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ogis », 14 septembre 1886 107
FT + OIPERGRATA N |
confiance que, non seulement ils mettront le plus grand soin à
observer ce qui a été convenu, mais aussi qu'ils prêteront volon-
. uers leurs concours à Nous aussi bien qu’à Vous, pour réparer les . maux dont l'Eglise a souffert parmi Vous. or
. Gertes, il ne s'agit pas de peu de chose, surtout si l'on considère la condition de Votre clergé et des Ordres religieux dont la ruine a rejailli, non seulement sur l'Eglise, mais sur la société civile elle- . même, privée qu'elle s’est vue d’aides prudents et infatigables qui, par leur dévouement à moraliser le peuple, à élever la jeunesse, à créer - aussi dans les colonies des institutions chrétiennes, auraient pu être . d'une grande utilité, aujourd'hui surtout où l’on voit s'ouvrir un si vaste champ aux missions dans l'Afrique intérieure.
Si nous remontons à l'origine du mal, Nous pensons que l’impiété effrénée, si répandue au siècle dernier, en à été, sans doute, une cause, mais non pas la seule ni la principale. Elle envahit aussi, il est vrai, comme une contagion, les esprits de Vos conci, toyens, et, par sa diffusion, elle cause de graves ruines. Ils semblent êtrenéanmoins plus dans le vrai ceux qui estiment que les plus grands maux furent causés par les factions des partis politiques, par les discordes intestines et les troubles des séditions populaires. En effet, nulle force ne put éteindre, aucun artifice ne püt ébranler le sentiment religieux des Portugais et leur antique fidélité au Pontificat Romain. Au milieu même du bouleversement des affaires publiques, ç’a toujours été la persuasion du peuple que lalliance et la concorde de l’Etat avec l'Eglise est le principe suprême avec lequel il faut gouverner les nations chrétiennes, et c’est pour cela que le lien sacré de l'unité religieuse est non seulement resté intact parmi Vous, mais a même fourni, de par l'autorité et la sanc- > tion des lois, la base de la constitution politique. Ces choses si . chères et agréables à rappeler, prouvent que la condition du catho- … licisme peut être facilement et de beaucoup améliorée, en employant les remèdes opportuns. Il existe, en effet, de bons germes qui, s'ils se développent, grâce à la constance des esprits et à la concorde des cœurs, produiront l'abondance des fruits désirés.
s __ Quant à ceux qui ont en main le pouvoir et dont l’œuvre est si nécessaire pour faire cesser les inconvénients dont souffre l'Eglise, ils comprendront aisément que, de même que l'honneur de la nation portugaise atteignit un si vif éclat par la vertu bienfaisante de la religion catholique, de même aussi il n’y a qu’une voie à suivre pour éliminer les causes du mal, et c'est d'administrer constam- ment la chose publique sous les auspices et l'inspiration de cette
même religion. C’est par là que le gouvernement de l'Etat se trou- vera en harmonie avec le génie, les mœurs et les désirs du peuple. En effet, Ja profession de foi catholique constitue la religion
publique et légitime du réyaume de Portugal; et, par conséquent, rien de plus naturel qu’elle ait pour défense la sauvegarde des lois et le pouvoir des magistrats, et qu'elle soit entourée publiquement de tous les secours voulus pour en assurer l'inviolabilité, la stabilité et la gloire. Au reste, la hiberté et l'action propre appartiennent
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æmulatione adversetur Ecclesia potestati civili, ut huic plu: rima et maxima ad salutem civium tranquillitatemque publican adjumenta suppeditet. RAT ; \ a :
Ex altera parte ii qui sacra auctoritate pollent, quecumque d pro munere suo acturi Sunt, sic agant ut ipsis. plane fidere sk posse ac debere rectores civitatis intelligant, nec ullam sb oblatam causam putent relinendarum fortasse legum, . interest Ecclesiæ non retineri. Suspicandi diffidendi locun Hoa plerumque præbet politicarum concertatio partium : idque vos. NE satis experiendo cognovistis. Profecto catholicorum hominum Qi -et nominatim Clericorum primum maximumque officium est, nihil unquam nec re suspicere, nec opinione profiteri, quod ab. obsequio fideve Ecclesiæ dissentiat, aut cum conservatione nus jurium ejus consistere non possit. Quamvis autem fas cuique | F pa sit suum de rebus mere politicis judicium, modo ne religioni Ë 5 justitiæque repugnet, honeste legitimeque tueri, tamen FACE Venerabiles Fratres, perniciosum errorem eorum, si qui sunt,. qui rem sacrâm remque civilem non satis secernant, religionisque nomen äd politicarum partium trahant patrociniun. Fe
Igitur prudentia ac moderatione adhibita, non solum nullus à erit suspicionibus locus, verum etiam firmius consistet illa catholicorum vehementer :a Nobis expétita consensio. Quæ si antea difficilior ad impetrandum fuit, ea de causa fuit, quod nimis multi plus forsan, quam par esset, tenaces sententiæ suæ, nihil unquam nullaque ratione a studio partium suarum recedendum putaverunt. Quæ quidem Studia, tametsi intra certos fines impro-
bari nequeant, adeptionem tamen supremæ illius atque His simæ conjunctionis valde impediunt.
Hot Vestrumitaque erit, Venerabiles Fratres, omnem n'indiere de gentiæque vim illuc intendere ut, prudenter amotis quæcumque. + obstare videantur, salutarem concordiam animorum concilietis. û Idque commodius ex sententia- succedet, si in re tanti momenti AR non disiuncte, sed collatis in unum cris, manum operi admo-. : veritis . Quamobrem opportuna in primis videtur communicatio ES et societas consiliorum inter vos, ut agendi ratio similis existat. Dot Quinam vero consiliorum delectus sit habendus, quid proposito . * . conducat aptius, haud ægre dispicietis si vobis ob oculos veluti __ norman proposueritis quæ identidem ab Apostoli a Sede de LS hujusmodi negotiis declarata ac præscripta sunt, maxime vero
+ lilieras Nostras Encyclicas de constitutione christiana reipublicæ. ù
RE Ceterum non omnia singulatim persequemur ; . Mo
quotidiano experimento confirmat, tantum
‘à do nent au pouvoir ; aussi heu qu'au pouvoir Ltée à | siastique, et tout le monde doit être persuadé, comme le prouve, . d’ailleurs, l'expérience quotidienne, qu'il s’en faut tellement que L'Eglise combatte par une rivalité envieuse le pouvoir civil, qu’elle offre, au contraire, à celui-ci de nombreux et importants secours | pour assurer le salut des citoyens et la tranquillité publique.
De leur côté, ceux qui sont revêtus de l’autorité sacrée doivent “agir de telle sorte, dans tous les actes de leur ministère, que les gouvernants comprennent qu'ils peuvent et doivent se fier pleinement à eux et qu'ils se persuadent n'avoir aucun motif de maintenir des lois qu'il est de l'intérêt de l'Eglise de voir abolies. Ce qui, le | plus souvent, donne lieu aux soupcons et à la méfiance, ce sont les querelles des partis politiques, comme l'expérience vous l’a assez ‘prouvé. Or, le premier et suprême devoir des catholiques et, nom- :mément, du clergé, c'est de ne jamais professer, de ne Jamais ‘entre- ‘prendre quoi que ce soit qui s'écarte de la foi ou du respect envers l'Eglise ou qui soit. incompatible avec la conservation de ses droits. . Au demeurant, quoiqu'il soit libre à chacun d’avoir sa” propre opi- ” nion sur les affaires purement politiques, pourvu qu ’elle ne répugne
pas à la religion et à la justice, et bien qu'il soit permis à chacun | de soutenir son opinion et d’une manière honnête et légitime, vous br FeArez cependant, Vénérables Frères, combien pernicieuse est l'erreur de ceux, s'il en est chez Vous, qui ne distinguent pas assez les affaires sacrées des affaires civiles et qui font servir le nom de la religion à à patronner les partis politiques. | En employant donc la prudence et la Lodel voulues, non x ï seulement il n'y aura plus lieu à suspicion, mais on verra aussi s’affermir cette concorde des. catholiques que Nous désirons si ardemiment. Que si, par le passé, il a été difficile de l'obtenir, ça été parce que beaucoup, se montrant plus tenaces peut-être dans -leurs opinions qu’il ne Le faudrait, ont cru ne devoir se désister en rien ni pour aucun motif de l'attachement à leur parti. Or, bien qu on ne puisse réprouver cet attachement lorsqu” il reste dans de. certaines limites, il n'en est pas moins vrai qu il s'oppose grande- La , ment à Ja réalisation de cette concorde suprême si désirable. ET vous ‘appartient, Vénérables Frères, de consacrer toute l’efficacité de votre sollicitude et de votre action diligenté, afin que, une fois tous les obstacles prudemment écartés, vous réalisiez l'union salutaire des esprits: Cela vous sera d'autant plus aisé si, dans une affaire de si haute importance, vous mettez la main te “ee œuvre, non pas séparément, mais en y faisant converger vos efforts . communs. À cet effet, il semble principalement opportun qu'il s'établisse entré Vous une communauté et une association de con-
! choix de ces conseils et à l'adoption des moyens les plus aptes à atteindre le but, il ne Vous sera pas difficile d’être éclairés, si Vous prenez pour règle ce qui à été. déjà exposé et prescrit ‘dans les É For de ce zenre par le Siège Apostolique, notamment par Nos .. Lettres Eneycliques sur la constitution chrétienne des Etats.
Au RS nous n 'examinerons pas ici en détail toutes les choses :
‘sell, pour que. Vous : ayez une même manière d'agir. Quant au
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ou laut præsertim cum ea sint de vobis, J>
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Venerabiles Fratres, quos incommodorum vis proxime et præ
ceteris urget. Similiter nec ea enumerabimus, quæ tempestivam | en
civilis poteslatis operam postulant, ut rei éatholicæ, quo modo æquum est, consulatur. Cum enim nec de paterno animo Nostro, nec de vestro legibus civilibus obsequio dubitare queant, rectum est confidere, fore ut gubernatores civitatis justo pretio æstiment
. propensionem Nostræ itemque vesiræ volunfatis, Ecclesiamque,. multis causis afflictam, in libertatis dignitatisque debitum gradum
restituendam curent. Nos autem, quod est partium Nostrarum, ‘ paratissimo semper animo futuri sumus agere communique con- . sensu statuere de negotiis ecclesiasticis quod maxime Opporve tunum videatur, honestas et ÉQUAS conditiones hibenier op
Poe
* Quedam alioqui sunt, eaque non parvi momenti, quibus a
nominatim debet industria vestra, Venerabiles Fratres, mederi. Ejusmodii in primis est paucitas sacerdotum, ex 60 Maxime pro-
fecta, quod pluribus locis, nec brevi annorum intervallo vel ipsa Seminaria alumnis sacrorum instituendis desiderata sunt. Hac dé causa sæpe vel christianæ institutioni multitudinis, vel sacramentorum administrationi vix ægreque consultum. Nunc vero, quoniam divinæ providentiæ beneficio in Diœcesibus singulis sua sunt Clericorum seminaria, et ubi nondum restituta sunt, brevi, mt. uti Speramus et CUpimus, restituentur, supplendi collegia SaCétr dotum in promptu est râtio, si modo disciplina alumnorum ea, qua decet, ratione constituta sit. Quam ad rem plane confidimus Va cognita Nobis prudentia sapientiaque vestra : sed tamen ne CON- à sillum Nostrum in hoc genere desideretis, dicta vobismetipsis |. putatote, quæ ad venerabiles fratres Hungariæ Episcopos paulo ‘ante in Causa simili perscripsimus. « Omnino in instituendis
. rip clericis sunt duæ res necessariæ, doctrina ad cultum mentis,
NUE -» virtus ad perfectionem animi. Ad eas humanitatis artes, quibus ar » adolescens ætas informari solet, adjungendæ disciplinæ SACTæ
» et canonicæ, cauio ut earum doctrina rerum sana sit, usque- » quaque incorrupta, cum Ecclesiæ documentis penitus con=.
» sentiens, hisque maxime temporibus, vi et ubertate præstans, AE
» ut potens sit exhortati..…. el eos, qui contradicunt, ‘arguere.* y » Vitæ sanctitas, qua dempta, inflat scientia, non ædificat, com )ù
» plectitur non solum probos honestosque mores, sed eum : » quoque virtutum sacerdotalium chorum, unde illa existit, que » efficit sacerdotes bonos, similitudo JESu Crristi, summi et
» æterni Sacerdotis.. . In is (seminariis) maxime evigilent » curæ el congilationcs Veste: eflicite, ut litteris SCPI 14
AE. | PERGRATA NOBIS si ta SEPTEMBRE 1886
‘qui. “réclament un remède adapté, ‘d'autant plus que Vous les connaissez à fond, Vénérables. Frères, Vous que la- gravité des maux touche de plus près et plus qu'aucun autre. Nous n’énumérerons pas non plus tous les points qui requièrent l'action opportune du pouvoir civil afin qu'il soit pourvu, selon la justice, aux intérêts catholiques. Du moment, en effet, qu'on ne peut douter ni de Nos sentiment paternels ni de. Votre respect pour les lois civiles, il est permis d'espérer que les gouvernants estimeront à son juste prix la disposition de Notre volonté et de la vôtre, et qu'ils s'efforceront de replacer l'Eglise , affligée pour tant de motifs, dans la condition voulue de Liberté et de dignité. En ce qui Nous. concerne, Nous Nous montrerons toujours et entièrement disposé à traiter les affaires ecclésiastiques et à régler d’un commun accord ce qui paraîtra le plus opportun, Prêt à à accepter de,bon cœur les conditions honnêtes | es justes,
Il est, par niet ‘des inconvénients, ét non, certes, de peu d importance, auxquels votre zèle, Vénérables Frères, doit particulièrement remédier. À cette catégorie, appartient en premier lieu lé petit nombre de prêtres, provenant surtout de ce que, dans plusieurs localités et pendant un assez long intervalle de temps, on a même manqué de Séminaires pour l’é ‘ducation du clergé. Il en est | résulté souvent que l’on n’& pourvu qu'avec peine et d’une manière incomplète à l'instruction chrétienne du peuple et à l’administration des sacrements. Mais maintenant, puisque, par un bienfait de la divine Providence, chaque diocèse est pourvu de son Sémi- naire, et que là ouilsn ont pas encore été rouverts, ils le seront : prochainement, comme Nous lespérons et le désirons, le moyen 3 . est tout prêt pour renforcer les rangs du clergé, pourvu que la dis- cipline des élèves des Séminaires soit réglée de la manière qui convient. Nous comptons pleinement, à cette fin, sur Votre prudence et Votre sagesse, bien connues de Nous, mais pour que Nos conseils sur: ce point ne Vous fassent pas défaut, réfléchissez sur ce que Nous avons écrit naguère à ce même sujet aux Vénérables Frères les 1% dore de Hongrie. -
:. « Deux choses sont surtout nécessaires dans Tédheation: des D) » clercs, la doctrine pour la culture de l'esprit, la vertu pour la per- » fection de l’âme. Aux classes d’humanités dans lesquelles on a __ » l’habitude de former la jeunesse, il faut ajouter les sciences sacrées 15 et canoniques, en ayant soin que la doctrine en ces matières soif » saine, absolument irréprochable, pleinement d'accord avec les En: enseignements de l'Eglise, surtout en ces temps-ci, en un mot, » excellents par la solidité et l'ampleur, afin que le prêtre soit puis- | ».sant à exhorler.…. et qu'il puisse redresser ceux qui contredisent la #4 » doctrine. — La sainteté de la vie, sans laquelle la science enfle et . » ne produit rien de solide, comprend, non seulement des mœurs » honnêtes et intègres, mais aussi cet ensemble de vertus sacerdo- » tales qui fait que les bons prêtres. soient l'image de Jésus-Christ, -» le Prêtre sfprême et éternel... Que Vos soins et Vos préoccupa- » tions vis-à-vis des Séminaires veillent surtout sur ce point : faites Gr sorte qe de Le des lettres et des sciences soit confié
ip talium virtutum quotidianos ProBrRenIe
» Ladies lu viri ji præficiantur, ‘in 0 sanitas! » cum innocentia morum conjuncta sit, ut in re tanti momenti ;
» eis confidere jure optimo possitis. Rectores disciplinæ, magis Re » tros pietatis eligite prudentia, consilio, rerum usu præ ceteris de » commendatos; communisque vitæ ratio, auctoritate vestra, » SiC temperetur, ut non modo nihil unquam alumni offendant » pietati contrarium, sed abundent adjumentis omnibus, quibus. » alitur pietas : aptisque exercitationibus. an 1 sacerdo=
Deinde vero vigilantia vestra debet maxima et | singularis esse in presbyteros, ul quo minor est operariorum numerus, e0 sese impertiant in excolenda vinea Domini alacriores. Tllud ex Evan- gelio messis quidem multa vere de vobis usurpari videtur possé, propterea quodreligiosam institutionem semper Lusitani homines adamare consueverunt, eamdemque cupide et libenter. excipiunt, si in sacerdotibus, magistris suis, ornämentæ virtutum doctrinæque laudem inesse perspexerint. Itaque mirum quantum proc futura Cleri est opera in erudiendis popularibus suis, maxime adolescentibus, digne studioseque posita. Sed ad pariendum alendumque in hominibus amorem virtutis, exploratum est valere : maxime exempla : proptereaque curent, quotquot in muneribus sacerdotalibus versantur, non solum ne: quid in ipsis deprehendatur ab officio institutoque. ordinis sui dissentiens , sed ut morum vitæque sanctitate emineant, tanquam. lucerna ue candelabrum, ut luceat omnibus ne in ur sunt.
Tertium denique genus in quo curas vestras oportet assidue versari, earum rerum est quæ, mandatæ litteris, in singulos dies, aut statis temporibus in lucem prodire solent. Nostis tempora, Venerabiles Fratres:ex altera parte rapiuntur homines inexplebil cupidate legendi; ex altera ingens prave scriptorum colluvio licenter effunditur : quibus causis vix dici potest, quanta labes hide morum, quanta Et incolumitati a du
ue revocare, ad LubRES D aveiue adducere. Pros juverit, Si cura ductuque vestro diaria publicentur, quæ malis venenis undecumque oblatis opportune medeantur, suscept veritatis, virtutis, religionis patrocinio. Et quod ad eos pertinet qui scribendi artem cum amore studioque rel catholicæ -honestissimo sanctissimoque proposito conjungunt, silabore volunt esse fructuosos et usquequaque laudabiles, . 0 meminerint quid abiis requiratur, qui pro causa optima ( dimicant. Scilicet in scribendo summa cum cura adhibeant necesse
* » à des hommes choisis, chez lesquels la sûreté de la doctrine soit - » unie à l'excellence de la conduite, afin que, dans une affaire de
__ » si haute importance, Vous puissiez à bon droit ayoir confiance en | » eux. Choisissez les préfets de discipline, les directeurs spirituels, » parmi ceux qui l’emportent sur les autres par le don de prudence » et de conseil, ainsi que par l'expérience ; que la règle de la vie » commune soit combinée de telle sorte, par Votre autorité, que, » non seulement les élèves ne manquent jamais en quoi que ce soit » aux devoirs de la piété, mais qu'ils soient munis aussi de tous les » secours dont la piété elle-même s’alimente, et que, par des exer- » cices adaptés, ils soient stimulés aux progrès quotidiens dans la
0 « percrara NoBis », {4 sepremBrE 1886
© » voie des vertus sacerdotales. » M à |
Votre vigilance doit ensuite se porter tout spécialement et avec
le plus grand soin sur les prêtres, afin que, plus le nombre des ouvriers évangéliques est réduit, plus aussi ils redoublent d'efforts pour cultiver la vigne du Seigneur. Cette parole de l'Evangile : {a moisson est abondante, paraît s'appliquer à Vous en toute vérité, car les populations portugaises ont toujours accoutumé d'aimer ardem-
. ment la religion et de la pratiquer volontiers et avec ferveur, lorsqu'ils voient les prêtres, leurs maîtres, ornés de vertus et : doués de doctrine. Aussi l'œuvre du clergé sera-t-elle admirable- - ment profitable en se consacrant avec la dignité et le zèle voulus à . instruire le peuple et spécialement la jeunesse. Maïs, pour inspirer aux hommes et entretenir en eux l'amour de la vertu, il est prouvé que les exemples sont surtout efficaces ; que tous ceux donc qui. remplissent les fonctions sacerdotales s'efforcent, non seulement d’agir en sorte qu'on ne puisse surprendre en eux rien de contraire au devoir et à la condition de leur ministère, mais aussi d'exceller . par la sainteté des mœurs et de la vie, comme le flambeau placé sur … le candélabre, afin d'éclairer tous ceux qui se trouvent dans la maison. Enfin. le troisième point sur lequelil faut que se portent Vos soins assidus concerne les choses qui sont destinées à la publication, * soit journellement, soit à époques fixes. Vous connaissez bien les temps présents. Vénérables Frères: d’un côté, les hommes sont animés d’une avidité insatiable de lire ; de l’autre, un torrent de : mauvais écrits se répand en toute licence ; et c’est à peine si l’on peut évaluer quels ravages il en résulte pour l'honnêteté des mœurs, . quel détriment en est produit pour lintégrité de la religion. Persé- vérez donc, comme Vous le faites, à exhortér, à avertir par tous les moyens et sous toutes les formes en Votre pouvoir, afin de détour- . ner les hommes de ces gouffres de corruption et pour les amener aux sources salutaires. Il sera très utile à cet effet que, par Vos soins et sous Votre conduite, on publie des journaux qui, au poison répandu de toutes parts, opposent un remède opportun, en prenant - la défense de la vérité, de la vertu et dé la religion. Pour ce qui : est de ceux qui, dans un très noble et très saint propos, unissent V'art d'écrire à l'amour et au zèle des intérêts catholiques, qu'ils - se souviennent constamment, s'ils veulent que leurs travaux soient féconds et louables sous tous les rapports, de ce que l’on requiert de ceux qui combattent pour la meilleure des causes. Il faut Ka LAN RENLATS » ra PS ss 4 < à Ÿ na Î
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| ENCYGLIQUE : DE S. s. . 1éox x I
nu dera U prudentiam, maximeque eam, que vel mater a. comes est virtutum reliquarum, caritatem. Fraternæ vero caritati. à videtis quam si contraria suspicandi levitas, criminandi teme- … ritas. Ex quo intellegitur, vitiose et injuste facturos , qui favent uni parti politicæ, si crimen suspectæ fidei catholicæ aliis inferre | non dubitent, hac una de causa quod sunt ex altera parte, perinde £ . -ac catholicæ professionis laus cum his illisve ae politicis
necessitate copuletur. es
Hæc, quæ hactenus vel monuimus vel præcepimus, auctoritati
| vestræ commendata sint ; quam quidem vereri, et cui subesse
ar necesse est universos, quibus præestis, præcipue ‘vero sacer- |
dotes, qui in omni vita cum privata, tum publica, sive in mune-
ribus sacri ordinis versentur, sive magisterium in Lyceis
.exerceant, in Episcoporum potestate esse nunquam desinunt: üidemque quemadmodum ad omne decus virtutis, ita ad obtem- perationem et obsequium, quod auctoritati episcopali tribuere
post debent vel exemplo suo vocare ceteros.
Quo autem omnia ex voto ac prospere cedant, colesten) opem | ur in primisque perennem illum divinæ gratiæ fontem
adeamus Cor sanctissimum Servatoris nostri Jesu CHRISTI, cujus
viget apud vos religio præcipua et vetus. Patrocinia implorems + a Jmmaculatæ Dei Genitricis Mariæ, cujus singulari tutela Lusitanum regnum gloriatur: item Elisabethæ vestræ, feminarum | regiarum sanctissimæ, sanctorumque mariyrum, qui vel a primis Ecclesiæ temporibus profuso sanguine rem christianam in Lusi-. tania constituerunt vel auxerunt. :
Interea testem benevolentiæ Nos (pe et “cœlestiun, ‘don auspicem, Benedictionem Apostolicam Vobis et Clero Pre vestro universo peramanter in Domino impertimus: £
L'ÉUS
Datum Romæ apud S. Petrum die XIV septembris : anno ! ei . MDGCCLXXXVI, Pontificatus Nostri nono. ff ne
LEO PP: x
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qu’ ‘en nt ils no avec x ie nd soin la modéra- tion, là prudence et surtout cette charité qui est la mère ou la compagne de toutes les vertus. Or, Vous voyez combien est contraire à la charité Ja tendance à soupconner à la légère ou la témérité à lancer des accusations. D’où l’on voit combien ils en agissent mal et injustement ceux qui, afin de soutenir un parti politique, n’hésitent pas à accuser les autres de foi catholique suspecte, pour cela seul qu'ils appartiennent à un parti politique différent, comme si l'honneur dela profession du catholicisme était nécessairement uni à tel ou tel parti politique.
. Les choses qui viennent de Pre l'objet de Nos avertissements - ou de Nos ordres, Nous les confions à Votre autorité, à laquelle doivent respect. et soumission tous ceux à qui Vous êtes préposés, surtout les prêtres, qui, dans toute leur vie privée ou publique, soit qu'ils remplissent les fonctions du ministère sacré, soit qu ‘ils + U s’adonnent à l’enseignement dans les lycées, ne cessent jamais de relever du pouvoir des évêques. C’est aux prêtres qu'il appartient d'inviter les autres par leur propre exemple aussi bien à pratiquer toutes les vertus qu’à prêter à l'autorité CRRCDEAE l’obéissance et le respect qui lui sont dus. :
| Afin que tout cela donne l’heureux résultat désiré, invoquons le secours céleste, et, d’abord, recourons à la source intarissable de la grâce divine, le Cœur très saint de notre Sauveur Jésus-Christ, dont le culte. spécial € et antique est chez Vous en vigueur. Implorons la protection de Marie Immaculée Mère de Dieu, du patronage spécial de laquelle s’honore le royaume du Portugal, comme aussi de Votre sainte reine Elisabeth et des saints martyrs qui, dès les
-en Portugal, au prix de leur sang. |
Et maintenant, en témoignage de Notre bienveillance et comme Pre des grâces ‘célestes, Nous accordons affectueusement dans le Seigneur la Bénédiction Apostolique à TOR au clergé et à tout 1 1tvRres ÉpeURle oUcte mnt cb
Donné à Rome, près de Saint- Pobre, le 14 ee 1886, en ar neuvième année de Notre POutIAEER ARE
Fe LÉON XII, PAPE.
fe premiers temps de l'Eglise, ont établi ou propagé le christianisme : “
he
LEO PP. x
Venerabiles Fi don Le Salutem et Aposiolicam Benedictionem. hs
| OrricIO SANCTISSIMO adducti muneris Apostolici, multum Hudte ipsinostis, contendimus, ut res Ecclesiæ catholicæ apud Borussos haberent aliquando melius, atque in gradum dignitatis suum restitutæ, ad honorem pristinum amplioremque florescerent. Quæ consilia, qui labores Nostri, aspirante Deo et. juvante s = processere, ut præteritam querimoniam lenierimus, pee teneamur de libertate catholici nominis plene. ibidem tranquil leque fruenda. — Nunc autem animus est cogitationes et curas singulari quodam studio ad Bavaros convertere. Non ea quider causa quod rem sacram eodem esse loco in Bavaria atque in Borussia erat, putemus; sed hoc. ‘oplamus et: Cupimus, ut\istc . quoque in regno, quod catholica professione . ab avis majori busque gloriatur, incommoda. quotquot. insident de libertats deitrahentia Ecclesiæ catholicæ, opportune resecentur. ne j maxime salutaris propositi ut ad effectum pervenianus, vo Jumu
Nobis auctoritatis opisque est sine anne "conferre. Ne vos ‘opportune appellamus, Venerabiles Fratres, vestraque ï opera filios Nostros e Bavaria carissimos appellamus « omnes, ut ..\ quæcumque ad rationes fidei provehendas pertin e vidi ur ea vobiscum pro potestate communicemus, de aebenus consilia, de iisque ad ipsos civitalis rectores fidenter instemu In sacris Bavarorum fastis, res te incogni MAR Vobis, bene multa sunt, de quibus Ecclesia et civ C
ee capiantlæetitiam. Nam fides HRREURU ex qui
L ETTRE ENONGLIQUE
2e DEN TS, P. LÉON XUI
! aux :
on AUX. ÉVÈQUES DE BAVIÈRE
|A nos Vénérables Frères les archevéques et. : évéques de Bavière LÉON XI, PAPE
| Vénérables Frères, Salut et bénédiction apostolique.
aus bniérou du devoir très saint de la charge apostolique, Nous Nous sommes efforcé, grandement et pendantlongtemps, Vous le savez, d'obtenir que la situation de l'Eglise catholique en Prusse fût un peu. améliorée et que, rétablie en son rang de dignité, elle à pût voir refleurir, et au delà, son ancien honneur. Par l'inspiration
et avec le secours de Dieu, Nos conseils et Nos travaux ont eu cet effet que. Nous avons adouci le conflitantérieur et que Nousgardons l'espérance de voir les catholiques jouir tranquillement en ce pays d’une pleine liberté. — Mais aujourd'hui, Notre esprit se porte à À tourner avec un soin tout particulier Nos pensées et Nos sollicitudes - vers la Bavière; non pas certes que Nous estimions que la question ” religieuse est en Bavière dans le même état qu’en Prusse: mais -. Nous souhaitons et désirons vivement que, dans ce royaume aussi qui se glorifie, depuis ses ancêtres les plus reculés, de professer la religion catholique, tous les empêchements qui s'opposent à la. : liberté de l'Eglise catholique soient opportunément supprimés, — … Pour arriver à la réalisation de ce dessein salutaire, Nous voulons employer tous les moyens qui Nous sont laissés et appliquer sans retard tout ce que. Nous pouvons avoir de force et d'autorité. En outre, Nous Vous faisons appel, comme il convient, Vénérables Frères, et, par vos soins, Nous faisons appel à Nos fils très chers de
+ Bavière pour qu'avec Vous, selon Notre pouvoir, Nous passions en … revue tout ce qui concerne l'extension du domaine de la for, que
. Nous vous donnions des conseils à ce sujet, et qu'à ce,sujet Nous fassions aussi avec confiance des instances même auprès des chefs ER 1 de l'Etat. Par + Dans: les ‘annales sacrées de 1 Bavière — Nous rappelons des < eau ne Vous sont pas inconnus, — il est nombre d'événements APoeE ne et l'Etat Cnt sujet de Se ob ensemble, car du jour
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CUrà baies summo ici abbatis Re qui Norier apo: tolus extilit, aliorumque Evangelii præconum, in gremio regionis vesiræ sunt sparsa, tam altas egit fixiique radices, nullà ut deinceps neque superstitionis immanitate, neque rerum publie carum perturbatione et conversione exaruerit penitus. Quare, sub exitum sæculi septimi, factum est ut, quum Aupertus, episcopus sanctus Vormatiensis, Theodone invitante Bavariæ duce, christianam fidem per easdem regiones exsuscitandam * amplificandamque aggressus esset, sane multos, tum cultores : fidei tum ejus amplectandæ studiosos, in media superstitione | repererit. Îpse autem eximius princeps, , Theodon, quo fidei urgebatur ardore, romanum iter suscepit, et pronus ad. sepuléra SS. Apostolorum, itemque ad augusitum Jesu Christi Vicarium, exemplum pietatis et conjunctionis Bavariæ cum hac Apostolica Sede primus edidit nobilissimum, quod alii subinde egregñi principes sunt religiose imitati. — Per idem tempus Cardinalis ; , Martinianus, episcopus Sabinensis, a sancto Pontifice Gregorio TÈCe in Bavariam legatus est, qui rebus catholicis subsidia ei incrementa afferet, sociique additi Georgius et Dorotheus, cardinales ambo Ecclesiæ romanæ. Non ita multo post Romam ad summum Pontificem profectus est Corbinianus, Episcopus Frisingensis, qu vir sanctimonia vitæ suique despicientia insignis} qui aposto= licos Ruperti labores pari laborum industria confirmavitetauxit. Cui vero laus debetur præ ceteris, aluisse et excoluisse fidem in Bavaris, is facile est sanctus Bonifacius, archiepiscopus ce Monguntinus, ipse qui Germaniæ christianæ pater, apostolus, ve martyr immortali verissimoque præconio celebratur. Hic lega-. : tiones peregit a romanis Pontificibus Gregoriis IT et IIT, ac Zacharia, quorum maxima semper floruit gratia : eorumdemque … e nomine et auctoritate regionis Bavariæ in diœceses descripsit, — atque ita hierarchiæ ordinibus constitutis, insitam. fidem ad perpetuitatem commendavit. Ager dominicus (scribente ad ipsum : Bonifacium $S. Gregorio IT), qui incullus jacebat, et He e adulcis ex infidelitate riguerat, vomere tuæ doctrinæ exarante, semen verbi suscepit et fertilem messem protulit fidelitatis. (4). Ilo ex tempore Bavarorum religio, quantumvis ætatum decursu tentata acerrime, ad omnes rerum civilium casus salva etconstans permansit. Étenim secutæ sunt quidem turbæ illæ et contentiones imperii adversus sacerdotium, asperæ, diuturnæ, calamitosæ ; in istis tamen plus vere fuit Ecclesiæ quod doleret. Summa : autem consensione, a Gregorio XI, Pontifice legitimo, 1psi È steterunt, effrenâta dissidentium audacia neutiquam : dimovente, frustra minitante ; et, Lis perarduum erat, ire ere
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(1) Ep. XU, ad Bonifacium. — Cfr. Labbe Collect. Gone. v, VI,
+ affermit et les accrut. Mais celui à qui l’on doit des éloges au-dessus
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‘€ orriGIO SANCTISSIMO », 22 pÉcEmBRE 1887 119
où, par les soins et le zèle souverains du saint abbé Séverin, qui fut
l'apôtre de la Norique, et des autres prédicateurs de l'Evangile, les divines semences de la foi furent répandues au sein de votre contrée, elle y prit et y fixa de si profondes racines qu’elle n’a jamais pu dès lors être entièrement arrachée, ni par aucune barbarie de la superstition, ni par le trouble et le changement des affaires publiques. C'est pourquoi, vers la fin du vu® siècle, lorsque Rupert, le saint évêque de Worms, entreprit, à l'invitation du duc de Bavière, Théodon, de réveiller et d'accroître la foi chrétienne dans ces
É régions, il trouva jusqu’au milieu de la superstition nombre de
sens ou bien voués au culte de la foi ou bien désireux de l’embrasser. Quant à Théodon lui-même, cet excellent prince, dans l’ardeur de
foi qui le pressait, entreprit le voyage de Rome et, prosterné aux tombeaux des saints Apôtres et aux pieds de l’auguste Vicaire de
Jésus-Christ, il donna le premier ce très noble exemple de piété et d'alliance avec le Siège apostolique, exemple que d’autres excellents princes ont religieusement imité depuis. — Vers le même temps, le cardinal Martinien, évêque de Sabine, était envoyé en Bavière par le saint Pontife, Grégoire Il, pour apporter aide et accroissement aux affaires catholiques, et il lui était adjoint pour
compagnons Georges et Dorothée, tous deux cardinaux de la sainte
. Eglise romaine. Et peu de temps après, on voyait venir à Rome, près du Souverain Pontife, Corbinien, évêque de Frisinge, homme
remarquable par la sainteté de sa vie et le mépris de soi, qui par des travaux et un zèle pareils aux travaux apostoliques de Rupert, les
- de tous les autres, pour avoir nourri et propagé la foi en Bavière, c’est sans contredit saint Boniface, archevêque ds Mayence, lui qui,
père, apôtre et martyr de l'Allemagne chrétienne, est célébré en
… toute vérité par des éloges immortels. C'est lui qui exerça des léga- tions de la part des Pontifes romains Grégoire Il et IL et Zacharie, de la grande faveur desquels il jouit toujours; en leur nom et par
leur autorité, il divisa les pays de Bavière en diocèses, et de la sorte, ayant établi les rangs de la hiérarchie, il assura pour toujours la foi déjà assise. Selon que lécrivait saint Grégoire IL à Boniface luimême, le champ du Seigneur, qui demeurait inculle et qui, en raison de l’infidélité, se hérissait de pointes d’épines, grâce au sillon tracé par
le Soc-de la doctrine, a recu la semence du Verbe et a produit une
fertile moisson de fidélité (4). ::# Que 2e