‹ Lettres autographes composant la collection de M. Alfred BovetChapitre 10 sur 312 · ENT · texte numérisé non relu

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Numéro 25.

CHEFS DE GOUVERNEMENT

Le Comité de Salut public ordonne que les départements de Seine-et-Marne, de l'Oise, de l'Eure et de la Seine-Infé rieure fourniront sept cent cinquante voitures pour assurer les moyens de transport de l'armée du Nord.

2° L. S. par Cambacérès, Merlin de Douai, Daunou et Gamon, au cit. Pille; Paris, 16 fructidor an III (2 septembre 1795), 1 p. in-fol., vig. et tète imp.

Jls le préviennent que le général Bonnaud, qui commande à Angers, demande qu'il soit pris des mesures sévères pour maintenir la discipline et se plaint qu'il y a dans les prisons plusieurs militaires et chouans qui ne sont pas encore jugés. — (Le général Bonnaud, un des héros de l'armée de Sambre-et-Meuse, périt en 1796 pendant la célèbre retraite de Jourdan.)

* 27 * DIRECTOIRE EXÉCUTIF (1 novembre 1795 au 9 novembre 1799.)

i° L. S. par Carnot, Reobell et Revellière-Lépeauk, aux commissaires du gouvernement chargés de recueillir les objets de sciences et d'arts en Italie, à Modène; Paris, 2 5 brumaire an V (i5 novembre 1796), 1 p. 1/4 in-4, tête impr.

Ils expriment leur satisfaction de ce que le général de l'armée d'Italie (Bonaparte) ait pourvu convenablement à tous les besoins particuliers que les commissaires ont pu éprouver dnrant le cours de leur mission.

(Carnot , Reubell et Revellière-Lépeaux avaient été nommés le i novembre 1795 en même temps que Letourneur et Barras. Carnot fut proscrit après le iS fructidor; Reubell fut remplacé par Sieyes le 16 mai 1798 et Revellière-Lépeaux, le 18 juin 1799, par Roger-Ducos.)

CHEFS DE GOUVERNEMENT

2" L. A. S. de Merlin de Douai (qui fut directeur du 10 septembre 1797 au 18 juin 1799), à Milet- Mureau; Paris, 21 germinal an VII (10 avril 1799), 3/4 de p. in-4, vig. et tête imp. - P.

Il appuie une demande faite par le jeune Lesage, qui est très brave et qui aime le métier de la guerre.

* 28 * BONAPARTE (Napoléon), premier consul de la République française, du 24 décembre 1800 au 18 mai 1804.

L. S. au ministre de la guerre (Carnot, qui était ministre depuis cinq jours) ; Paris, 1 7 germinal an VIII (7 avril 1800), 1/2 p. in-4, viS- et tête impr. — P.

Prière d'ordonner au citoyen Villesurarce, officier d'artillerie cisalpine, qui est à Antibes, de venir à Paris pour rendre compte de la situation dans laquelle est cette artillerie.

* 29 •+ NAPOLÉON I, empereur des Français, du 18 mai 1804 au 22 juin 181 5, n. à Ajaccio, i5 août 1768, m. à Sainte-Hélène, 5 mai 182 1 .

L. S. au roi de Saxe (Fre'déric Auguste, qu'il avait créé roi le 11 décembre 1806); Compiègne, 22 avril 1810, 3/4 de p. in-4, cachets et soies. — P.

Superbe lettre où il le remercie des compliments qu'il lui a adressés à l'occasion de son mariage avec l'archiduchesse Marie- Louise (célébré le i avril.)

*• 3o -* NAPOLÉON I, empereur des Français.

L. S. Np., avec des corrections autographes, à son beau-frère (Murât, roi de Naples) ; Duben (près de Leipzig), i3 octobre 1 8 1 3 , 10 heures du matin, 3 p. 1/4 in-4. P-

Pièce historique sur les préliminaires de la bataille de Leipzig. Instructions pour la disposition du corps du duc de Raguse, qu'il faut placer à Breitenfeld, appuyant sa gauche à l'Elster et sa droite à la Partha. Recommandation de ne pas affaiblir sa ligne : « C'est ce mouvement qui fait perdre toutes les batailles, car elles ne se gagnent qu'en renforçant la ligne dans le moment critique. » Il a pris la veille un ordre du jour pour ordonner que, désormais, son infanterie fût placée sur deux rangs seulement, car le feu et la bayonnette du troisième rang sont insignifiants. Un des avantages de cette nouvelle disposition sera de faire croire à l'ennemi l'armée d'un tiers plus forte qu'elle n'est. (Voir à ce sujet : Histoire du Consulat et de l'Empire, parThiers, t. XVI, p. 532) : « Il est probable que je viendrai cette nuit prendre position du côté de Hohleine avec toute ma garde et les cuirassiers de Latour-Maubourg. » — (Le 16 octobre commença la fameuse bataille de Leipzig qui ne: se termina que le 19.)

f 3i i JOSÉPHINE (Marie-Josèphe-Rose Tascher de la Pagerie), n. aux Trois- Ilets (Martinique), 23 juin 1763, femme de Bonaparte (9 mars 1796), impératrice en 1804, répudiée le 16 décembre 1809, m. à la Malmaison, 29 mai 1814.

L. A. S. au citoyen Bessières, chef de brigade (depuis maréchal de l'Empire), à Milan; (Turin, octobre 1797), 1 p. in-8, cachet. — P.

Lettre écrite alors qu'elle revenait de Rome à Paris, après le traité de Campo-Fonnio. Elle est arrivée à Turin cette nuit e Mont-Cenis demain. « Le tems est affreux, les chemins détestables. J'ai acheter deux cent

3 heures et elle doit passer bouteilles de liqueurs que j'ai fait mettre à l'auberge de la bonne femme. Elles sont payés. Faites-moi le plaisir de ne point les oubliers lorsque vous passerai. » (Elle rentra alors dans son hôtel de la rue Chantereine, où Bonaparte et elle vécurent jusqu'à l'expédition d'Egypte.)

*32-+ MARIE LOUISE D'AUTRICHE, n. à Vienne, 12 décembre 1791, fille aînée de l'empereur d'Autriche François I, seconde femme de Napoléon I (1 avril 1810), duchesse de Parme (1814), m. à Vienne, 18 décembre 1847.

L. A. S. à la comtesse Du Perron, à Turin; Aix-en-Savoie, 3i juillet 1814, 3/4 de p. in-8, enveloppe et cachet. (Coll. Dubrunfaut.) — P. -Virpc^, aJ/a^Z,

Jolie lettre, écrite pendant la première restauration. Elle la remercie des marques y d'attachement qu'elle lui a données et l'assure de ses sentiments d'estime et de consi- ^o^eA^a*, dération. V7

•3- 33 -{■ NAPOLÉON II (François-Charles-Joseph Bonaparte, dit), n. à Paris, 20 mars 181 1, fils unique de Napoléon I et de Marie - Louise , roi de Rome, duc de Reichstadt (22 juillet 18 18), à Schœnbrunn, près de

Vienne, 22 juillet 1 832.

Minute de lettre aut. sig., avec ratures et corrections, à un géne'ral; Vienne, 10 janvier 1829, 1 p. 1/2 in-4. — P.

Remercîments de ses vœux de bonne année. Nouvelles de ses études et de la cour. Ses études de jurisprudence sont interrompues, mais ses études militaires ne feront qu'y gagner. « Notre carneval ne sera pas si animée que les années précédentes, mais en tout cas pas plus brillant pour moi que pour vous; on m'a défendu la danse pour prévenir chaque affection poitrinaire. « — (On sait que le prince mourut d'une affection de poitrine.)

34 + LOUIS XVIII, n. à Versailles, 17 novembre 1755, comte de Provence, frère ■cadet de Louis XVI, roi le 25 avril 1814, m. à Paris, 16 septembre 1824.

L. A. S. à Willot; Mittau, 23 septembre 1799, 1/2 p. in-4. — P- de Le Beau.

Il le remercie de ses offres de service. « Je connois de même votre zèle et vos talens; j'y compte avec confiance et je m'occupe des moyens de les rendre de plus en plus utiles à l'Etat. » — (Il s'agit sans doute du général Willot, qui avait été déporté à Sinamary après le 18 fructidor et s'était évadé avec Pichegru.)

■3-35-5- CHARLES X, n. à Versailles, 9 octobre 1757, comte d'Artois, frère de Louis XVIII, roi le 16 septembre 1824, détrôné le 29 juillet i83o, m. à Goritz, 6 novembre 1 836.

L. A. S. au comte de Rayneval, à Vienne; Lullworth-Parc, 24 août i83o, 3/4 de p. in-4, cachet. — P. de Freschi et de Perrot fils.

sa conduite conseils sur Je prévois que vous ne pourrés

Curieuse lettre, écrite alors qu'il venait d'arriver en Angleterre après la révolution de juillet. Il le remercie de dans les circonstances actuelles et il lui demande de donner au baron de Kentzinger qu'il envoie à Vienne des ce qu'il aura à faire vis-à-vis du prince de Metternich et ensuite auprès de l'empereur, pas garder un caractère officiel, mais vous n'en serés pas moins à portée de me servir dans cette triste occasion avec le zèle et les moyens dont vous m'avés déjà donné tant de preuves. » — (François-Maximilien Gérard, comte de Rayneval, avait été nommé, en octobre 1829, ambassadeur à Vienne par Charles X. Il tut remplacé, en effet, dans ce poste, après la révolution de Juillet. Il vécut quelque temps dans la retraite, puis consentit à servir le nouveau gouvernement et accepta, en février i832, l'ambassade d'Espagne.)

CHEFS DE GOUVERNEMENT

± 36 ■+ HENRI V (Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné de Bourbon, dit), fils du duc de Berri, duc de Bordeaux, comte de Chambord, n. à Paris, 29 septembre 1820, m. à Frohsdorf (Autriche), 24 août 1 883.

L. A. S., en français, au roi de Bavière (Louis I); Kirchberg, 5 septembre 1840, 1 p. 1/2 in-4, enveloppe et cachet. (Coll. von der Tann.) — P.

Superbe lettre où il le remercie d'avoir donné son agrément au voyage qu'il va faire en Bavière. (Cet agrément avait été demandé au Roi par le duc d'Angoulème le i août 1840). « Ce sera certainement un bien grand plaisir pour moi d'admirer les grands travaux que Votre Majesté fait exécuter dans son royaume et tous les monumens dont elle ne cesse d'embellir sa capitale; mais je serai bien plus heureux encore de me rapprocher d'un Roi protecteur des arts et qui fait tant pour la gloire, non seulement de la Bavière, mais de l'Allemagne toute entièr... »

*- 37 + LOUIS PHILIPPE I, n. à Paris, 6 octobre 1770, duc d'Orléans, roi le 5 août i83o, détrôné le 24 février 1848, m. à Claremont (Angleterre), 26 août i85o.

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