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in Jesum Christum Dominum oculos ou et mentes: uf | ut verilas est, perdocuit nos quæ credere deberemus, ut vita est et via, semetipsum proposuit nobis exemplar absolutissimum,
quo modo ageremus honeste vitam et bonum ultimum studiose
appeteremus. Ipsemet discipulos suos ita de se voluit institutos
et perfectos : Sic luceat lux vestra, hoc est doctrina, coram homt- :
nibus, ut videant opera vestra bona, non secus atque doctrinæ argumenta, et glorificent Patrem vestrum qui in cœlis est (1), doctrinam in unum et bonitatem Evangelii complexus, quod ipsis ad propagandum committebat. — Sunt hæc nempe instituta
divina, quibus vita sacerdotum componatur et dirigatur oportet:
Omnino oportet et necesse est habere eos sibi persuasum ac prope insculptum in animis, se jam non sæculi esse consortione, at vero Dei consilio electos esse, qui, in communione sæculi ætatem agentes, vitam tamen Christi Domini vivant. Qui, si de
1pso in ipsoque vere vivant, minime quæ sua sunt quæritabunt,
sed in iis profecto toti erunt quæ sunt Jesu Christi (2), neque
hominum captabunt inanem gratiam, sed gratiam Dei solidam expectabunt: ab his autem iñfimis rebus et corruptelis abstine-=
bunt,abhorrebunt,etlucra bonorum'cælestium industrie facientes,
de 1is effundent large hilareque, ut sanctæ est caritatis: nus-.
quam porro committent, ut judicio et arbitrio episcoporum aut
opponant aut anteferant suam, sed ipsis parendo et obediendo personam gerentibus Christi, felicissime elaborabunt in vinea.
Domini, copia fructuum lectissimorum ad vitam sempiternam
mansura. Quisquis vero se a pastore suo atque à pastorum
maximo, romano Pontifice, sententia et voluntate abjungit, nullo
pacto conjungitur Christo: Qui vos audit, me audit: et qui vos
spernit, me spernit (3); quisquis autem "est a Christo alienus,
dissipat verius quam colligit. — Ex quo præterea species
modusque obtemperationis hominibus debitæ, qui antecedunt publica potestate, in promptu est. Nam longissime abest, ut sua ipsis jura velit quispiam abnuere et derogare; ea potius et ab aliis civibus observanda diligenter sunt et a sacerdotibus dili-
gentius : Reddite quæ sunt Cæsaris Cæsari (4). Nobilissima enim
atque honestissima sunt munia, quæ viris principibus Deus, dominator rectorque summus, imposuit, ut consilio, ratione, omnique custodia justitiæ civitatem moderentur, conservent, augeant. Proinde clerus singula civium officia accuret et exequatur, non in morem servientis, sed reverentis; propler religionem, non propter metum; simul cum justo obsequio, digni-
tatem suam tuentes, idem cives et FAORTARRS nu us SL
(1) Matthieu, v, 16. — (2) Philipp, I, 21. — - 6) Luc, %, 16. —
(4) Matth., xxir, 21. ë
et
Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, parce qu'il est la vérité, nous a enseigné ce que nous devons croire, et, parce qu'il est la vie et la voie, s’est proposé lui-même à nous comme l'exemple le plus parfait de la facon dont nous devons nous conduire honnêtement en cette
vie et nous appliquer à obtenir le bien suprême. Lui-même a voulu que ses disciples fussent instruits et rendus parfaits de la sorte : « Que votre lumière, dit-il, c’est-à-dire la doctrine, luise de telle sorte devant les hommes qu'ils voient que vos œuvres sont bonnes, c'est-à-dire
. les preuves de la doctrine, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans
les cieux (1), embrassant ainsi la doctrine et la morale de l'Evangile
en un seul précepte qu'il leur confiait le soin de propager.
En effet, ce sont ces règlements divins sur lesquels il faut que la vie sacerdotale se forme et se dirige. Il faut absolument et il est nécessaire que les prêtres se persuadent et gravent pour ainsi dire dans leur esprit qu'ils ne sont plus de la famille du siècle, mais . qu'ils ont été choisis par un vrai dessein de Dieu pour vivre de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, bien qu'ils passent leur temps au milieu du siècle. Or, s'ils vivent vraiment de Jésus-Christ et en lui, ils ne chercheront en rien leurs intérêts, mais ils seront tout aux choses qui sont de Jésus-Christ (2); ils ne viseront pas à capter . la vaine faveur des hommes, mais ils attendront la grâce solide qui vient de Dieu; ils s’abstiendront des choses basses et de la corruption dont ils auront horreur, et, se faisant riches des biens célestes, ils les répandront largement et joyeusement comme le veut la sainte
charité; jamais non plus, il ne leur arrivera de préférer leur juge- ment ou leur décision à la décision et au jugement de l’évêque, mais en obéissant aux évêques comme en obéissant à ceux qui représen-
tent la personne de Jésus-Christ, ils travailleront très heureusement à la vigne du Seigneur, amassant pour la vie éternelle une abondance de fruits choisis. Mais quiconque se sépare de son pasteur et du Pasteur des pasteurs, le Souverain Pontife, n’est uni par aucun pacte avec Jésus-Christ. Qui vous écoute m'écoute, et qui vous méprise me méprise (3). Or, qui est éloigné du Christ dissipe plutôt qu'il ne moissonne. A
De là ressortent, en outre, le genre et le mode d'obéissance due aux hommes préposés au pouvoir.civil. Car, bien loin qu'on veuille . méconnaître leurs droits, ils doivent, au contraire, être respectés . par les autres citoyens et avec plus de zèle encore par les prêtres: Rendez à César ce qui est à César(4). Elles sont, en effet, très nobles et très hautes les charges que Dieu, le souverain Maître, a imposées aux hommes revêtus du principat, à cette fin qu'ils gouvernent,conservent et accroissent l'Etat par la sagesse, la raison et l’observation entière de la Justice. Que le clergé donc soit diligent à remplir chacun des devoirs du citoyen, non en esclave, mais en sujet respectueux, par religion et non par crainte, de manière que ses membres concilient, une juste déférence envers l'autorité, avec leur dignité et se montrent à la fois citoyens et prêtres de Dieu.
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157 | ENCYCLIQUE DE S. S. Leon x
quando fiat, ut civile imperium in jura Dei et Ecclesiæ ta cu tum esto a sacerdotibus i insigne exemplum, quemadmodum homo christianus, formidolosis religioni temporibus; in officio perstare debeat: multa is, incolumi virtute, tacitus ferat; in tole-. rando male facta sit cautus, neque improbis ulla in re assentiat À neve assentetur: re autem urgente in alterutrum, Dei ne recusanda jussa ad gratificandum hominibus: memorabile illud dignissimumque Apostolorum responsum libera voce usurpet: À Oportet obedire Deo magis quam hominibus (1): LU Ad hoc veluti adumbratum specimen de ratione sacræ juventutis colendæ, adjicere libet et æquum est, quæ ad juventutem. in universum pertinent : ejus enim institutio valde Nos sollici=. tos habet, ut, sive ad cultum mentis, sive ad perfectionem animi, . recté admodum integreque succedat. — Novellam ætatem materno Ecclesia semper fovit complexu; ejus præsidio labores plurimos amantissime impendit et plurima adjumenta paravit; in his, familias nonnullas hominum religiosorum constitutas, quæ adolescentiam erudirent in artibus et doctrihis, ac præcipue ad. sapientiam alierunt virtutemque christianam, Sic auspicato fiebat ut in animos teneros pietas erga Deum facile influeret, ex qua. officia hominis in se aliosque et patriam maturrime explicata, 4 maturrime etiam in optimam spem florerent. Ecclesiæ igitur justa nunc est ingemendi causa, quum videat in primis ætatulis | fillos suos à se divelli, atque in eos compelli litterarios ludos, : ubi vel siletur omnino notitia Dei, vel mancum aliquid delibatur | de ea perverseque miscetur; ubi colluvioni errorum nulla repagula, nulla fides documentis divinis, nullus veritati locus ut se. ipsa defendat. Atqui de litterarum doctrinarumque domiciliis auctoritatem Ecclesiæ catholicæ prohibere, maxime injuriosum est eo quod munus religionis docendæ, ejus videlicet rei qua … nemo homo non indiget ad salutis æternæ adeptionem, Ecclesiæ à Deo sit datum ; nulli vero alii datum est hominum socielati, neque societas ulla sibi potest adsciscere; ideoque ipsa suum pro- . priumque jus merito affirmat, labefactum conqueritur. — Caven- 4 dum insuper est vehementerque curandum, ut in scholis que ditionem Ecclesiæ vel omnino vel partim excusserint, ne quod … juventus periculum subeat neve ullum in fide catholica morumqn 2 honestate detrimentum capiat. In quo quidem et cleriet virorum proborum sollertia multum valebit, tum si laborent ut religionis ; doctrina non solum e scholis illis non exturbetur, sed, quo par. à est, loco maneat, maneatque apud magistros idoneos et spec-. tatæ viriutis, tum si alia quædam præsidia inveniant et compa- ; rent, quibus ea ipsa doctrina incorrupte et commode juventuti d
(1) Act., v. 29,
« OFFIcIO SANCTISSIMO », 22 DÉCEMBRE 1887 133
Et s’il arrivait que le pouvoir civil empiétât sur les droits de Dieu et de l'Eglise, que les prêtres soient alors un insigne exemple de la manière dont le chrétien doit persister dans le devoir, dans les temps redoutables pour la religion; qu il supporte beaucoup de choses en silence, avec un courage inébranlable; qu’il soit prudent dans le mal qu'il aura à endurer et qu'il ne s’entende et ne pactise en rien avec les méchants; etsi les choses en viennent à cette alternative de
. méconnaître les ordres de Dieu ou de déplaire aux hommes, qu'il refasse, d’une voix indépendante, la mémorable et très digne réponse . des apôtres: « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. (1) » A cette sorte d’esquisse de la manière d'élever la jeunesse ecclésiastique, il Nous plaît et il convient d'ajouter ce qui a trait à la jeunesse en général; car Nous avons grand souci que son éducation ait de bons et de complets résultats, soit pour la culture de l'esprit, soit pour la formation du cœur. L'Eglise a toujours eu des embrassements maternels pour le jeune âge; elle n’a cessé de travailler amoureusement à sa protection et elle l’a entouré de nombreux secours, de là, toutes ces congrégations religieuses établies pour élever l'adolescence dans les arts et la science, surtout pour la former à la sagesse et à la vertu chrétienne. Et ainsi, grâce à cela, la piété envers Dieu pénétrait facilement ces tendres cœurs; les devoirs de . l’homme envers soi, envers les autres et envers la patrie, qui de bonne heure en étaient déduits, s’exerçaient aussi de bonne heure . avec les meilleures espérances. L'Eglise a donc juste sujet de gémir en voyant que ses enfants lui sont arrachés dès le premier âge et poussés dans les écoles où, lorsque toute connaissance de Dieu n’est pas supprimée, elle n’est que superficielle ét mêlée de faux; où il n'y a aucune digue contre le déluge des erreurs, aucune foi pour les témoignages divins, aucune place pour la vérité qui lui permette de se défendre elle-même. Or, il est souverainement injuste d’ex- . clure du domicile des lettres et des sciences l'autorité de l'Eglise . catholique, car c’est à l'Eglise que Dieu a donné la mission d’ensei- gner la religion, c'est-à-dire la chose dont tout homme a besoin … pour acquérir le salut éternel; et cette mission n'a été donnée à ; aucune autre société humaine, et il n’y en a aucune qui puisse la revendiquer; c’est pourquoi elle proclame avec raison un droit qui » lui appartient en propre et se plaint de le voir détruire. — Il faut prendre garde, au surplus, et avoir le plus grand soin que, dans les
* écoles qui ont secoué complètement ou en partie le joug de l'Eglise, la jeunesse ne se trouve en péril et qu’elle n’éprouve aucun dommage quant à la foi catholique et à l'honnêteté des mœurs.
A cet effet, le zèle du clergé et dés honnêtes gens sera d’un grand ecours, soit qu'ils s'efforcent d'empêcher que l’enseignement de la religion, non seulement ne soit pas chassé de ces écoles, mais qu'il y occupe la place qu’il mérite et soit confié à des maîtres capables et d’une vertu éprouvée, soit qu'ils trouvent et organisent d’autres - moyens de faire donner purement et commodément cet enseignemént à la jeunesse. En cela, le concours et la coopération des pères
impertiatur. — Valebunt autem permultum consilia et opera pairum familias sociata. Quare opus est admonitione ad eos et
hortatione quanta fieri possit gravissima : velint animadvertere,
quam magna sanctaque officia sibi cum Deo intercedant de liberis suis; ut scientes religionis bene moratos, Deum pie colentes educare debeant; ut faciant damnose, si ætatem credulam et incautam suspectis præceptoribus in discrimen commit-. tant. Hiscein officiis, simul cum procreatione liberorum susceptis, noverint patresfamilias, totidem jura inesse secundum naluram et æquitatem, atque esse ejusmodi, de quibus nühil liceat sibi remittere, nihil cuivis hominum potestati liceat detrahere, quum
officiis solvi quibus homo teneatur ad Deum, sit per hominem nefas. Hoc igitur parentes reputent, se magnum quidem onus gerere de liberorum tuitione, multo tamen gerere majus, ut eos, ad meliorem potioremque vitam quæ animorum est, educant; quod ubi per se ipsi præstäre nequeant, suum prorsus esse vicaria. opera aliorum præstare, ita ut necessariam religionis doctrinam ex magistris probatis audiant liberi et percipiant. Jam illud non infrequens est exemplum sane pulcherrimum religionis munifi= cientiæque, ut, quibus locis scholæ, nullæ publice paterent nist quæ neutræ vocantur, catholici viri magnis laboribus et sumpti= bus aperuerint certas suas, et pari constantia sustentent. Præ= clara hæc et tutissima juventutis perfugia, ubi opus est, prorerum etiocorum rationibus, alia atque alia constitui maxime optandum.
Neque silentio prætereundum est christianam juventutis ins-
titutionem in maximam ipsius reipublicæ verti utilitatem. =
Sane liquet innumerabilia et ingentia damna ei civitati metuenda
‘esse, in qua docendi ratio el disciplina si expers religionis, aut,
quod est deterius, ab ea dissideat. Statim enim ac posthabitum
et contemptum sit supremum illud divinumque magisterium,
cujus admonitione jubemur vereri Dei auctoritatem, ejusdemque firmamento omnia Dei oracula tenere certissima fide, jam pro=. clivis est humanæ scientiæ ad perniciosissimos errores, in primis naturalismi et rationalismi, ruina. Hinc fiet, ut judicium arbitriumque de rebus intelligendis, ac proclivius de agendis, homini cuilibet permittatur, et continuo publica imperantium auctoritas debilitata jaceat et afflicta : quibus namque inserta sit pessima opinio, se nullo pacto obligari dominatione et rectione .
Dei, permirum sane si hominis ullum imperium observent et patiantur. Fundamentis vero in quibus omnis auctoritas nititur, excisis, Societas conjunctionis humanæ resolvitur et dissipatur; nulla erit res publica, dominatis armorum plenus et scelerum occupabit omnia. Num vero tam funestam calamitatem possit civilas, suis ipsa opibus freta, deprecari? num possit, Ecclesiæ
« OFFICIO SANCTISSIMO », 22 DÉCEMBRE 1887 159 de famille seront de la plus grande utilité. Il faut donc user à leur * égard de remontrances et d’exhortations aussi pressantes que pos- sible. Ainsi, qu'ils considèrent quels grands et saints devoirs ils partagent avec Dieu à l'égard de leurs enfants; qu'ils doivent les élever dans la connaissance de la religion, dans la pratique des bonnes mœurs, dans le service de Dieu ; qu'ils se rendent coupables, en exposant de jeunes êtres naïfs et sans défense au danger de maîtres suspects. Dans ces devoirs qui dérivent de la procréation même des enfants, que les parents sachent qu'il y a, de par la nature et la justice, autant de droits, et que ces droits sont de telle nature qu'on n’en peut rien délaisser soi-même, ni rien en abandonner à quelque puissance que ce soit, attendu qu'il n'est pas permis à l’homme de délier une obligation dont l’homme est tenu envers Dieu. Que les parents considèrent donc qu'ils ont une grande __ charge de protection envers leurs enfants, mais bien plus grande encore à l'égard de cette vie supérieure ct plus excellente des âmes
à laquelle ils doivent les former : et lorsqu'ils ne peuvent la remplir
eux-mêmes, il est de leur devoir de donner à leurs enfants des auxi-
liaires étrangers, en sorte que ceux-ci reçoivent et recueillent de
maîtres autorisés l’enseignement religieux nécessaire. Et il n’est pas
rare, ce magnifique exemple de piété et de munificencé donné (dans les endroits où 1l n’y avait que des écoles publiques dites neutres) par des catholiques qui ont ouvert des écoles à eux, au prix de . grands efforts et à grands frais, et qui les entretiennent avec une égale constance. Certes, il est grandement à désirer que ces excellents et sûrs asiles de la jeunesse soient établis en plus grand nombre . possible, là où il y en a besoin, selon les nécessités et les ressources
locales. |
Et on ne peut taire que l'éducation chrétienne de la Jeunesse importe grandement au bien de la société civile elle-même. Il est assez manifeste que d'innombrables et graves dangers menacent un Etat où l’enseignement et le système d’études en sont constitués en dehors de la religion et, ce qui est pire encore, contre elle. Car dès qu'on met de côté ou qu'on méprise ce souverain et divin magistère, qui apprend à révérer Dieu et sur son fondement, à tenir tous les __ enseignements de l'autorité de Dieu, dans une foi absolue, la science humaine s’abîme par une pente naturelle, dans les plus pernicieuses erreurs, celles du naturalisme et du rationalisme. Et comme consé- quences, le jugement et l’appréciatiou des idées, et par cela même. naturellement, des actes, étant remis à chaque homme, l'autorité - publique des gouvernants s’en trouve affaiblie et débilitée : car il serait extraordinaire que ceux qui ont été pénétrés de cette opinion, … la plus perverse de toutes, qu'ils ne sont assujettis d'aucune manière au gouvernement et à la conduite de Dieu, reconnussent quelque autorité humaine et qu'ils s’y soumissent, Or, les fondements sur lesquels repose toute autorité étant ébranlés, la société civile se dissout et s’évanouit; il n’y a plus d'Etat et il ne reste partout que ‘la domination de la force et du crime. Mais la société peut-elle, à ‘aide de ses propres forces seulement, conjurer une si funeste catastrophe? Le peut-elle en refusant le secours de l'Eglise? Le
prudentia suadet, ut juventute erudienda et insütuenda suam partem episcopis et clero esse relinquendam; diligenterque providendum, ne ad nobilissimum docendi munus homines vocen= … tur vel de religione languidi et jejuni, vel palam aversi ab
subsidia respuere? num possit, cum Ecclesia coufligens? — RES gs prudenti cuique aperta manifestaque est. — [psa igitur civilis
| ENCYCLIQUE DE S. Ch LÉON. pont:
Ecclesia. Quod quidem intolerabilius esset, si hujusmodi ingenii homines deligerentur ad doctrinas sacras, omnium Presses !
à tissimas, profitendas.
Præterea interest quam maxime, onerh id Pratres, ut peri- 6 cula avertatis et propulsetis, quæ gregibus vestris à contagione massonum impendent. — Hujus tenebricosæ sectæ consilia et artes quam sint nequitiæ plena et quam exitiosa civitati, docuimus alias, singularibus litteris Nostris encyclicis, nec non
adjumenta indicavimus quibus vires ejus oporteat reprimi et … enervari. Nec profecto erit satis unquam præmonitum, caveant christiani a tali scelerum factione : hæc enim, quamquam odium |
grave in Ecclesiam catholicam principio concepit asperiusque deinde obfirmavit et quotidie inflammat, nôn tamen perpetuo | inimicitias apertas exercet, ut sæpius agit versute et dolose, -
maximeque adolescentiam, quæ rerum ignara est et inops con= |
sil, miserabiliter irretit, simulata quoque specie pietatis et
caritatis. sa Quod est autem cautionis ab ns qui fide a catholicis discrepant a
probe tenetis Ecclesiæ præscripta, ne qua inde damna in chris, tianum populum vel consuetudine vel pravitate opinionem dimanent. Videmus equidem et vehementer dolemus, facultatem Nobis ac vobis haud parem esse atque voluntatem et studium hæc ipsa pericula penitus avertendi : attamen alienum non putamus, sollicitudinem vestram pastoralem incitare, et alacris tatem simul acuere hominum catholicorum, si communibus
studiis removeri possint aut sublevari quæcumque obsistunt communibus votis. Assumite, cohortatione utimur sancti deces=
soris Nostri Leonis Magni, religiosæ sollicitudinis pium zelum, el contra sævissimos animarum hostes omnium fidelium cura consurgat (1).
Jtaque, excussa, si qua inséde ie he et de causam Lo 1
religionis et Ecclesiæ tamquam suam bonus quisque suscipiat ; fe pro eaque fideliter et perseveranter propugnet. Usuvenit enim, -
ut nequam homines ex inertia ac timiditate bonorum, improbi- #
tatem suam et licentiar nocendi confirment, atque etiam pro-. ferant. Sit sane, catholicorum conatus et studia minus interdum ad ea posse quæ in sententia et ope habeantur : at satis in Fe