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€ OFFICIO SANCTISSINO » 22 péceMBrE 1887 137
eutielle surtout en combattant l'Eglise? La réponse est claire et obvie pour tout esprit sage. La sagesse politique elle-même conseille donc de laisser aux évêques et au clergé leur part dans l'instruction et l'éducation de la jeunesse, et de veiller soigneusement à ce que la très noble fonction de l'enseignement ne soit pas confiée à des hommes d’une religion molle et vide, où même ouvertement éloignés de l'Eglise. Et ce serait là surtout un abus intolérable si de pareils hommes étaient appelés à need les sciences sacrées les plus hautes de toutes.
Il importe encore extrêmement, Vénérables Frères, que Vous écartiez et que Vous repoussiez les périls qui menacent Vos troupeaux par la contagion des francs-macons. Combien les projets et les arti- fices de cette secte ténébreuse sont remplis de malice et dangereux pour l'Etat, Nous l’avons montré aïlleurs, dans une Encyclique par- ticulière, et Nous avons indiqué les moyens de combattre et de * détruire son influence. On ne pourra jamais assez avertir les chrétiens de se garder de cette faction scélérate : car, bien que dès le prin-
. cipe elle ait conçu une profonde haine contre l'Eglise catholique et qu'elle n'ait fait depuis que l’augmenter et l'exciter chaque jour,
elle n’exerce pas toujours publiquement son inimitié, maïs le plus souvent même elle agit subrepticement et hypocritement, surtout à l'égard de la jeunesse, qui, dépourvue d’ expérience et de sagesse, se prend tristement dans des filets cachés même sous les apparences de la piété et de la charité.
En ce qui concerne les moyens de préservation vis-à-vis d'hommes qui sont séparés des catholiques par la foi, observez loyalement les prescriptions de l'Eglise, pour que la fréquentation ou la perversité de leurs opinions ne deviennent pas une source de danger pour le peuple chrétien. Nous voyons, il est vrai, et Nous déplorons extré-. mement que ni Vous ni Nous, nous n° avons un pouvoir égal à notre désir et à notre zèle pour détourner entièrement ces dangers; néan- moins Nous ne croyons pas inutile d’exciter Votre sollicitude pastorale et de stimuler en même temps l’activité des catholiques, afin que nos communs efforts puissent écarter ou du moins diminuer tous les obstacles élevés contre nos communs vœux. « Concevez donc, dirons-Nous, en Vous exhortant avec les paroles mêmes de Notre prédécesseur Léon le Grand, une ardeur pieuse et remplie de sollicitude pour la religion, et que le zèle de tous les fidèles s'élève contre les plus crisis ennemis des nn: (1). »
Et Li pourquoi, après avoir secoué la négligence ou la torpeur qui auraient pu S ‘établir, que tous les bons embrassent la cause de la religion et de l'Eglise comme la leur, et qu'ils combattent fidèle- ment et avec persévérance pour elle. Il arrive trop souvent, en effet, que les méchants se confirment dans leur malice et dans la faculté . de nuire, et même qu'ils s’en prévalent par l'inertie et la timidité des bons. Sans doute, les efforts et le zèle des catholiques n’au- ront pas toujours l’ effet qu'ils s’en proposeraient et qu'ils en atten-
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utramque partem A sunt scilicet ad Fe ARE coers :
cendos, et ad animos infirmos abjectosque roborandos, præter
eam magnam utilitatem quæ posita est in secura officii cons-
cientia. Quamquam neque istud quidem facile dederimus, sol-
lertiam et operam catholicorum, recto et perseverante consilio
adhibitam, effectu suo carere. Nam semper factum est fietque
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semper ut res summis difficultatibus implicatæ et undique obseptæ, præclare tandem eveniant, modo animose, uti monui-
mus, fortiterque agantur, comite et ministra christiana prudentia. Quippe veritas, cui homo a natura cupidissime Studet, mentes aliquando pervincat necesse est : ea quidem perturbationibus morbisque animi tentari atque obrui potest, exstingui non potest. — Quod opportunius convenire in Bavariam non una de causa videtur. Huic enim, quoniam Dei benefcio in regnis
catholicis numeratur, non tam opus est fidem sanctam accipere, |
quam accepiam a patribus custodire et fovere; præterea, qui -
. nomine publico auctores sunt legum ad rempublicam temperan- A dam, ii, magnam partem catholici : catholici item quum sint
plerique cives et incolæ, minime dubitamus quin matri suæ,. Ecclesiæ laboranti, omni velint ope favere et succurrere. Ergo,
Si tam impense acriterque, ut debent, contendant omnino omnes,
sane quam felices curarum exitus, auspice Deo lætari licebit. Equidem contendant omnes præcipimus, eo qui sicut nihil est præstabilius et magis efficax consensione concordiaque animorum, collectis viribus ad unum idemque nitentium. Ad hæc, bene catholicis per leges suppetit medium quo conditionem
habitumque rei publicæ meliorem fieri expostulent, atque eum optent velintque statum, qui et Ecclesiæ et sibi, si minus obse-.
cundet et gratificetur, quod multo esset æquissimum at non adversetur dure. Neque vero rectum erit cuiquam arguere et
vituperare nostros, qui adjumenta bujus generis quærant :
quibus enim adjumentis hostes catholici nominis ad licentiam me uti consueverunt, id est, ut leges ab imperantibus eliciant et
pæne extorqueant odiosas libertati rei civils sacræque, nonne
integrum sit catholicis eadem adhibere, atque ita adhibere, ut
honéstissimis modis religioni consulant, et ea tueantur bona, dotes ac jura, quæ Ecclèsiæ catholicæ divinitus collata sunt,
quæque Ab universis qui præsunt, qui subsunt, omni sunt honore
afücienda ?
In bonis autem Ecclesiæ quæ Nos ubique semperque conser- “
vare debemus, ab omnique injuria defendere, illud certe præs- :
tantissimum est, tanta ipsam perfrui agendi libertate, quantam |
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araient : ils serviront, du moins, à la fois à retenirleurs adversaires et à encourager les faibles et les timides, sans compter le grand avantage qu'il y à dans la satisfaction du devoir accompli. Et d’ailleurs, Nous ne voudrions pas admettre que le zèle et l’action des catholiques, avec une bonne direction et de la persévérance, ne puis- sent pas atteindre leur but. Car il est toujours arrivé et il arrivera
toujours que les entreprises les plus hérissées de difficultés finissent par aboutir heureusement, pourvu, comme nous l'avons observé, qu’elles soient menées courageusement el énergiquement, en prenant pour guide et pour auxiliaire le prudence chrétienne. Et, en effet, il faut bien que la vérité, que tout homme par nature désire avidement, finisse tôt ou tard par vaincre les esprits : elle peut être opprimée et étouffée dans les troubles et les maladies de l'esprit, mais jamais détruite.
Tout ceci paraît s'appliquer plus particulièrement, pour plusieurs raisons, à la Bavière. Car, comme elle a le bonheur, par la grâce de Dieu, d’être comptée au nombre des royaumes catholiques, elle a moins besoin de recevoir la foi divine que de l’entretenir, l'ayant recue de ses pères, et de la fomenter; d’ailleurs, ceux qui pour le gouvernement de l'Etat, font,en vertu de la puissance publique, les . lois,sont en grande partie catholiques, et comme la plupart aussi de itises citoyens et de ses habitants sont catholiques, Nous ne doutons aucunement qu'ils ne veuillent venir de toutes leurs forces en aide et
au secours de l'Eglise, leur Mère, au milieu de ses épreuves. Si tous,
donc, mettent en commun leurs efforts aussi énergiquement et aussi activement qu’ils le doivent, il y aura lieu certainement, avec la
grâce de Dieu, de se réjouir des heureux résultats de leur zèle. Nous recommandons à tous cette union, car, de même qu'iln'y à rien de plus pernicieux que la discorde, de même il n’y à rien de plus puissant et de plus efficace que l'entente et l'harmonie des ‘esprits lorsqu’ ils tendent dans la conjonction des forces à un seul et même but. À cet effet, les catholiques ont, par les lois un ne moyen facile de demander l'amélioration de la condition et du régime de l'Etat, et de désirer et de vouloir une constitution, qui, si elle n'est pas favorable et bienveillante pour l'Eglise et pour eux, comme ce serait de toute justice, ne leur soit pas du moins durement hostile.
Et il ne sera pas juste d’accuser personne et de blâmer ceux des nôtres qui ont recours à de semblables moyens; car, de ces mêmes moyens, dont les ennemis du nom catholique ont coutume de se servir pour la licence, c'est-à-dire pour obtenir et presque arracher aux gouvernants des lois contraires à la liberté civile et religieuse, n'est-il pas permis aux catholiques de se servir de la manière la plus honnête, dans l'intérêt de la religion et pour la défense des biens, privilèges et droits qui ont été divinement octroyés à l'Eglise catholique et qui doivent être respectés en tout
honneur par tous, gouvernants et sujets?
De ces biens de l’Eglise que Nous devons partout et toujours conserver et défendre de toute injustice, le premier est certainement pour elle de jouir de toute je Hberté d'action pou a a besoin
140 te ENCYCLIQUE DE SLR SE | LÉON. x
salus hominum curanda requirat. Hæc nimirum est liberta 044 divina, ab unigenito Dei Filio auctore profecta, qui Ecclesiam
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sanguine fuso excitavit, qui perpetuam in hominibus statuit, qui.
voluit ipsi ipse præsse : atque adeo propria. est Ecclesiæ, pe A
divinique operis, ut qui contra eam faciant libertatem, idem contra Deum faciant et contra officium. — Quod enim alias, nec. semel diximus, ideo constituit Deus Ecclesiam suam, ut bona
animorum ultima omnique nalura rerui immensum majora, æ 4
haberet curanda, persequenda, largienda ; utque opibus fidei et. gratiæ, vilam a Christo in homines novam inferret, salutis sempiternæ efficientem. Quoniam vero cujusque societatis et genus et jura a causis propositisque maxime notantur unde ipsa exstiterit et quo contendat, hæc facile sunt consequentia; Ecclesiam societatem esse tam a civili discretam, quam utriusque: inter sese discernuntur proximæ causa et proposila ; eamdem esse societatem necessariam, quæ ad universitatem se porrigat | generis humani, cum ad. christianam vitam universi Vocentur,
atque ita ut, qui recusent vel deserant, ablegentur perpetuo, vita
exsortes cœlestis ; esse potissimum sui juris societatem, eamque
prætantissimam, propter ipsam Cœlestium et immortalium bono-
rum, ad quæ tota conspirat, excellentiam. Jam vero liberæ
causæ, non videt nemo, liberam trahunt facultatem rerum adhibendarum, quotquot usui sunt futuræ. — Sunt autem Eccle-. siæ, tamquam instrumenta apta et necessaria, posse arbitratu suo christianam doctrinam tradere, sacramenta sanctissima procurare, cultu divino fungi, omnem cleri disciplinam ordinare et temperare: quibus muneribus beneficiisque instructam et. apparatam voluit Deus Ecclesiam, solam eam providentissirae | voluit. Ipsi uni tamquam in deposito esse jussit res omnes afflatu suo hominibus enuntiatas; eam denique unam statuit … interpretem, vindicem, magistram veritatis et sapientissimanr et certissimam, cujus præcepta æque singuli, æque civitates debeant audire et sequi ; similiter constat mandata ab ipso libera | Ecclesiæ data esse de rebus judicandis et statuendis quæcumque melius ad consilia sua conducerent. — Qua de re, sine causa” civilla imperia suspicionem et offensionem capiunt de libertate Ecclestiæ, quum demum vel civilis vel sacræ potestatis idem sit principium, unice a Deo. Ideoque non possunt inter se aut discrepare, aut impediri, aut elidi, cum neque Deus constare. sibi non possit, neque opera ejus queant inter se pugnare ; quin etiam miro Commendantur causarum rerumque concentu. Liquet
præterea Ecclesiam catholicam, dum latius liberiusque, Auctoris :
sui jussis obtemperans, sua signa infert in gentes, nequaquam
in fines excurrere potestalis civilis, ejusque rationibus aliquare
obesse; sed tutari easet munire; ad ejus vere. similitudinem
FT FAC an
pour Vaquer au salut des hommes. Car cette liberté est divine, elle a pour auteur le Fils unique de Dieu qui à fait naître l'Eglise par l’effusion de son sang, qui l’a établie à perpétuité parmi les hommes, et qui a voulu en être lui-même le chef; et elle est tellement de l'essence de l'Eglise, œuvre parfaite et divine, que ceux qui agissent contre cette liberté, agissent par là même contre Dieu et contre le devoir. Car ainsi que Nous l'avons dit ailleurs et plus d’une fois, Dieu a établi son Eglise pour sauvegarder et répartir les biens suprêmes des âmes, supérieurs par leur nature à tout le reste, et __ pour apporter aux hommes, par le moyen de la foi et de la grâce une vie nouvelle en Jésus-Christ, une vie qui assure le salut éternel. Mais comme le caractère et les droits de toute société se déterminent d’après sa raison d'être et son but, selon les conditions de son “existence et conformément à sa tendance, il s'ensuit naturellement que l'Eglise est une société aussi distincte de la société civile que ‘leur raison d’être et leur but diffèrent entre eux; qu’elle est une société nécessaire, étendue à tout le genre humain, puisque tous les hommes sont appelés à la vie chrétienne, en sorte que ceux qui refusent d'y entrer ou la quittent sont séparés à tout jamais et privés de la vie céleste, qu'elle est une société éminemment indépendante et la première de toutes, en raison même de l'excellence des biens célestes et immortels vers lesquels elle converge tout entière. | |
Mais une institution essentiellement libre requiert, tout le monde
le voit, le libre emploi des moyens nécessaires à son fonctionne-
ment. Or, il faut à l'Eglise comme organes idoines et nécessaires, le pouvoir de transmettre la doctrine chrétienne, de procurer les
sacrements, d'exercer le culte divin, de régler et de gouverner
toute la discipline ecclésiastique : de toutes ces fonctions et de ces
faveurs dont Dieu à voulu investir et munir son Eglise, il a voulu . avec une admirable providence qu'elle en fût seule dotée. A elle seule il à remis en dépôt toutes les choses qu'il a révélées aux hommes; il l’a établie comme seule interprète, juge et maîtresse très sage et infaillible de la vérité dont tous les Etats comme les individus doivent écouter et suivre les préceptes; il est également certain qu'il a donné libre mandat à l'Eglise de juger et de décider ce qui conviendrait le mieux à ses fins. — Aussi est-ce injustement que les pouvoirs civils prennent ombrage et s’offensent de la liberté
de l'Eglise, puisque le principe de la puissance civile et de la puissance religieuse est un et le même, à savoir : Dieu. C’est pourquoi
il ne peut y avoir entre elles ni désaccord, ni entraves réciproques,
ni empiétements, puisque Dieu ne peut être en désunion avec lui-
même et qu'il ne peut y avoir conflit dans ses œuvres; bien plus, il
y a entre elles merveilleux accord de causes et de faits. Il appert aussi que, lorsque l'Eglise catholique, obéissant aux ordres de son auteur, étend de plus en plus son drapeau parmi les nations, elle ne fait pas invasion sur le territoire du pouvoir civil et ne nuit en
rien à son action; mais que, au contraire,-elle protège et garde ces nations, à l'imitation de ce qui arrive avec la foi chrétienne qui, loin d’étouffer les lumières de la raison humaine, lui apporte plu-
142 ENCYCLIQUE DE S. S. LÉON XUI po,
quod contingit in fide christiana, quæ tantum best ut humanæ ï rationis luminibus obstruat ut potius ipsi addat splendorem, vel
quod ab erroribus opinionum avertat, ad quos prolabi humanum
est, vel quod in spatium rerum intelligendarum amplius et excelsius admittat. ns Ad Bavariam quod attinet, rationes quædam singulares huic. Sedi Apostolicæ cum 1ipsa intercedunt ; eæque pactis conventis : ratæ et sacratæ. Eas quidem Apostolica Sedes, tametsi multa de jure suo paciscende remiserit, integre tamen religioseque, ut solet, semper servavit ; nihilque unquam quod causam quere larum ullam præberet. Quapropter enixe optandum, ut utrinque stent utrobique conventa et rite observentur, cum ad verba, tum magis ad mentem eam qua scripta sunt. —Fuit quidem aliquando, quum perturbatio aliqua concordiæ et querelarum causa enata est : eas tamen Maximilianus [., decreto facto, lenivit, iterumque Maximilianus IL æqui ” bonique fecit, opportunis quibusdam temperamentis sanctis. Hæc quidem ipsa recentioribus esse abrogata compertum est; Nobis tamen ex religione prudentiaque Principis qui gubernacula tenet regni Bavarici, admodum est quod confidamus futurum, ut qui locum religionemque Maximilianorum præclara hæreditate excepit, velit ipse
mature rei catholicæ incolumitati prospicere, ejusque incrementa,
amotisimpedimentis, provehere. Ipsi profecto catholicihomines, quæ et pars civium maxima eaque caritate patriæ et observantia in gubernatores sine ulla dubitatione probabilis, si sibi in re tant
momenti responderi et satisfieri viderint, profecto excellent j. obsequio et fide adversus Principem suum, similitudine quadam filiorum in patrem, et singula ejus consilia ad regni bonum ac
decus summa voluntate subsequentur, summis viribus plene
perficient. | Hæc quidem, Venerabiles Fratres, vobis communicare Aposto-
lici offici ratio impulit. Superest, ut Dei opem cerlatim omnes .
imploremus, precatoresque ad Eum adhibeamus gloriosissimam. te
Virginem Mariam, Cælitesque regni Bavarici patronos.ut communibus volis benignus annuens, tranquilla Ecclesiam donet liber- tate, detque Bavariam majori in dies gloria et prosperitate fruit
Auspicem autem cœlestium munerum, præcipuæque Nostræ
benevolentiæ testem, Apostolicam benedictionem vobis, Venerabiles Fratres, Clero populoque universo viligantiæ vestræ commisso, peramanter impertimus. ;
Datum Romæ apud S. Petrum, die xx Den a MDCCCLXXX VIL. Pontificatus Nostri Decimo. D HR
LEO PP. XUL.
tôt un surcroît d'éclat, soit en la détournant des opinions erronées où il est facile à la nature humaine de tomber, soit en lui ouvrant plus larges et plus élevés les horizons de l'intelligence.
Pour ce qui regarde la Bavière, il est intervenu entre ce Siège apostolique et elle certains arrangements particuliers. Ces arrange- ments ont été ratifiés et consacrés par des pactes réciproques. Ces arrangements, bien qu’il eût beaucoup concédé, en faisant une convention sur son droit, le Siège apostolique les a toujours gardés intésralement et religieusement, comme il a coutume, et jamais il n’a rien fait qui pût fournir aucune cause de conflit. C’est pourquoi il faut souhaiter fermement que les conventions soient maintenues et religieusement observées des deux côtés, non seulement quant à la lettre, mais surtout quant à l'esprit selon lequel elles ont été rédigées. )
1 fut un temps, il est vrai, où surgit quelque trouble de la concorde et une cause de conflit; mais, par un décret, Maximilien ler l’apaisa, et Maximilien II fit de même en tout bien et toute justice, en sanctionnant certains tempéraments opportuns. Or, Nous savons que ces dispositions ont été abrogées plus récemment. Nous, cependant, en raison de la religion et de la prudence du prince qui gouverne le royaume de Bavière, Nous devons avoir confiance que celui qui tient d’un illustre héritage le rang et la religion des Maximilien voudra lui-même pourvoir promptement à la défense des intérêts catholiques par la suppression des obstacles qui s’y opposent, et en procurer le développement. SA US :
. Par suite, les catholiques (qui forment la partie la plus considérable des citoyens et qui sans aucun doute est recommandable par son amour de la patrie et son respect pour ses gouvernants), s'ils voient que dans une affaire aussi importante on répond et on satisfait à leurs désirs, excelleront encore plus dans leur respect et leur fidélité envers leur prince, à peu près comme font des fils pour leur père, et suivant avec une entière volonté chacun de ses conseils pour le bien et l'honneur du royaume, ils les accompliront pleinement et de toutes leurs forces.
Voilà, Vénérables Frères, ce que le devoir de la charge apostolique Nous a pressé de Vous communiquer. Il reste maintenant à implorer tous ensemble et à l’envi le secours de Dieu; et, pour cela, servonsnous près de Lui, comme intercesseurs, de la très glorieuse Vierge Marie, des célestes patrons du royaume de Bavière, afin qu'il accède bienveillamment à Nos vœux communs; qu'il accorde à l'Eglise la tranquillité et la liberté, et que la Bavière jouisse, grâce à Lui, d’une gloire et d'une prospérité grandissant de jour en jour.
Comme ‘présage des dons célestes, et en témoignage de Notre particulière bienveillance, Nous Vous donnons de tout cœur, Vénérables Frères, à Vous, au clergé et à tout le peuple confié à Votre
vigilance, la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le vingt-deuxième jour de décembre de l’année MDCCCLXXXVII, la dixième de notre Ponti- HS Ca." AS 4e ee LEON XII, PAPE
SS. D. LEONIS PAPÆ XIII