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Afin que cet heureux retour se réalise, c’est à Vous surtout, Vénérables Frères, placés à la tête des diocèses de l'Arménie, qu'il appartient de consacrer Votre activité, Vous à qui ne manque, Nous le savons bien, ni Le zèle pour exhorter, ni la doctrine pour persuader. Nous voulons même que les dissidents soient rappelés par Vous en Notre nom et sur Notre parole; car, loin d’avoir à en rougir, il est d'une haute convenance de ramener à la maison paternelle les fils qui s’en sont éloignés et qui sont depuis long- . temps attendus ; bien plus, il faut aller à leur rencontre et leur ‘ouvrir les bras ‘pour les embrasser à leur retour. Non, Nous ne croyons pas que Vos paroles et Vos exhortations restent stériles. En effet, l'espoir du résultat désiré Nous est inspiré, d’abord, par l'immense miséricorde de Dieu qui s’est répandue sur toutes les j nations, et aussi par la docilité et les qualités natives du peuple arménien. De nombreux documents historiques attestent combien . il est enclin à embrasser la vérité dès qu'il la connaît, combien aussi il est disposé à y revenir s’il s'aperçoit d'en avoir dévié. Ceux-là mêmes qui sont séparés de Vous dans leur culte se glori- * fient de ce que le peuple arménien ait été instruit dans la foi du Christ par Grégoire, homme très saint, surnommé Illuminateur, et LS le vénèrent tout particulièrement. comme leur Père et leur
patronum a colunt ni Hujus brie et inter
eos iter est ad urbem Romam, ut S. Silvestro Romano Pontifici |
suam probaret fidem observantiam profiteretur. Fertur imo. exceptus ab eo fuisse summa cum benevolentia et quibusdam facultatibus auctus. Eodem fuisse animo, quo Gregorius fuerat, In Apostolicam Sedem complures ex ïis qui posthac Armeniis
præfuerunt ecclesiis, compertum est ex eorum epistolis, ex pere- j:
grinationibus ad urbem susceptis imprimis vero e Synodalibus Decretis. À Ac sane dignissima memoratu sunt, quæ in Sisensi Synodo
anno MCCCVII habita Armenii Patres edixere de officio parendi huic Apostolicæ Sedi : Sicuti corporis est capiti obedire, ita debet similiter universalis Etcclesia (quæ corpus est Christ) obtemperare ei, qui totius Ecclesiæ caput a Christo Domino est constitutus. Quæ confirmata sunt et enucleatius explicata in
Adanensi Concilio anno ejusdem sæculi decimo sexto. Gnarum |
prætera vobis est, ut alia quæ minoris sunt missa faciamus, quid gestum fuerit in Synodo Florentina. Quo cum Legati Constantini V patriarchæ accessissent, Eugenium IV decessorem Nostrum uti Christi Vicarium venerati, se venisse dixerunt ad caput,
-ad pastorem, ad fundamentum Ecclesiæ, rogantes ut caput Condoleret membris, pastor colligeret gregem, fundamentum Eccle-
siam confirmaret (1). Et symbolum suum ac fidem exhibentes
rogabant si est defectus doce. Tum vero edita a Pontifice con- :
ciliaris Constitutio £xullate Deo, qua illos docuit quæcumque
de doctrina catholica scitu necessaria existimavit. Quam Consti- | tutionem Legati, suo suique patriarchæ totiusque Armeniæ
gentis nomine, excipere sese amplectique declararunt submisso
ac prono ad parendum animo, profitentes tamquam veri obedientiæ fil, nomine quo supra, ipsius Sedis apostolicæ ordina- honibus et passionibus fideliter obtemperare. Eapropter Azarias,
patriarcha Ciliciæ, datis ad Gregorium XIII decessorem Nostrum
litteris IV idus aprilis anno MDLXXX V, verissime perscripsit :
Ecce invenimus libros majorum nostrum de obedientia catholi-
corum et patriarcharum nostrorum ad Pontificem Romanum, quomodo S. Gregorius Illuminator obediens fuit S. Silvestro Papæ. Hinc in more fuit Armeniæ gentis, missos pro re nata ab Apostolica -Sede legatos honestissime Le à ejusque mandata religiose facessere.
Hæc equidem plurimum valitura ondes ut States, hace } tenus à Nobis segregati ad conjunctionem expetendam inducant
animum : si quibus Vero cunctandi hærendive causa fuerit
metus, ne minus de se sollicitam experturi sint Apostolicam
(1) Labbæi Conc. Collec. suppl. t. V, 210.
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( PATERNA CARITAS », 25 IUIN 1888 .
patron. Parmi eux aussi, est resté mémorable le voyage qu'il fit à Rome en témoignage de sa fidélité et de son respect envers le Pontife Romain saint Sylvestre. On dit même qu'il en reçut . l'accueil le plus bienveillant et qu’il en obtint plusieurs privilèges. Qu’ensuite, ces mêmes sentiments de Grégoire envers le Siège : Apostolique furent partagés par beaucoup d’autres de ceux qui eurent à régir les Eglises arméniennes, cela résulte de leurs propres écrits, de leurs pérégrinations à Rome et, notamment, des . décrets synodaux. ; 4 à !, Bien digne est, en vérité, d’être rappelé à l’appui ce que les Pères arméniens, réunis en Synode à Sis, en 1307, proclamèrent sur le devoir d’obéir à ce Siège Apostolique : De méme que c'est le propre du corps d’être soumis à la tête, de même aussi l'Eglise universelle (qui est le Corps du Christ) doit obéir à celui que le Christ Notre- Seigneur a constitué chef de toute l'Eglise. C’est ce qui fut confirmé et développé plus clairement encore au Concile d’Adana, en la seizième année du même siècle. | Et, sans parler de choses de moindre importance, ce qui fut fait au Concile de ‘Florence Vous est bien notoire. Là, les délégués du patriarche Constantin V, s'étant présentés pour vénérer comme Vicaire du Christ Eugène IV Notre prédécesseur, déclarèrent qu'ils étaient venus vers celui qui était la tête, le pasteur et le fondement * de l'Eglise, le priant que la tête prit en pitié les membres, que le pasteur réunit le troupeau, que le fondement affermît l'Eglise (1), et, lui présentant le symbole de leur foi, ils Le suppliaient en ces termes : S'il y manque quelque chose, fais-nous-le connaître. Alors fut rendue par le Pontife la constitution conciliaire Eæultate Deo, par laquelle il les instruisit de tout ce qu'il jugea nécessaire à connaître de la doctrine catholique; et les délégués, recevant cette Consti- tution, déclarèrent, en leur nom et au nom de leur patriarche et de toute la nation arménienne, ÿy adhérer pleinement et s’y soumettre d’un cœur docile et empressé, professant au nom comme cidessus et comme vrais fils d’obéissance, d’obtempérer fidèlement aux ordres et aux prescriptions du Siège Apostolique. Aussi le patriarche de Cilicie, Azarie, dans ses lettres à Grégoire XIII Notre prédéces- . seur, en date du iv des ides d'avril 1585, put-il écrire en toute vérité : Voici que nous possédons les documents de nos ancêtres sur - l’obéissance de nos catholicos et patriarches au Pontife de Rome, de méme que saint Grégoire l’Illuminateur fut obéissant au pape saint Sylvestre. C’est pourquoi la nation arménienne reçut avec les plus grands honneurs les délégués qu’elle avait envoyés à cet effet au Saint-Siège, et elle se fit un devoir d’en observer fidèlement les He préceptes. Et As
Nous gardons vraiment la confiance que ces souvenirs seront très efticaces pour induire à rechercher l’union, plusieurs de ceux qui sont encore séparés de Nous. Que si la cause de leur indéci- .. Sion et de leur hésitation était la crainte de trouver moins de sollicitude à leur égard dans le Siège Apostolique et d’être accueillis
FDODÉe ENGYELIQUE DE S. 4 LÉON :
Sedem minusve amanter quam vellent excipiatitur a Non. hos * jubete, Venerabiles Fratres, ad ea referre animum quæ gesserunt 4 Romani Pontifices decessores Nostri, qui nunquam passi sunt desiderari ab Armeniis paternæ caritatis suæ argumenta. Hi 4 nimirum peregrinantes illos ab urbem, vel ad se confugientes benigne semper complexi sunt, imo hospitales domos iis patere voluerunt. Gregorius XIIT, ut scitum est, destinaverat animo ephebeum condere Armeniis juvenibus recte instituendis : quod tamen, morte interceptus cum ille ne quivisset efficere, ex parte … Ë præstitit Urbanus VIH, quippe qui cum ceteris exteris alumnis Armenios quoque recepit in Gollegium amplissimum ab se exeitatum ad propagandam fidem. Nos autem, tempore licet iniquo, initum a Gregorio XIIT consilium plenius exequi, Deo dante, potuimus, ædesque satis amplas ad S. Nicolai Tolentinatis Armeniis alumnis addiximus, eorumque collegium rite consti- tuimus. Quæ omnia sic acta sunt, ut Armeniæ liturg giæetlinguæ, quam vetustas, elegantia et insignium commendat scriptorum copia, debitus haberetur honor; imo jamdiu cautum, ut ex Episcopis ritu vestro Romæ perpetuo moraretur, unus cujus esset initiare sacris, quoiquot ex is alumnis Dominus in sortem suam k. vocasset. er Ad hæc in Urbaniano Collegio schola jampridem armeniæ linguæ iradendæ instituta fuit, et Pius IX decessor Noster curavit, ut in gymnasio Pontificii Seminarii Romani præceptor esset, a quo nostrates, sermonem, litteras, historiam armeniæ gentis 5 addiscerent. Neque hujus urbis finibus se continuit Romanorum Pontificum de Armeniis sollicitudo; namque üis nihil fuit antiquis, quam ut Ecclesiam vestram difficultatibus , quibus Fe esset implicita, eximerent, damna sarcirent eidem iniquitate - temporum illata, ejusque commodis prospicerent. Obscurum est nemini Benedicti XIV studium ut sarta tectaque servaretur liturgia vestra non secus ac aliarum orientalium Ecclesiarum, atque ut catholicorum Armeniæ patriarcharum successio in . Sisensi sede restitueretur. Exploratæ vobis curæ sunt Leonis XII et Pii VIIT eo conversæ, ut in urbe imperii Othomanici principe Armenii præfectum suæ gentis haberent, in civilibus negotiis, : ad instar aliarum nationum, quæ in eadem ditione sitæ sunt.: 1 Recens demum memoria est rerum a’Gregorio XVI et Pio IX : gestarum, ut episcopales sedes in vestra regione augerentur, à atque ut Armenius anlistes Constantinopoli esset honore et. dignitate præstans. Quod primo factum est Archiepiscopali et primatiali sede ibidem constituta, deinde unione decreta cum … Patriarchatu Ciliciæ ; ea lege ut patriarchæ in ea urbe domicilium esset, quæ caput imperii est. Neve locorum distantia interjecta arctam conjunctionem extenuaret quæ Armenios fideles Ro |
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CR OEM E NS UNIT ET PR À | « PATERNA CARITAS », 20 JUIN 1888 221 par Nous avec moins d'affection qu'ils en désireraient, invitez-les, Vénérables Frères, à se rappeler ce qu'ont fait les Pontifes Romains Nos prédécesseurs, qui jamais ne se sont trouvés en défaut de témoignage de leur charité paternelle enversles Arméniens. Ils ont toujours recu avec bienveillance ceux d’entre eux qui sont venus en pèlerinage à Rome, ou qui ont eu recours à leur protection ; ils ont même voulu que des maisons hospitalières fussent ouvertes pour eux. Grégoire XIIT, on le sait, avait conçu le dessein de fonder un établissement pour la saine instruction des jeunes gens arméniens, et s'il fut empêché par la mort de mettre ce dessein à exécution, Urbain VIII le réalisa en partie en accueillant, avec les autres élèves étrangers, les Arméniens aussi dans le vaste collège qu'il institua pour la propagation de la foi. Quant à Nous,
malgré le malheur des temps, Nous avons pu, grâce à Dieu, exécuter plus largement le dessein concu par Grégoire XIII, et Nous avons assigné aux élèves arméniens un assez grand bâtiment
rès de Saint-Nicolas de Tolentino, en y instituant leur collège dans es formes voulues. Cela a été fait de telle sorte qu'il a été pourvu à ce que l’on respectât comme de juste la liturgie et la langue de l'Arménie, si recommandables par l'antiquité, l'élégance et le grand nombre d'insignes écrivains ; bien plus, il a été pourvu aussi à ce qu'un évêque de Votre rite demeurât constamment à Rome pour
iaitier aux choses saintes tous ceux de ces élèves que le Seigneur
appellerait à son service spécial.
A cet effet aussi, une école avait été fondée depuis longtemps
dans le collège Urbain de la Propagande pour l'enseignement de.
la langue arménienne et Pie IX, Notre prédécesseur, avait pourvu à ce que, dans le gymnase du Séminaire pontifical romain, il y eût
-un professeur pour enseigner aux élèves du pays la langue, la litté-
ratureet l’histoire de la nation arménienne. Au reste, la sollicitude des Pontifes Romains envers lès Arméniens n’est pas restée circons-
crite aux limites de cette Ville, car rien ne leur a été plus à cœur que de tirer Votre Eglise des difficultés où elle était engagée, de réparer les maux qu'elle avait eu à souffrir de la perversité des : temps et de pourvoir à ses intérêts. Nul n’ignore avec quel soin Benoît XIV s’efforca de protéger et de conserver intacte Votre liturgie
__ de même que celle des autres Eglises orientales, et de faire en
sorte que la succession des patriarches catholiques d'Arménie fût réintégrée en faveur du siège de Sis. 0
. Vous savez également que Léon XII et Pie VIII consacrèrent leurs soins afin que, dans la capitale même de l'empire ottoman, les
. Arméniens eussent un préfet de leur nation pour les affaires civiles, à l'instar des autres communautés qui appartiennent à cet empire.
Tout récent enfin est le souvenir des actes accomplis par Grégoire XVI et Pie IX afin d'accroître dans votre pays le nombre des
sièges épiscopaux et afin que le prélat arménien de Constantinople l'emportât en honneur et en dignité. Cela fut fait d’abord en insti-
tuant à Constantinople le siège archiépiscopalet primatial, et ensuite,
-n décrétant l’union avec le patriarcat de Cilicie, à la condition que
D la résidence du patriarche fût établie dans la capitale de l'empire.
222 | 1e ENCYG CLIQUE DE S. su
Écclesiæ devincit, providenter constitutum est, ut g ; apostolicus in eadem urbe esset, qui Romani Pontificis gererel *
vices. Quæ Nobis de gente vestra cura fuerit, vos ipsi testes estis, Nosque vicissim testes summus voluntatis erga ue es cujus significationem non semel accepimus. use
Quare cum ïstinc populi ingenium, mos majorum, omnis anteactæ ætatis memoria Armenios a vobis sejunctos ad hanc veritatis arcem validius trahat quam ut longiori possint distineri . mora ; hinc vero Apostolica Sedes semper contenderit conjunc- : tissimam sibi habere nationem vestram, ac sicubi defecisset, ad . pristinam communionem revocare ; sane vobis, Venerabiles Fra tres, prægravia suppetunt argumenta ad suadendum, et Nobis. ad bene sperandum, ut vetus conjunctio plenissime restituatur Quod utique genti universæ bene vertet non modo ad æternam animarum salutem, sed et ad eam, quæ pie optari potest, in ter-. ris prosperitatem et decus. Testatur enim historia, inter sacros Armeniæ antistites eos præfulsisse ceteris, uti splendida sidera, qui Romanæ Ecclesiæ adhæserunt arctius, maximamque fuisse. | is Sæculis nationis gloriam, quibus in ea catholica TehBie latissime floruit.
Uti hæc juxta vota et ex sententia cedant unus præstare potest rerum omnium moderator Deus qui quos dignatur vocat, et quem. vult religiosum facit (1). Ad Eum supplices Nobiscum ’adhibete preces, Venerabiles Fratres, ac Dilecti Fil, ut flexanima Ejus gratia MOtI quotquot e genie vesira per baptismum ingressi in christianæ vitæ societatem sejunctum a Nobis cœtum habent,. impleant ad Nosreversi gaudium Nostrum, dem sapientes camden caritatem habentes, unanimes, idipsum sentientes (2 ). Contenditeut suffragatrix adsit apud gratiæ thronum gloriosa, benedicta, sancta, semper Virgo Deipara Maria, Christi mater, et offerat. preces nostras Filio suo et Deo nostro (3). Deprecator cum ea. adhibeatur martyr illustris Gregorius Iluminator, ut opus ab se . laboribus, invinctaque cruciatuum perpessione inchoatum, divinæ minister opis, perliciat solidetque. Denique et illud, Nostra. præeunte prece, deposcite ut Armeniorum docilitas reditusque > ad unitatem catholicam exemplo et incitamento sit ceteris qui Christum quidem colunt, sed a Romana Ecclesia secesserunt, ut M illuc redeant unde digressi sunt, fiatque unum ovile et “
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pie) S: Ambros: in Luc, ©. IV. — (2) Philip. IL, 2, —. -@) Antrh Liu. "4 CAT, }
RAR TU « PATERNA catras », 25 JUIN 1888 Het 2, Ne
x." Et pour empêcher que la. distance ne vint à aMaiblit. l'étroite
| union dés fidèles arméniens avec l'Eglise romaine, il a été sagement pourvu à ce qué le délégué apostolique résidât dans la même ville, pour y tenir la place de Pontife Romain. Vous pouvez donc être vous-mêmes garants de la sollicitude que Nous avons eue pour Votre nation, et Nous le sommes réciproquement de l'attachement que Vous professez envers Nous et dont Nous avons maintes fois reçu le témoignage.
C'est pourquoi, comme d'une part, les qualités de Votre peuple, ma. pratique des ancêtres et de toute l’histoire des siècles passés, sont faites de leur nature pour attirer vers cette citadelle de la vérité les Arméniens qui sont séparés de Vous, et cela avec une efficacité si grande qu'ils ne sauraient être retenus par un plus long délai ; et que, d'autre part, le Siège Apostolique s’est toujours
efforcé de s'attacher étroitement Votre nation et de la rappeler à Punion première, si parfois elle s’en éloignait, — il en résulte assurément de très solides raisons pour que Vous, Vénérables Frères, Vous conseilliez, et pour que Nous, à Notre tour, Nous ayons bon espoir que l'antique union soit pleinement rétablie.
Cela tournera certainement au profit de toute Votre nation, non seulement pour lé salut éternel des âmes, mais aussi pour ‘cette prospérité et cette gloire que l'on peut légitimement désirer sur. la terre. L'histoire atteste, en effet, que, parmi les pasteurs sacrés de l'Arménie, ceux-là ont resplendi d’un plus vif éclat, comme de bril- Jantes étoiles, qui ont été plus étroitement attachés à l'Eglise
Romaine, et que la gloire de Votre nation a atteint son apogée dans les. siècles où la religion catholique y a le plus largement prospéré.
Dieu seul, de qui relèvent toutes choses, peut accorder que cela arrive conformément àNos vœux et à Nos désirs, lui qui appelle ceux qu’il veut honorer et qui inspire des sentiments religieux à qui il lui plaît (1). Faites monter vers lur avec Nous de suppliantes prières. Vénérables Frères et chers Fils, afin que, mus par sa grâce triom- . phante, tous ceux de Votre nation qui, par le baptême, sont rentrés dans la société de la vie chrétienne et qui, cependant, sont séparés . de Notre communion, Nous comblent d’une joie entière en revenant à Nous, en professant la même doctrine, en ayant la méme charité et en | nourrissant tous les mêmes sentiments (2). Efforcez-vous d’avoir pour auxiliatrice auprès du trône de la grâce la glorieuse, bénie, sainte,
. toujours Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère du Christ, pour qu elle offre nos prières à son Fils, notre Dieu (3). Employez aussi comme inter- | cesseur avec elle l’illustre martyr Grégoire l’Iluminateur afin que,
en sa qualité de ministre de la grâce divine, il accomplisse et con- firmel'œuvre qu'ila commencée au prix deses labeurs etdesoninvin- : cible patience dans les tourments. Demandez enfin, à l'initiative de Notre propre prière, que la docilité des Arméniens et leur retour à Punité catholique servent d'exemple et de stimulant à tous ceux qui adorent le Christ, mais qui sont séparés de l'Eglise Romaine, alin qu'ils reviennent là d'où ils sont partis et qu il n’y ait plus qu ‘un seul troupeau et un seul Pasteur.
Pendant que Nous Le consacrons Nos vœux et Notre espoir, Nouse
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dictionem, divinæ benignitatis auspicem vobis, Venerabiles Fra-: tres, vobisque universis, Dilecti Filii, effusa caritate impertimus.
Datum Romæ apud Sanctum Petrum die XXV julii anno MDCCCLXXX VIIT Pontificatus Nostri undecimo.