‹ Lettres apostoliques des S.S. Léon XIIIChapitre 37 sur 85 · VAR NE · texte numérisé non relu

VAR NE

& QUOD MELTU

M », 22 aout 1886 OR Ainsi, par exemple, c’est le suprême devoir d’embrasser la vraie religion, devoir qui ne saurait ètre limité à aucun âge. Il n'est point * d'âge qui soit impropre au royaume de Dieu. Dès qu'on a connu ce devoir, on doit le remplir sans la moindre hésitation ; et, dans la volonté même de le mettre en acte, il y a pour chacun un droit sacré, qu'on ne saurait violer sans la plus grande injustice. De . même à ceux qui ont charge d’âmes incombe le devoir très réel et très important d'admettre dans l'Eglise tous ceux qui, étant à même par leur âge de juger mürement, demandent à y être admis. C’est __ pourquoi, si les pasteurs des âmes se voient contraints de choisir . en cela l'alternative, il faut qu'ils subissent la rigueur des lois __ humaines plutôt que d’encourir la colère du Dieu vengeur.

À Pour ce qui touche à la société conjugale, efforcez-Vous, Vénérables Frères, de graver profondément dans les cœurs la doctrine

catholique sur la sainteté, l'unité et la perpétuité du mariage.Tâchez de rappeler souvent à l'esprit des peuples que les mariages entre __ chrétiens sont sujets, de leur nature, au seul pouvoir ecclésiastique; * rappelez aussi ce que l’Eglise pense et enseigne sur ce que l'on. appelle le mariage civil, et dans quel esprit, avec quelles dispositions les catholiques doivent obéir à la loi sur ce point. Rappelez qu'il n’est pas permis aux catholiques, et cela pour te plus graves raisons, de contracter des mariages qui les uniraient à des chré-

» tiens étrangers à la profession du catholicisme, et que ceux qui osent le faire sans l'autorité bienveillante de l'Eglise pèchent contre Dieu et contre l'Eglise elle-même. Et, comme ce point est d’une si

- haute importance , ainsi que vous le voyez, que tous ceux à quile

devoir en incombe avisent, de tous leurs soins, à ce que, pour aucun motif, nul ne s’écarte des préceptes à ce sujet; et cela d'autant n. plus que, dans aucune autre chose comme dans celle-ci, l'obéissance à l'Eglise n'est plus unie et rattachée par certains liens nécessaires au salut de la chose publique. En effet, la société domestique contient et fortifie les principes et, pour ainsi dire, les meilleurs éléments de la vie sociale : aussi est-ce de là que dépend, en grande partie, la condition tranquille et prospère des nations. Or, cette société domestique est telle que la font les mariages par leur bon ou mauvais résultat, et les mariages ne peuvent aboutir à bien que s'ils sont réglés par Dieu et par l’Eglise.Dépourvu de ces conditions, le mariage, réduit à une servitude des passions capricieuses, . conclu contre la volonté de Dieu, dépourvu par là même des . grâces célestes qui lui sont nécessaires, manquant aussi de cette ñ communion religieuse qui est la plus importante pour les hommes, » ne peut que produire des fruits très amers, pour la ruine com- __ plète des familles et des nations. Aussi faut-il regarder comme ayant bien mérité, non seulement de la religion, mais aussi de la patrie, ces catholiques qui, il y a deux ans, lorsque les assemblées législatives de Hongrie étaient saisies de la question pour qu'elles. . voulussent et ordonnassent la sanction des mariages entre chrétiens \ et juifs, rejetèrent cette proposition d’une voix libre et avec une entière concorde, et obtinrent que l'antique loi sur les mariages fût confirmée. A leurs suffrages vint s'unir, de toutes les parties de

a | | ENCYCLIQUE DE S. $. LÉON xXHII

tata est assentiens voluntas plurimorum, idem se et sentire et. probare luculentis testimoniis confirmantium. Similis consensus et par animi constantia adhibeatur, quotiescumque pro re catholica dimicatio sit : jam erit consécutura victoria : minimum, experrectior et fructuosior futura vitæ actio, pulso languore excussâque desidia, qua christiani nominis inimici omnem

PA FaMalCorum virtutem utique consopiri En à

Nec minor manabit in civitatem utilitas, si recte ac sapienter :instituendæ juventuti vel a primis puerorum ætatulis consulatur. Is est temporum morumque cursus, ut nimis multi nimioque opere contendant vigilantià Ecclesiæ saluberrimâque religionis virtute prohibere deditam litteris adolescentiam. Adamantur atque expetuntur passim scholæ, quas appellant neutras, mixtas, laicales, eo nimirum consilio ut alumni in summa sanctissimarum rerum ignoratione nullâque religionis cura adolescant.

Ejusmodi malum quia et latius et majus est, quam remedia, propagari sobolem videmus bonorum animi incuriosam, religionis expertem, persæpe impiam. Tantam calamitatem ab Hungaria vestra, Venerabiles Fratres, omni, quo potesti, studio et contentione defendite. Adolescentes vel a pueritia ad christianos mores christianamque sapientiam informari, non modo Ecclesiæ, sed etiam reipublicæ hodie tanti interest, ut pluris interesse non possit. Id jam plane intelligunt, quicumque recte sapiant : proptereaque catholicos homines multis locis magno numero videmus de fingendis probe pueris vehementer sollicitos, in eaque re præcipuam et constantem operam, nec sumptuum nec. laborum magnitudine deterritos, collocare. Non absimili propo= sito multos quoque ex Hungaria novimus idem enili et efficere : . nihilominus sinite, Venerabiles Fratres, ut episcopale studium vestrum magis magisque incitemus.

Nos profecto, rei gravitate perspecta, cupere et velle debemus, utin publica adolescentium institutione integrum Ecclesiæ. sit eas explere partes, quæ sibi sunt divinitus datæ : nec facere possumus quin vos flagitemus, ut operam vestram huc studiose conferatis. Interea pergite etiam atque etiam patresfamilias monere, ne a liberis suis eos celebrari patiantur discendi ludos,

unde fidei christianæ jactura metuatur : simulque efficite, ut

scholæ suppetant sanitate institutionis et magistrorum probitate commendabiles, quæ auctoritate vestra et cléri vigilantia gubernantur. Quod non solum de scholis primordiorum, sed etiam de . litteratum majorumque disciplinarum intelligi volumus. Pia veterum liberalitate, maximeque ou et proue vestro- i>

la Hongrie, J'adhésion ds là dot atte prouvant par d éclatants témoignages qu’elle l'es approuvait et pensait de même. Puisset-on faire preuve d’un semblable accord et d’une égale constance d'âme toutes les fois que la lutte est engagée sur les intérêts catho. liques! La victoire sera dès lors obtenue, et pour lé moins l’action

te en deviendra plus ardente et plus efficace, en secouant - toute lenteur et en surmontant cette inertie par laquelle les ennemis du nom chrétien voudraient assoupir tout sentiment de courage parmi les catholiques.

Ce ne sera pas d’une moindre utilité pour la nation, si r on pourvoit avec droiture et cs à LE SAUEAHon de la jeunesse dès la première enfance. | ns

4 Telle est aujourd’hui Ja marche des or et des habitudes, qu'un grand nombre, et au prix de très grands efforts, travaillent à sous- - traire à la vigilance de l'Eglise et à la vertu salutaire de la religion la jeunesse adonnée aux lettres. On désire et on réclame de toute part des écoles appelées neutres, mixtes, laïques, dans le but d'obtenir que les élèves croissent dans une complète ignorance des choses les plus saintes et sans le moindre souci de la religion. Ce mal étant beaucoup plus étendu et plus grand que les remèdes, on voit se multiplier une génération insouciante des biens de là âme, ignorante de la religion, souvent impie. Ecartez un si grand malheur de votre Hongrie, Vénérables Frères, et mettez-y tout Votre soin, tout Votre

13 es à .

zèle. Formez la jeunesse, dès la plus tendre enfance, aux mœurs et

Ei 4

à là sagesse chrétienne; c'est une affaire qui, aujourd’ hui plus que

* toute autre, intéresse, non seulement l'Eglise, mais l'Etat. C'est ce

te ‘comprennent parfaitement tous ceux qui ont de saines idées;

… Jiques se préoccuper vivement de bien ‘élever la jeunesse et consacrer . àäcette œuvre la part principale et constante de leur activité, sans se laisser effrayer par là grandeur des sacrifices et le poids du travail.

un dessein semblable; permettez, néanmoins, Vénérables Frères, que Nous, excitions en cela de plus en plus Votre zèle épiscopal,

: Considérant l'importance de la chose, Nous devons, certes, désirer et vouloir que, dans l'éducation publique de la jeunesse, il soit pleinement donné à l'Eglise de remplir les devoirs qui lui sont . divinement confiés ; et Nous ne pouvons faire moins que de Vous . conjurer de consacrer à ce but Vos soins diligents. En même temps,

: ne Vous assez point d’avertir les pères ‘de famille et d’insister

| auprès d'eux pour qu ils ne permettent pas à leurs enfants de

(à DS

Es mandables par l'excellence de l'éducation et la probité des maîtres ; \ et que ces écoles relèvent de Votre autorité et soient placées. sous

soit en péril ; procurez aussi qu'il ne manque pas d'écoles recom-

la surveillance du clergé. Nous voulons que cela s’entende, non :

seulement des écoles é lémentaires, mais aussi de celles où l'on tudie les belles-lettres et les hautes sciences. Grâce à la pieuse ibéralité de Vos ancêtres, et en particulier parla munificence de Vos ois et ke pe ee. RE établissements ae ont été

. aussi voit-on, en beaucoup d’endroits, un grand nombre de catho-

Nous savons que beaucoup en Hongrie s'efforcent de travailler dans.

fréquenter les écoles où il est à craindre que la foi chrétienne ne

| ENCYCLIQUE DE s. ce - LÉO x His

tione gratæ posteritatis cardinalis Pazmany archiepiscopus |

\ 4 it et condidit et censu amplissimo ditavit. Jamvero pulcrum et

rum menibeann, ‘domicilia scientiis litterarum tradenidiss he et nobilia constituta sunt. Floret apud vos memoria et prædica-

Strigoniensis, qui magnum lyceum catholicum Budapesthinum

- recordari, tantæ molis opus effectum ab 60 pura et sincera inten- |

“tone religions catholicæ promovendæ ; idemque a rege Ferdi-

. nando Il confirmatum, ut religionis catholicæ veritas, bi vigebat, he | inconcussa persisteret, “ubi labefactata fuerat, repararetur, cultus … divinus ubique propagaretur. Perspectum Nobis'est, quam strenue constanterque curavistis ut istæ studiorum optimorum sedes, nihil. mutata natura pristina, tales esse - “perseverent, quales ipsarum auctores esse voluerunt, hoc est enstituta catho-

tate Ecclesiæ et episcoporum permanerent. Quam ad rem vos magnopere hortamur nullam prætermiltere opportunitatem, omniaque periclitari, ut honestum ac nobile propositum omni

præsunt : neque enim verisimile et passuros, ut, quod dissen- SE tiendibus à catholico nomine communitatibus concessum est, id Ecclesiæ catholicæ denegetur.

dubitamus quin patrum exempla renovare, religionemque imitari velitis. Immo allatum Nobis est, cogitationem jam vobis esse susceptam de opportuna palæstra formandis magistris optimis.

lica, quorum res familiaris, administratio, magisterium in potes-

ex parle consequamini. Consecuturi autem estis, spectata Regis ’ Apostolici eximia pietate, prudentiaque virorum qui reipublicæ

‘Ha Quod si ratio temporum postulabit, ut in hoc genere aut | quædam instituantur nova, aut instituta augeantur, minime à

-Saluberrirum consilium, si quod aliud, dignum sapientia et virtute :

vestra : quod ut celeriter, Deo adjuvante, perficiatis,, Nes: re

- fecto et cupimus et hortamur.

si “Verum ad salutem pie si tantopere pertinet institutio.

+ -adolescentium in universum, muito pertinet magis eorum qui à Fi . sacris initiari volunt. Ad hoc quidem debetis, Venerabiles Fratres,

nominatim attendere, in hoc maximam partem vigiliarum laborumque vestrorum consumere : sunt enim adolescentes clerici

| spes et velut incohata forma sacerdotum : in sacerdotibus vero. - quantopere nitatur decus Ecclesiæ, et ipsa populorum æterna | salus, vos plane cognoscitis. Omnino in instituendis clericis sunt

ætas informari solet, adjungendæ disciplinæ sacræ et canonicæ, | caulo ut earum doctrina rerum sana Sit, usquequaque Oo cum Ecclesiæ documentis penitus. consentiens, hisque maxime

. el eos, ue contr adicunt arguere.

ù temporibus, vi et ubertate præstans, ué Port sat exhortari..….

duæ res necessariæ, doctrina ad cultum mentis, virtus ad per- … fectionem animi. Ad éas humanitatis artes, quibus adolescens. S.

ÉTER : RTE quon NULTOM » 2 AOÛT 1886. 05

fondés" pour l'enseignement des sciences et des lettres, Vous gardez | encore, commeune ‘gloire, le souvenir cherà là postérité du cardinal Pazmany, archevêque de Strégonie, qui fonda et dota largement rie grand Jycée catholique de Buda-Pesth. Or,ilest beau de rappeler * qu'une si grande œuvre fut accomplie par lui avec la pure et sincère intention de favoriser la religion catholique: ce qui fut confirmé aussi par le roi Ferdinand II, afin que la vérité de la religion. catho- . lique restät inébranlable là où elle était en vigueur, pour qu’elle füt réintégrée là où elle avait eu à souffrir, et pour que le culle divin fût propagé partout. Nous savons avec quelle vaillance et quelle constance Vous avez travaillé afin que ces centres d’études excel- lentes, sans rien changer à leur caractère primitif, continuassent d'être tels que l'ont voulu leurs fondateurs, c’est-à-dire des instituts catholiques, dont la direction, l'administration et l’enseignement restassent au pouvoir de l'Eglise et des évêques. A cet effet,

. Nous Vous exhortons vivement à ne laisser passer aucune occasion : pour affronter toute difficulté afin de réaliser pleinement Votre utile et noble dessein. Or, Vous y parviendrez, grâce à l’éminerte piété du Roi Apostolique et à la prudence des hommes qui dirigent les affaires publiques. Il n’est pas à supposer, en effet, qu'on les verra tolérer que ce qui est accordé même aux communautés en Le du catholicisme soit refusé à l'Eglise catholique.

Que si les bésoins des ue et de faire sous ce ‘rapport de nouvelles fondations, ou de développer celles qui existent, Nous né doutons point que Vous ne vouliez renouveler les exemples de Vos ancêtres et imiter leur foi. IL Nous a même été rapporté que c'est déjà Votre dessein de fonder une Académie propre à former d'excellents maîtres. Salutaire dessein s’il en füt, digne de votre sagesse et de votre vertu, et certes, Nous Vous encourageons et Vous HA à le mettre, Dieu aidant, Lies en exécution.

ci, Mais si: l'éducation de ha jeunesse intéresse à un si Eau point lesalut public en général, c’est bien plus encore lorsqu' il s’agit de ceux qui veulent entrer dans les saints ordres. C’est à cela, Vénérables Frères,-que Vous devez Vous dévouer spécialement : c'est à cela que doivent étre consacrés en -grande partie Vos veilles et Vos labeurs ; en effet, les jeunes clercs sont l'espoir et comme la forme naissante du sacerdoce. Or, Vous Savez parfaitement combien l'honneur de l'Eglise et le salut éternel des peuples doivent se … fonder sur le clergé. — Deux choses sont surtout nécessaires dans . l'éducation des clercs : la doctrine pour la culture de l'esprit, la - vertu pour la perfection de l’âme. Aux classes d’humanités dans esquelles on a l'habitude de former la jeunesse, il faut ajouter les ciences sacrées et canoniques, en ayant soin que la doctrine en ces matières soit saine, absolument irréprochable, pleinement - d'accord avec les enseignements de l'Eglise surtout en ces temps-ci, en un mot excellentes par la solidité et l'ampleur, afin que le prétre

soit puissant à PER OTÉErEs. a Sin il nve redresser ceux qui contre- Disons la 1 doctrine. |

Vitæ sn qua ris inflat Si non ædificat, come. . plectitur non solum probos honestoque mores, sed eum quoque De virtutum sacerdotalium chorum, unde illa existit, quæ efficit .

: à sacerdotes bonos, similitudo Jesu Christi, summi et æterni

Fe . Sacerdotis. Huc sane spectant sacra seminarià : vosque, Venerabiles Fratres, non pauca habetis, tum pueris ad clericatum

. | praparantis tum clericis instituendis præclare fundata. Il iis

maxime evigilent curæ et cogitationes vestræ : efficite ut litteris

disciplinisque tradentis lecti viri præficiantur, in quibus doc- ,

trinæ sanitas cum innocentia morum conjuncta : sit, ut in re tanti Je

momenti eis confidere jure optimo possitis. Rectorei tapes +. magistros. pietatis eligite prudentia, consilio, rerum usu præ. ceteris commendatos ; communisque vitæ ratio, auctoritate veslira, sic temperetur, ut non modo nihil unquam alumni offendant pietati contrarium, sed abundent adjumentis omnibus, quibus - alitur pielas : aptisque exercitationibus incitentur ad sacerdo= de talium virtutum quotidianos progressus. Ex indusiria diligens

‘ tiaque in instituendis sacerdotibus posita fructus percipietis

summopere optabiles, munueque vestrum épiscopale multo sen- …

tietis esse ad gerendum facilius, ad utilitatem uberius, pa Ç ‘

Sed ultra tendant paternæ curæ vestræ necesse est, sScilicetut : Fe preshyteros in ipsa munerum Sacrorum perfunctione comitentur. À Sollerter et suaviter, uti vestram decet caritatem, videte, ne profanos spiritus unquam sumant,ne utlitatum Suarum cupiditate, | vel negotiorum sæcularium cura ducantur : immo virtute et recle factis in exemplum excellant, de studio precandi nihil unquam remittendo, ad mysteria sanctissima caste adeundo. His erecti ac roborati præsidiis, quotidianos sacrorum munerum labores ultro déposcent, studioseque, ut par est, in excolendis populorum. animis ANRT oUREr, maxime ministerio verbi et A D . USU. ; |

RE à Eorum vero nn animi bis quas continenter 4 Me) vipere infirmitas humana non patitüur, nihil propemodum videtur ; aptius, quam quod est alibi in more positum, idque magno Cum. fructu, ut secedant identitem ad statas animi meditationes, Déo | sibique unice per id tempus vacaturi. Vobis autem, Venerabiles. : Fratres, in obeundis pro potestate diœcesibus, sponte et percommoda sese dabit occasio cognoscendi ingenium et mores, singulorum, pariterque videndi in re præsenti, qua. potissimum ratione aut prohibere, aut sanare, aut siqua insederint, mala necesse sit. Atque ob eam causam, ne vis ecclesiasticæ disciplinæ frangatur, adhibenda, ubi opus esse ‘videbitur, ad sacrorum canonum norma justa severitas : omnesque intelligant cum * D \ sacerdotia, tum varioS dignitatum gradus non esse nisi utiliur

a sainteté se la vie, sans gdebe 1 science énile ét ne produit ‘rien de solide, comprend, non seulement des mœurs honnêtes et intègres, mais aussi cet ensemble de vertus sacerdotales qui fait que les bons prêtres soient l'image de Jésus-Christ, le Prêtre Suprême et Eternel. C’est à cela que tendent les Séminaires : êb Vous, Vénérables Frères, Vous avez dignement fondé un bon nombre d'établissements, soit pour préparer les enfants à la vie sacerdotale,

soit pour former les clercs, Que Vos soins et Vos préoccupations veillent surtout sur ce point : faites que l’enseignement des lettres et des sciences soit confié Ce des hommes “Choisis, chez lesquels la sûreté de la doctrine soit unie à l’excellence de la conduite, ‘afin que, dans une affaire de si haute importance, Vous puis- Siez à bon droit avoir confiance en eux. Choisissez les préfets de discipline, les directeurs parmi céux qui l’emportent sur les autres par le don de prudence et de conseil, ainsi que par l’expérience ; que la règle de la vie commune soit combinée de telle sorte par Votre autorité, que, non seulement les élèves ne manquent jamais en quoi que ce soit aux devoirs de la piété, mais qu ils Soient munis aussi de tous les secours dont la piété elle-même s ‘alimente ;et que,

par des exercices adaptés, ils soient stimulés aux progrès quotidiens . dans la voie des vertus sacerdotales. Du soin et de la diligence que Vous mettrez à élever le clergé, Vous retirerez les fruits les plus désirables et Vous sentirez s’alléger de beaucoup Votre charge épiscopale pour le gouvernement des âmes, pendant qu ins tt. d'une utilité plus féconde.

11 faut encore que Vos soins paternels s éondent plus loin, c’est- | à-dire qu'ils accompagnent le prêtre dans l’accomplissement de ses, devoirs sacrés. Veillez avec diligence et douceur, comme il convient - . à Votre charité, afin que jamais le prêtre ne se laisse conduire par : esprit profane, ou par la cupidité de ses intérêts, ou par le soin. es affaires séculières ; pour que, au contraire, il brille par l exemplé des vertus et des bonnes œuvres, ne se lassant jamais de se concrer à la prière et s’approchant dignement des saints mystères. outenu et réconforté par ces secours, le prêtre se consacrera de rand cœur autravail quotidien de son saint ministère ;ilse dévouera avec soin, selon son devoir, à l'instruction du peuple, surtout par prédication et par la fréquentation des sacrements.

Pour retremper les forces de l'âme, qui, par suite de l'infirmité

- apte, comme on le pratique ailleurs avec grand profit, que de se. retirer pour faire un cours de méditations, sans autre pensée, pen-

dant ce temps-là, que celle de Dieu et de son âme. Quant à Vous,

nérables Frères, en visitant selon Votre pouvoir Vos diocèses, il. e Vous manquera pas d'occasion. naturelle et opportune de juger du talent et de la conduite de chacun de Vos prêtres, comme aussi

e voir de près par quels meilleurs moyens Vous pouvez réprimer Orriger le mal, s'il y a lieu. A cet effet et pour que la discipline ésia stique ne perde pas sa vigueur, il faut déployer en cas. de

om ‘ennent He les charges GORE et Les divers.

umaine, ne sauraient être toujours prospères, rien ne sera plus

juste sévérité, d'après les règles canoniques ; qu'ainsi

verint, qui vitæ integritate doctrinâque præstare judicentur.

His ornato virtutibus clero, non exiguam partem consultum erit et populo : qui, ut est amans Ecclesiæ et religionis avitæ perstudiosus, facile ac libenter sacrorum administris se dabit excolendum. . nr AN à

ad integritatem doctrinæ catholicæi in multitudine conservandam, disciplinamque evangelicam factis, vita, moribus retinendam valere videantur. Date operam ut frequentur sacræ expeditiones in culturam animorum suscipiantur : eisque præficite Viros probatæ virtutis, de Christ spiritu animatos , caritate por morum Incensos.

Opinionum vel cavendis Ge evellendis erroribus, late i in VAE UE

disseminentur salubriter scripta, quæ cum rerum veritate congruant et ad virtutem conducant. Hoc quidem tam laudabili fru- SRE giferoque proposito aliquot j jam societates scimus coaluisse, nec

FN frustra opera consumere. Eas igitur et augeri numero et majore + in dies fructuum copia florere valde cupimus. :

curarum premium ie à is reservari, qu.

Ecclesiæ servierint, qui in Curanda animorum salute desuda-

Séd tamen nulla vobis rat rend à earum rerum esi, quæ

Tlud etiam volumus, excitari a Vobis universos, cu maxime We

qui doctrina, qui censu, qui dignitate, qui potentia ceteris ante-

-cellunt, ut in omni vita, tam privatim quam publice, impensus curent religionis nomen, Ecclesiæ causam , ductu auspicioque vestro, fortius agant et quæcum que rei catholicæ provehendæ instituta sunt vel instituentur, adjuvare, amplhificare ne recusent.

nibus, ad tuendum suum cujusque decus præpostere excogilalis, quæ fidei morumque christianorum præceptis prossus repugnant, | et multis perniciose flagitioseque factis aditum patefaciunt, |

Demurm necessaria contentio est assidua et vehemens adversus

non honestas consociationes : quarum est antevertenda contagio rationibus omnibus, iis nominatim quas litteræ Nostræ Encyclicæ alias indicavere. De qua re tanto à vobis majorem curam adhiberi volumus, quanto plus istic numero opibus, poigstale valent ie:

rh generis societates. “ “ Hæc habuimus, Venvrabiles rite quæ vobis,. “urgente propositum caritate, prescriberemus ; quæ toti Hungarorum

… Similiter resistere necesse est fallacibus quibusdam opinio-

senti prompta ad parendum voluntate acceptum iri confidimus.

Ut patres vestri de hoste teterrimo magnifice ad Budam. À ARE non bellica tantum fortitudine perfectum est, sed virtute religionis: quæ quidem vobis, quemadmodum vim

magnamque imperi GHUOPMALE initio pepenit, fa api Pronees F

degrés de dignité ne doivent être que. le prix d'œuvres utiles, et que par là même, ils sont réservés à ceux qui seront reconnus avoir * servi l'Eglise, s'être sacrifiés pour le salut des âmes, l'avoir emporté, en un mot, par l'excellence de la conduite et de la doctrine.

+ Avec un “clerg gé orné de ces vertus, on aura largement pourvu au bien du peuple, lequel, aimant qu il est de l'Eglise et jaloux de la religion de ses pères, se laissera volontiers et aisément conduire Ÿ parles ministres sacrés. — Cependant, il ne Vous faut omettre aucun Le … des soins qui Vous paraîtront utiles pour conserver parmi les popu- Le

F « QuoD MOUTON D, 92 AoUr 1886

lations l'intégrité de la doctrine catholique et pour maintenir la morale évangélique dans les œuvres, dans toute la vie et dans les mœurs. Procurez que des cours de missions soient donnés souvent «pour la sanctification des âmes, et confiez ces missions à des hommes . d’une vertu éprouvée, animés de l'esprit de Jésus-Christ, enflammés de la charité du prochain.

- Pour préserver des opinions erronées ou pour les extirper, il est ‘utile de faire répandre largement parmi le peuple des écrits con- formes à la vérité et aptes à porter à. la vertu. Nous savons que 3 quelques Sociétés se sont déjà formées dans ce but louable et salutaire, et qu’elles ne déploient pas en vain leur activité. Aussi désirons-Nous vivement les voir augmenter en nombre, et produire chaque jour des fruits plus abondants. — Nous voulons aussi que à Vous excitiez tous en général, mais surtout ceux qui, par leur A science, leur fortune, leur dignité, leur pouvoir l'emportent sur les autres, afin que dans toute leur vie, aussi-bien privée que publique, “als: aient de plus en plus à cœur l'honneur de la religion, la cause de l'Eglise, et que sous Votre conduite et Vos auspices, ils agissent avec plus d’élan, et ne se refusent pas de soutenir et d'étendre - tout ce qui est. déjà institué ou doit l'être. pa FA VReE les intérêts à Nous

* Pareillement, il est nécessaire de résister à ruines opinions erronées imaginées fort mal à propos pour défendre l'honneur personnel, opinions qui répugnent absolument à la foi et à la morale chrétienne et qui ouvrent la voie à bien des actes criminels et pernicieux. Enfin, il est nécessaire de déployer des efforts assidus et zélés contre les associations illicites, dont il faut éviter la contagion pour toutes sortes de motifs, pour ceux en particulier que Nous avons indiqués dans une autre de Nos Lettres Encycliques; . et Nous voulons que Vous déployiez à ce sujet d'autant plus de zèle que ces sortes de Sociétés sont chez Yous plus nombreuses, plus riches et plus puissantes.

__ Telles sont les choses, Vénérables More, dont une donte charité Nous à poussé à Vous entretenir, et Nous espérons qu'elles. seront accueillies d'un esprit docile par toute la nation hongroise. — C'est ainsi que Vos pères, pour qu'ils pussent triompher Si. D admirablement à Bude d'un terrible ennemi, ne déployèrent pas ke “ulément leur valeur guerrière, mais aussi la vertu de la religion, laquelle, de même qu’elle Vous à valu dès le principe la force et la suprême autorité du pouvoir, sera aussi à l'avenir Votre garantie de prospérité à à Lintensur et de gloire au dehors. Nous désirons,

ritatem foris gloriam in posterum pollicetur. Ista quidem vel ornamenta vel commoda evenire. vobis cupimus, idemque précamur, opitulante magna Virgine Matre Dei, cui regnum Hungaricum consecratum est, a qua nomen etiam invenit ; eademque de causa opem suppliciter imploramus santi Stephani, qui rempublicam vestram, omni a se benefciorum genere ornatam et auctam, volens propitius, uti Certa spes est, respiciet e cœlis, firmissimoque patrocinio tuebitur.

Hac igitur spe freti, vobis singulis, Venerabiles Fratres, et clero populoque vestro universo, auspicem cælestium munerum et palernæ benevolentiæ Nostræ testem, Apostolicam benedictionem peramanter in Domino impertimus. |

Datum Romæ apud S. Petrum, die XXII Augusti, An. MDCCCLXXX VI, Pontificatus Nostri Nono.

« QUOD MUETUM », 22 AOUT 1886 101

que ces biens et ces avantagés Vous soient accordés, et Nous en faisons l’objet de Nos prières, les demandant par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu, à laquelle le royaume de Hongrie est consacré, si bien qu'il en a même pris le nom. Nous implorons à ce même effet le secours de saint Etienne, qui, ayant orné et comblé Votre patrie de toutes sortes de bienfaits, daignera du haut du ciel, comme Nous en avons le ferme espoir, la regarder avec bienveillance et la prendre sous son invincible protection. Fondé sur cette espérance, Nous Vous accordons affectueusement dans le Seigneur, comme gage des grâces célestes et en témoignage de Notre paternelle bienveillance, la bénédiction apostolique, à Vous, Vénérables Frères, à Votre clergé et à tout Votre peuple.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 22 août 1886, en la neuvième année de Notre Pontificat,

LÉON XII, PAPE

4 ES D: N. LEONIS PAPÆ x

EPISTO LA ENCYCLICA |

PÉ

DE BOCLESIÆ LUSITANZÆ NECESSITATIBUS |

Hs A Lusitaniæ Episcopos.

nee “AEO pp XHI |

Q Venerabiles Fratres, ei Salutem el apostolicam benedictionem.

IPERGHATA NoBIS accidit communis epistola vestra ; quam : su periore mense accepimus; quæque illud maxime testabatur, - vos civesque vestros libentibus animis cognovisse novissima\ ne Apostolicæ Sedis cum regno Lusitano pacta conventa, de iisque . lætari, velut de re bene gesta ac bono publico non minimum

Pa nes profutura. — Omnino, quod. vos perspexistis, illud-Nobis fuit

in universo hoc negotio propositum, ut ea ad dignitatem imperii | conservarentur, quæ regibus vestris de catholico nomine meritis + Pontifices romani contulerant.. unaque meliori constitutioni. | __ commodisque rei Indorum cpristianæ consuleretur. Quod quidem propositum partim videmur consecuti, partim confidimus

Dei munere benefcioque consecuturos. — Quamobrem intuen-

: übus animo optatissimum, de quo loquimur, eventum, prospicere licet in posterüm, nec ominari solum, sed plane spem certam Concipere, futurum ut christianum nomen in Lusitania -vestra ad communium rerum salutem florere pergat, et RTE in dies Incrementa capiat mat Cui spei ut ad plenum respondeat exitus, Nos Fute primi.

omnium, ita Deus adsit propitius, dabimus operam. Plurimum PE VELO adjumenti in prudentia vigilantiaque vestra episcopali, in solertia et virtute Cleri, in voluntate populi Lusitani, sine AH : dubitatione reperiemus. Immo in causa tam nobili tamque * "7 -fructuosa nec parties desiderabuntur virorüm qui rem publicam MN gerunt: de AUIDAS minime Nour Ta Nobis sapentes

| LETTRE ENCYCLIQUE DE N. T: SP, LEON XIII DES BESOINS DE L'ÉGLISE EN PORTUGAL

Aux Évéques du Portugal.

POP" LEON XF PP. « Vénérables Frères, Salut et Bénédiction Apostolique.

I Nous a été très agréable de recevoir le mois dernier Votre lettre collective par laquelle Vous manifestiez surtout que Vous aviez été heureux de connaître, Vous et Vos concitoyens, les pactes récents : - stipulés entre le Siège Apostolique et le royaume de Portugal, et que Vous Vous en réjouissiez comme d’une chose heureusement menée à terme et ne devant pas peu profiter au bien public. Ainsi que Vous l’avez compris, Nous avons eu tout particulièrement : en vue dans cette affaire de conserver ce que, pour l'honneur du pouvoir, les Pontifes romains avaient conféré à Vos rois bien méri-

- tants du catholicisme, et, en même temps, de pourvoir à une meilleure constitution et aux avantages des intérêts chrétiens aux Indes. Ce but, Nous l'avons en partie atteint, semble-t-il, et en partie, Nous ‘espérons le réaliser par la grâce et la bonté de Dieu. — C'est pour- quoi, en considérant le très heureux événement dont Nous parlons, il est permis pour l'avenir, non seulement d’augurer, mais de nourrir l'espérance certaine que les intérêts chrétiens continueront de prospérer et de prendre même de jour en jour un plus grand déve- loppement dans Votre Portugal, pour le salut des affaires publiques.

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Afin que le résultat réponde pleinement à l'attente, Nous voulons, Nous tout le premier, avec le secours de Dieu, y consacrer Nos soins. Nous serons sans doute puissamment aidé en cela par Votre prudence et Votre vigilance épiscopales, par le zèle et la vertu du. clergé, par les bonnes dispositions du peuple portugais. Bien plus, dans une cause si noble et si salutaire, le concours des hommes qui dirigent les affaires publiques ne manquera pas, et Nous ne

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