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, 22 aour 1886 85
Au reste, même avant cette époque, en des temps analogues, Nos prédécesseurs avaient contribué souvent par les conseils et les secours, par l’argent et les alliances, à accroître la prospérité de la Hongrie. On compte plusieurs Pontifes romains, depuis Callixte III jusqu'à Innocent XI, dont il faudrait à ce sujet rappeler le nom avec honneur. Qu'il suffise de signaler entre tous Clément VIII, à qui, lorsque les provinces de Strigonie et de Vincestgraz furent affranchies de la domination turque, les Assemblées suprêmes du royaume décrétèrent de rendre de publiques actions de grâces, … pour avoir opportunément et largement soutenu les intérêts de l'Etat au moment où ils étaient délaissés et que l’on devait en quelque sorte en désespérer. — C’est pourquoi, de même que le Siège Apostolique n'a jamais manqué de venir en aide à la nation hon- groise toutes les fois qu'il lui a fallu combattre contre les ennemis de la Lead et de la morale chrétiennes, de même, aussi mainte- nant que le souvenir d’un heureux événement réjouit les cœurs, il . s’unit volontiers à Vous pour participer à Votre juste allégresse; et tenant compte de la différence des temps, Nous visons uniquement et Nous travaillons à confirmer le peuple dans la profession de la foi catholique, et Nous consacrons Nos efforts à conjurer autant que Nous le pouvons, les périls communs; par là même, Nous servons la cause du salut public. :
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& QUOD MULTEM :
La Hongrie est elle-même témoin qu'il ne saurait y avoir de plus grand bienfait de Dieu pour les individus en particulier ou pour les Etats que de recevoir, par sa grâce, la vérité catholique, et, une fois recue, de la garder avec persévérance. Dans ce bienfait suprême se trouve la somme complète des autres biens avec l’aide desquels, non seulement chaque homme en particulier peut obtenir la félicité éternelle du ciel, mais les nations aussi arrivent à la grandeur et à-la prospérité vraiment dignes de ce nom. Ce que le premier de Vos rois apostoliques ayant parfaitement compris, il n’eut rien de ‘plus à cœur dans ses prières à Dieu, ïil ne poursuivit rien plus labo-
rieusement et plus constamment pendant toute sa vie que de pro- . pager la foi catholique dans tout son royaume et de l'y établir dès . le principe sur de solides fondements. Ainsi commenca de bonne beure entre les Pontifes romains, les rois et le peuple de Hongrie, » cet échange de dévouement et d'assistance qui, à aucune époque suivante, n'a été démenti, Etienne établit et fonda le royaume ; mais ce fut du Pontife romain qu'il reçut le diadème royal. Il fut sacré de par l'autorité pontificale, et il voulut faire de son royaume comme un don au Siège Apostolique. Il dota avec munificence un bon nombre de sièges épiscopaux; il en institua pieusement plusieurs autres;
mais, dans ces actes de mérite, il eut pour auxiliaire la souveraine bonté du Siège Apostolique, qui, dans bien des cas, fit preuve d’une ondescendance vraiment. extraordinaire. C’est dans sa foi et dans
son assiduité à la prière, il obtint une trempe d'âme si forte quil
86 2H NENGYCUIQUE DE 8 8 EDR AU à 0 RE
Jia, religione auspice, nata civitas vestra: eâdemque custode. et duce, non ad maturitatem solum, sed ad firmitudinem imperii -
gloriamque nominis pleno gradu pervenistis. Fidem a rege ac
parente suo, velut hereditate acceptam, sancte inviolateque Hungaria servavit, idque vel in summis temporum difficultatibus, . cum populos finitimos a materno Ecclesiæ sinu perniciosus error abduxit. Pariter cum fide catholica obsequium et pietas erga Petri Sedem in rege Apostolico, in episcopis, in populo universo constans permansit: vicissimque romanorum Pontificum. . propensam in Hungaros voluntatem paternamque benevolentiam videmus perpetuis testimoniis confirmatam. Hodieque, tot et
sæculorum et casuum decurso spatio, manent, Dei beneficio, necessitudines pristinæ ; et illæ majorum vestrorum viriutes
haudquaquam extinctæ sunt in posteris. Illa certe laudabilia, in
Episcopalibus officiis consumpti nec sine fructu labores : cala-
mitatum quæsita solatia : tuendis Ecclesiæ juribus collatum. Studium : conservandæ fidei catholicæ constans et animosa.
voluntas. | ï Hæc quidem reputans, jueundo lætitiæ sensu movetur animus,
recte factis laudem libentes persolvimus. Sed silere tamen non possumus, quod latet sane neminem, quam sint passim infensa
viriuü tempora, quot oppugnetur Ecclesia artibus, quam in tot
periculis metuendum, ne fides labefacta ibi etiam languescat, ubi maxime firma et altissimis est defixa radicibus. Satis est
meminisse funestissimum illud malorum principium, rationg-
lismi et naturalismi placita in omnes partes libere disseminata.
Accedunt innumerabiles corruptelarum illecebræ : potestatis publicæ sæpe ab Ecclesia autaversa voluntas aut aperta defectio; sectarum clandestinarum pervicax audacia : juventutis nullo ad .
Deum respectu instituendæ inita passim ratio. .
Atqui si unquam alias, profecto hoc tempore videre omninoque
sentire homines oporteret quanta sit religionis catholicæ ad tranquillitatem salutemque publicam non opportunitas solum, sed : plane necessitas. Quotidianis enim experimentis constat, quo.
tandem respublicas impellere moliantur ii, qui nullius vereri auctoritatem, nec frenos cupiditatum suarum illos perferre assueverunt. Scilicet quid spectent, quibus nitantur artibus, qua
pertinacia contendant nemini jam obscurum esse potest. Imperia |
maxima, respublicæ florentissimæ dimicare probe in singulas.
boras coguntur cum ejusmodi hominum gregibus, consiliorum
societate et agendorum similitudine ‘invicem conjuncüs, unde
Vobisque, Venerabiles Fratres, et populo Hungarico meritam
= « quon muzrum », 22 aour 1886 RO
C’est ainsi que, sous les auspices de la religion, Votre nation s'est . formée et que, sous son égide et sa conduite, Vous êtes parvenus,
non seulement à maturité, mais à obtenir l’affermissement du pou-
voir et la gloire pleine d’éclat qui rejaillit sur Votre nom. Cette foi,
que la Hongrie avait recue commé en héritage de son roi et de son .. Père, elle l’a saintement et inviolablement conservée, et cela même - au milieu des plus graves difficultés, lorsque l’erreur pernicieuse arrachait les peuples voisins du sein maternel de l'Eglise. En même temps que la foi catholique, le respect et l’attachement au Siège de Pierre demeurèrent constants dans la personne des rois aposto- liques, parmi les évêques et chez le peuple tout entier; en retour, - l’on à vu confirmées par des témoignages perpétuels l’affection et la bienveillance paternelles des Pontifes romains envers les Hongrois. . Grâce à Dieu, ces antiques liens subsistent encore aujourd'hui, après une si longue succession de siècles et d'événements, et ces vertus de Vos aïeux ne sont point taries dans leurs descendants. Il faut surtout louer ces efforts assidus consacrés, non sans fruit, à l’accom- plissement des devoirs épiscopaux; ces soulagements apportés aux malheurs publics; ce zèle déployé dans la défense des droits de
l'Eglise; cette ardeur constante et dévouée pour la conservation de
la foi catholique.
ï En rappelant à l'esprit ces choses, Notre âme est émue d’une . douce joie; et volontiers, Nous en décernons la louange méritée à Vous, Vénérables Frères, et au peuple hongrois. Mais Nous ne . saurions passer sous silence, ce qui, d’ailleurs, n’est ignoré de personne, combien les temps actuels sont partout contraires à la pra- tique de la vertu, par combien d'artifices l'Eglise est combattue et combien il est à craindre, au milieu de tant de périls, que la foi . ébréchée ne languisse là même où elle était plus ferme et où elle . avait jeté de plus profondes racines. Il suffit de signaler la source si … funeste de tant de maux, c'est-à-dire les principes du ralionalisme et du naturalisme librement propagés de toutes parts. — Il s’y joint : d'innombrables appâts de corruption : la tendance si souvent hos- . tile du pouvoir public vis-à-vis de l'Eglise, si même on n’en vient - pas à la défection ouverte; l'audace obstinée des Sociétés secrètes ; $ ie système si généralement adopté d'élever la jeunesse sans tenir de Dieu le moindre compte. ONE R
Or, certes, jamais il n’a été plus nécessaire qu'en ce temps-ci de comprendre et de se persuader intimement combien grande est, non seulement l'opportunité, mais la nécessité absolue de la religion catholique poür la tranquillité et le salut public. On voit, en effet, par l'expérience quotidienne à quelle extrémité voudraient réduire … ‘les Etats ceux-qui sont accoutumés de ne respecter aucune autorité,
- de ne tolérer aucun frein à leurs cupidités. Certes, nul n'ignore - désormais où ils tendent et par quels moyens, avec quelle obstina-
tion ils s'efforcent d’y parvenir. Les plus grands empires, les répu- bliques les plus florissantes se voient assaillis en quelque sorte à toute heure par ces foules d'individus unis ensemble par la commu- nauté des mêmes desseins et par l'identité des moyens d’action, de . sorte que la tranquillité publique est toujours menacée de quelque
Mu rte
| periculum dedca securitati publicæ io Hot Céhtea «3 tantam rerum malarum audaciam saluberrimo consilio alicubi À
… ENCYCLIQUE DE 5. Rio à
perfectum est, ut auctoritas magistratuum et Vis armaretur is Verumtamen ad prohibendos socialismi terrores una est ratio. Optima maximeque efficax, qua sublata, parum ad deterrendum
valet pœnarum metus, quæ in €0 consistit ut ad religionem . penitus informentur cives, verecundiâque et amore Ecclesiæ … teneantur. Est enim religionis sanctissima custos, et innocentiæ morum omniumque virtutum, quæ à religioni sponte proficis- #0
. cuntur, parens educatrixque Ecclesia. Quicumque religiose inte=.
greque præcepta sequuntur Evangelii, hocipso longe a socialismi
suspicione abesse necesse est. Jubet enim religio, ut Deum colere ac metuere, ita subesse atque obtemperare potestati legitimæ ;
vetat quippiam seditiose facere : vult salvas suas cuique res,
salva jura : qui majores opes habent, eos inopi multitudini
NT à
benigme subvenire. Egenos prosequitur omni caritatis numero, …
calamitosos suavissima consolatione perfundit, spe phone
bonorum maximorum et immortalium, quæ tanto futura sunt.
ampliora, quanto aut gravius homo laboraverit aut diutius.
Quamobrem qui civitatibus præsunt, nihil sunt
aut opportunius acturi, quam si religionem siverint, nulla re
impediente, influere in animos multitudinis, eosque ad hones-
tatem integritatemque morum præceptis suis revocare. Ecclesiæ 1
diffidere, eamve suspectam habere, primum est aperte injustum,
deinde, præter inimicos disciplinæ civilis cupidosque rerum
evertandarum, prodest nemini.
regno Hungarico plena atque integra libertate fruatur, quali frue- ji batur alias, nec nisi ad communem utilitatem uti consuevit. Nobis profecto maxime est in votis, ut ea e legibus tollantur,
Ingentes motus civicos, turbasque formidolosas, quibus est.
alibi civitatum tremefacta quies, Hungaria quidem, Dei beneficio, 2 à
non vidit. Sed instantia pericula Nos pariter ac vos Venerabiles | Fratres, omnino jubent attendere animum ad cavendum, et.
majore in dies studio eniti, ut istic floreat vigeatque religionis | ;
nomen, suusque institutis christianis honos permaneat. Hac de causa illud in primis optandum, ut Ecclesia toto.
quæ cum juribus Ecclesiæ discrepant et ejus facultatem agendi
minuunt, et professioni catholici nominis officiunt. Id ud impetretur, nobis Vobisque, quoad per leges licet, constanter elabo- …
randum, quemadmodum tot jam clari viri hoc eodem proposito. elaboraverunt. Interea, quandiu sunt illa, de quibus PARUS
legum jussa mansura, vestrum est conari ut saluti quam minime
noceant, admonitis diligenter civibus, quæ sua sintin hoc genere officia singulorum. Aliquotindicabimus capita, ae perniciosiora | ceteris USA esse. Q |
« quon mucrum », 22 aoû 1886 89.
5 péril. Ç'a été un salutaire conseil, comme on l’a fait dans certains pays, d'en venir, pour combattre une aussi grande audace du mal, à fortifier l’autorité des magistrats et à augmenter la rigueur des lois. Toutefois, pour conjurer la terreur du socialisme, ce qu'il y à d’excellent, de vraiment efficace et sans quoi la crainte du châtiment ne sert pas à grand'chose, c’est d'inspirer aux citoyens un esprit profondément religieux et de leur inculquer le respect et
l'amour de l'Eglise. La religion, en effet, est la sauvegarde sacrée de l'intégrité des mœurs et de toutes les vertus qui jaillissent de la religion comme de leur source, sous la conduite et le magistère de - l'Eglise. Quiconque suit pieusement et entièrement les préceptes de . l'Evangile se tient bien loin, par le fait même, de toute ombre de socialisme. De même, en effet, que la religion commande de vénérer Dieuet dele craindre, de même aussi elle ordonne d’être soumis et . d’obéir au pouvoir légitime ; elle défend de rien entreprendre de . séditieux; elle prescrit de respecter les biens et les droits d'autrui; à ceux qui ont plus de richesses, elle ordonne de veniren aide avec bonté à la multitude de ceux qui sont dans l’indigence ; elle entoure les pauvres de toutes les ressources de la charité ; elle répand
ses plus douces consolations sur les malheureux, en leur inspirant l'espoir de biens immenses et immortels, qui seront d'autant plus grands que l’on aura eu plus durement ou plus longtemps à souffrir.
C'est pourquoi ceux qui président aux destinées des nations ne sauraient rien faire de plus sage et de plus opportun que de laisser la religion, libre de tout obstacle, exercer son influence sur l'esprit des peuples et les ramener par ses préceptes à la vertu et à l’intégrité des mœurs. Se défier de l'Eglise, la tenir en suspicion, outre que c’est chose ouvertement injuste, ne saurait profiter à d’autres > qu'aux ennemis de l’ordre civil, à ceux qui désirent le bouleverse- * ment de la société. — Ces redoutables soulèvements populaires, ces - foules turbulentes qui ont ébranlé ailleurs la paix publique, la Hongrie, grâce à Dieu, ne les a pas vus. Mais l’imminence du péril nous impose absolument, à Nous aussi bien qu'à Vous, Vénérables Frères, de consacrer Nos soins à le prévenir et à faire en sorte que, de plus en plus, la religion fleurisseet prospère parmi vous, et que les institutions chrétiennes y restent en honneur. — A cet effet, il est à désirer, tout d’abord, que l'Eglise jouisse dans tout le royaume . de Hongrie d’une pleine et entière liberté, comme elle en jouissait autrefois, liberté dont elle ne s’est jamais servie que pour le bien public. Aussi avons-Nous souverainement à cœur qu’on élimine des lois ce qui s'y trouve en désaccord avec les droits de l'Eglise, ce qui diminue sa liberté d'action et ce qui entrave la profession du catho- ; . licisme. Pour l'obtenir, il Nous faut travailler constamment, à Nous et à Vous, autant que les lois le permettent, de même que l'ont déjà fait à cette fin tant d'hommes illustres. En attendant, et tant que resteront en vigueur ces dispositions légales dont Nous parlons, il Vous faut faire en sorte qu'elles nuisent le moins possible au salut des âmes et indiquer avec soin aux peuples quels sont, sous ce rapport, les devoirs de chacun. Nous allons indiquer quelques points qui semblent être particulièrement pernicieux.
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(\ ENCYOLIQUE DES. S: LEON XNE «00
Sic, veram amplecti religionem maximum officium est, quod fi. nulla hominum ætate potest esse circumscriptum. Vulla dei regno
infirma ætas. Ut illud quisque novit, ita debet sine ulla cunctatione efficere : ex efficiendi autem voluntate jus unicuique sanctissimum gignitur, quod violari sine summa injuria non potest. Simili de causa, eorum, qui curam gerant animarum, verissi-
mum idemque permagnum officium est in Ecclesiam cooptare, quotquot matura ad judicandum ætate, ut cooptentur, petant.
Quamobrem si animarum curatores alterutrum malle cogantur,
necesse est eos humanarum legum severitatem potius subire,
quam vindicis Dei iram lacessere.
Ad societatem conjugalem quod attinet, date operam, Venerabiles Fratres, ut alte descendat in animos doctrina catholica de sanctitate, unitate, perpetuitate matrimonii; ut sæpe in memoriam populi revocetur, conjugia christionorum soli poteslati ecclesiasticæ, suapte natura, subesse : quid Ecclesia sentiat, et doceat de eo, quod matrimonium civile vocant : qua mente, quo animo catholicos homines istiusmodi parere legi oporteat : non licere catholicis, idque maximis de causis, nuptias cum christianis conjungere a professione catholica alienis; quique id facere, non ex auctoritate indulgentiaque Ecclesiæ ausint, eos in Deum, in Ecclesiam ipsam peccare. Cumque hæc res tanti sit, quanti videtis esse, universi, ad quos ea cura spectat, quantum possunt, diligentissime provideant ut ab ejusmodi præceptis nemo ulla ratione discedat. Eo vel magis quod, si alia in re, certe in hac, de qua dicimus, obtemperatio Ecciesiæ cum salute reipublicæ necessariis quibusdam est nexa jugata vinclis. Etenim principia, ac velut elementa optima vitæ civilis societas domestica nutricatur et continet : proptereaque hinc pendet magnam partem pacatus et prosperus civitatis status. Atqui talis domestica societas est, qualis exitu matrimoniorum efficitur : nec bene evenire matrimonia queunt, nisi Deo mode-
rante et Ecclesia. His demotum conditionibus maritale conjugium, in servitutem redactum variarum lhbidinum, contra Dei voluntatem initum, itaque adjumentis despoliatum cælestibus
iisque pernecessariis, Sublatà etiam communione vitæ in eo,
quod hominum interest maxime, id est in religione, fructus
acerbissimos gignat necesse est, ad extremam familiarum civita-
tumque perniciem. Quamobrem bene, nec solum de religione,
sed etiam de patria meruisse judicandi sunt catholici viri, qui abhince duobus annis cum Cœtus legumlatorum Hungariæ rogarentur, vellent juberent rata esse christianorum cum hebræis
matrimonia, eam rogationem concordibus animis et libera voce
repudiarunt, et ut antiqua lex de conjugiis probaretur, pervi-
cerunt. Quorum suffragiis ex omnibus Hungariæ partibus comi