gloire, périt aussi avec dignité. Dans les ténèbres qui suivirent, deux évêques de Carthage apparaissent, qu'on ne connaît guère que de nom : Thomas, dont on à parlé plus

todaut,: ol Cyriaque. Car, presque tous ceux qu'on rencontre au

xve siècle ét après ne portèrent pour la plupart que des titres abs

| Après cinq siècles de la domination sarrasine, alors qu'il ne

\' | restait en Afrique presque plus de traces, et des traces bien faibles de l’Eglise-sœur, il se rencontra en Italie un homme dont le grand cœur conçut l'idée de sauver la race africaine, et qui pensa à y rétablir la religion catholique. Ce fut, comme tont le monde le sai, François d'Assise. Il envoya à Tunis, chef-lieu de proconsulat d'Afrique et voisine de Carthage, ses deux élèves Egide et Electe,

d''etiil leur ordonna de travailler, autant qu'ils le pourraient, à rap- Role ces Vives à l'institution cARQNuEs

Entreprise pleine de risques et dia s’il en fut: tous deux y dépensèrent beaucoup de charité et un ‘suprême courage ;

Lu fut comblé de gloire en sa sainte entreprise par un noble martyre.— Bientôt Grégoire IX, Notre prédécesseur, envoya d’autres hommes de ce même institut pour y répandre la civilisation ; mais | leurs travaux. apostoliques furent interrompus par la persécution barbare, et il arriva nécessairement que la terre d'Afrique ne recui plus d'hommes apostoliques jusqu'au xvure siècle. Alors enfin, par l'autorité de la Sacrée Congrégation de la Propagande du nom chrétien, une préfecture apostolique fut instituée, qui comprenait. les provinces d'Algérie, de Tripolitaine, de Tunisie : les.enfants de EL saint François, dits Capücins, en furent chargés.

ris zu :

Puis, on créa paË. la auté un préfet Libolique qui gouverna : tout ‘le territoire de la Tunisie, et les mêmes religieux furent investis de cette charge. Ils remplirent cette œuvre difficile, bravement entre- KT LE ‘avec une âme toujours élevée, et ils donnèrent maintes fois

". de’ Sie PIEUXES : du POSE de ue charité. La férocité sauvage

Horetibiies aie arab ir sue numerantur qi 7 4 cœli inclimentia absumpti, qui ferro barbarorum sublati, qui . vigiliis perpetuisque fracti laboribus martyrii honores delibarin A

su Sed eorum constantia religionis incremento mire profuit : nec.

pépererunt, nimirum parœciæ aliquot conditæ, scholæ in eru

riatum apostolicum Præfectura, Episcopum a Romana Sede\

ji.

cu tionem puerorum apertæ, et quete in solatium “amine D * pie instituta. E … [neunte hoc sæculo, cum militares Gallo copiæ in African adnavigassent, inque maritimis oris victrices consedissent, constituta ibidem provincia est, cujus imperium apud eos ch cœpit. Haud multo serius, dato Algeriensibus Episcopo, amplis simæ illæ regiones, quæ a Saracenis diuturno dominatu tenébantur, veteris dignitatis aliquid recepisse visæ Sunt. — Deinde : Diocesibus Constantinæ et Orani institutis, pluribus locis, in quibus olim Ecclesia sospes et florens insederat , sanctissimi ritus catholici longo intervallo sunt restituti. Tpsa Tunetana regio, cum christianorum crevisset numerus, mutata in Vica-

exiguæ illæ utilitates putandæ, quas recentiore memoria AA

te,

-accepit. Atque ex e0 tempore provisa sunt mulia ad christianam 1 morum disciplinam salubria : amplificatæ paræciæ : auctæ scholæ | - sodalitates pietatis causa plures coalitæ. % : Hæc satis prospera initia spem plurimis fecerant fore ut, ‘ deductis coloniis in eum tractum in quo sita Carthago fuit, revocari aliquando ab interitu posset Africanarum princeps urbium, et secundum instituta majorum novüum a Pontifice Romano Episcopum accipere. Cui quidem spei partim respondisse exitum lætamur : cetera responsurum, Deo adjutore, non diffidimus. : Nam Vicariatus Tunetani administrationem adeptus Archiepiscopus Algeriensis S. R. E. Cardinalis Carolus Martialis Lavi- gerie, ad propagationem fidei stabilemque rei Sacræ constitu- 4: tionem vir sapiens atque impiger animum appulit. Multas res perfecitutiliter spatio perbrevi: nec pauca suscepit ad excitandam e cineribus suis Carthaginem opportuna. Et sane in regione Megara proxime a situ, quem Cyprianus cruore suo dedicavit, nec longe admodum a loco sepulturæ ejus, in ipsis ruinis Car- | . thaginiensibus ædes episcopales cum ædicula extruxit : ibique … accolæ et finitimi, præsertim egentes et calamitosi, miseriarum 4 solatium quotidie reperiunt. Presbyteros in ipsa. domo episco- : pali, itemque Tuneti, aliisque Vicariatus frequentioribus locis ad officia sacerdotalis muneris obeunda constituit : quibus ipsis | … officiis sodales Franciscales Capulati dare operam strenue per- … severant. In regione, quæ Zyrsa audit, Seminarium Carthaginience condidit : cujus alumni in novæ Diocesis. spem succres= centes ad ou ad HHINeRODANE as humaniores. ane

DUR NATERNA ROGLSI GARITAS M 10 NOVEMBRE 1884 nm

rt Arasms leur infligea des mauvais s traitements en on

compte en grand nombre ceux qui, enlevés par l'insalubrité du climat ou par le fer barbare, ceux qui, épuisés par les veilles et de tontinuels labeurs, ont obtenu | les honneurs du martyre. Leur courage servit à merveille le progrès de la religion, et il faut tenir grand compte des importants avantages qu'en ün temps plus récent 1!s apportèrent aux Africains : paroisses fondées, écoles ouvertes

LAPAUE des malheureux.

Au commencement de ce ne. quand les troupes françaises débarquèrent en Afrique et 5 ‘établirent victorieuses sur le littoral, une province y fut établie, dont le gouvernement leur appartint

pour l'instruction des enfants, pieux HUE destinés à la conso-

‘d'abord. Un peu plus tard, un évêque ayant été donné aux Algé-

riens, ces très vastes régions, longtemps soumises à la domination des Sarrasins, parurent avoir repris quelque chose de leur ancien | éclat. Ensuite, les diocèses d'Oran et de Constantine ayant été créés, | lesitrès saints rites catholiques furent restaurés, après une longue interruption, en plusieurs lieux où jadis une Eglise avait été établie tranquille et prospère. La Tunisie elle-même, où s'était accru le nombre des chrétiens, vit remplacer la préfecture par un vicariat “apostolique, et recut du Siège de Rome un évêque. A partir de ce ‘temps, nombre de mesures utiles à la discipline chrétienne et morale ont été prises: les paroisses ont été agrandies, les écoles Vs Res nombre de pieuses congrégations, rassemblées.

# l'espoir que des colonies seraient annexées en ce golfe où Carthage était située, que la ville principale de l'Afrique pourrait être rap-

Ces commencements- déjà prospères donnaient à beaucoup.

pelée de la ruine et recevoir du Pontife romain, suivant l'institution |

des ancêtres, un nouvel évêque. Nous Nous félicitons que le succès aitrépondu,en partie, à ces espérances ; Nous avons conscience que,

Dieu aidant, la ‘suite y répondra de même. Car, l’'Eminentissime cardinal de la $. E. R. Charles-Martial Lavigerie, archevêque d’Alger,

ayant pris l'administration du vicariat tunisien, cet homme sage et actif s’appliqua à la propagation de la foi et à la constitution stable de l’ordre religieux. En peu de temps, il acheva nombre d'œuvres utiles, et en entreprit beaucoup de très opportunes pour relever "4 Carthage de ses cendres. Il éleva un palais épiscopal avec une chapelle dans la région dite Megara, près de l'endroit que Cyprien con- sacra de son sang, à peu de distance de son tombeau, sur les ruines mêmes de Carthage ; là, des habitants du voisinage, surtout des pauvres et des malheureux, trouvent chaque jour la consolation de eur misère. Il établit des prêtres dans sa propre demeure épisco-

et dans les endroits les plus’ peuplés du vicariat : et ce sont encore les Éranciscains ee us continuent à Lies bravement à ce ministère. rat el | ;

Dans la région xbpelso Ho ne fonda le Séminaire de Carthage;

Pa}

élèves grandissant pour l'espoir du nouveau diocèse, sont insits. dans la théalogtes Ra en ae Je, ou par le soin

‘ pale, pour accomplir les devoirs de la charge sacerdotale à Tunis :

LETTRE APOSTOLIQUE DE s. 8

Léon. xUI é Hs

cias pristinas novas adjuuxit non paucas : unamque ex iis i sacello constituit, quod a sancto Ludovico nuncupatur, eo ipso in loco unde rex pientissinius ab hac brevitate vitæ ad sempiterna.

ve idoneorum doctorum curis magisterioque erudiuntur. ue Par®- (.

in cœlis bona evocabatur. Præterea hospitalem domum senectute

1166 egestate conjuncto incommodo laborantibus ; valetudinarium - à ægræ plebi curandæ : ædificia adolescentibus utriusque sexus educandis aperuit. Quibus illecti commodis et beneficiis sats multi jam incolere ea loca cœperunt in spem auspiciumque

revicturæ civitatis. Denique perfecit, ut ad tuitionem Archiepis-

copi rerumque cœptarum absolutionem necessarii AUS per

Le petuo suppeterent. na

Igitur cum hæc, quæ commemorata sunt, diligenti conside- 7:

ralione momentoque singula suo ponderaverimus, perrogata

etiam sententia sacri Consilii christiano nomini propagando;

quod universæ christianæ reipublicæ faustum sit, maximeque. Afrorum saluti ac dignitati bene vertat, Sedem Archiepiscopalem | Carthaginiensem harum litterarum auctoritater restituimus.

Proptereaque eos fines agri Tunetani, in quibus olim Carthago | erat, quique hoc tempore quinque pagos complectuntur.nempe Le Marsa, Sidi Bou Sand, Douar es Chott, La Malga, Sidi Daoue

cum suis templis, oratoriis, piis etiam institutis, cumque uni” si «| el

versis utriusqueé sexus catholicis incolis, exire de potestate

Vicarii Apostolici Tunetati, et Archiepiscopo Carthaginiensi : in”

posterum subesse et parere jubemus. Et

Etemplis, quæ sunt intra fines civitatis, Metropolitanum esto, quod is, qui hæc decreta Nostra perfecturus est, maluerit, utulo tamen non muliato.

- Archiepiscopus Carthaginiensis Vicarium sibi generalem unum pluresve, si res postulaverit, adsciscat : insuper consiliarios adjutoresque ad expedienda Archidiœceseos negotia ex

ordine Cleri legat. — Idem controversias de matrimoniis, cau-

sasque celeras, de quibus Archiepiscopum cognoscere jus est, cognoscat et dirimat. Cetera omnia, quæ ad pastoralis officii |

munus pertinent, liber gerat. — Synodos Diœcesanas constitutis

À lege temporibus habendas curet. Collegium Canonicorum Metropolitanorum, secundum præscripta legum ecclesiasticarum, ubi

primum fieri poterit, instituat. Unus ex Canonicis primus esto “ . in Collegio, Archidiaconi dignitate auctus ; duoque canonice -eligantur, quorum alter Theologi, alter Pœnitentiarii Ho

3 gerat. Seminarium Carthaginiense educencis sacrorum alumnis , perpetuo addictum sit. — Per interregnum administratio Archi-

diœceseos geratur secundum præscripta Litterarum Apostoli- a 4

carum Benedicti XIV £x sublimi et Quam ex sublimi.

De Ecclesiis Suffraganeis, de finibus describendis, itemque

Page 1