L. S., comme duc
de Chartres ; Passy , /S ^J*J / \ )
2 octobre 1789, 1/2 p. f / «L--/ / l I / I // J
in-4. — P.deChevillet. ' ' ' 1 11 ' /V ~"
Il exprime sa joie que le roi ait accordé la grâce du nommé Bouland, pour lequel il avait imploré la clémence de Sa Majesté.
* 38 * LOUIS. PHILIPPE I, roi des Français.
L. A. S. à Charles X; Neuilly, 10 juin 1829, 8 p. in-fol. — P. de Hopwood.
Lettre des plus curieuses où il rend compte du voyage qu'il vient de faire en Angleterre avec son fils aîné. Il a dîné sans cérémonie chez le roi (Georges IV) le dimanche 17 mai : le prince Esterhazy, ambassadeur d'Autriche, s'y trouvait. « Au moment de passer dans la salle à manger, le roi m'appella et me dit de lui donner le bras. Le duc de Cumberland, le seul des princes anglais qui se trouvât à ce dîner où il n'y avait point de dames, fit passer mon fils, et le prince Esterhazy ne passa qu'après eux. » Ce fait de préséance était important, car, au congrès de Laybach, il avait été décidé que les ambassadeurs ne céderaient le pas qu'aux princes fils ou frères de rois. Le roi lui a parlé de ces difficultés et a déclaré que le système adopté était à la fois inconvenant et impolitique. Longues considérations à ce sujet. Leduc de Wellington a été d'avis qu'il fallait abroger ce règlement absurde et a déclaré que son maître écrirait à ce sujet à l'empereur d'Autriche. « Il ne me reste plus , Sire, qu'à supplier Votre Majesté de nous donner à cet égard son puissant appui, ainsi que vous l'avés déjà fait en nous accordant le titre d'Altesse royale, pour qu'une nouvelle modification du système de Laybach nous préserve des désagrémens qui pourraient en résulter pour nous, lorsque nous visitons des cours étrangères. »
•5- 39 -+ MARIE AMÉLIE DE BOURBON, n. à Caserte, 26 avril 1782, fille du roi des Deux-Siciles Ferdinand IV, femme de Louis Philippe (25 novembre 1809), m. à Claremont (Angleterre), 24 mars 1866.
CHEFS DE GOUVERNEMENT
i° L. A. paraphée à Mademoiselle de Broval; Tuileries, 17 janvier 1839, 1 p. 1/2 in-8. — P.
Belle lettre relative à la mort de sa fille Marie (duchesse de Wurtemberg, décédée à Pise le 6 janvier). « Elle a fait la mort d'une sainte. C'est la consolation que Dieu nous a accordé en nous enlevant cette si chère enfant... »
2° L. S. au cardinal Ostini; Paris, 10 février 1847, 1/2 p. in-fol., enveloppe et cachet.
Réponse aux témoignages d'attachement qu'il lui a donnés à l'occasion des fêtes de Noël.
* 40 * GOUVERNEMENT PROVISOIRE (24 février au 9 mai 1848.)
L. S. par F. Arago, Marie, Louis Blanc, Armand Marrast, Crémieux, Albert, Dupont de l'Euke, Ledru Rollin, Garnier Pages et Lamartine, à la Confédération suisse; Paris, 4 mars 1848, 1 p. double in-fol. oblong.
Superbe pièce. Lettre de créance en faveur du général de Thiard, ambassadeur de la République française auprès de la Confédération suisse. — (Auxonne-Théodose-Marie, comte de Thiard de Bissy, né à Paris en 1772, aide-de-camp de Napoléon I, fut député de 1820 à 1848 et siégea à l'extrême gauche. Il fut ambassadeur en Suisse jusqu'au mois d'avril 1849 et mourut en i852.)
CHEFS DE GOUVERNEMENT
±41* CAVAIGNAG (Louis-Eugène), célèbre général de l'armée d'Afrique, chef du pouvoir exécutif de la République française, du 24 juin au 20 décembre 1848, n. à Paris, 1 5 octobre
1802, m. dans la même ville, 28 octobre 1857.
L. A. S. au rédacteur du Moniteur du soir; (1848), 3 p. in-8. — P.
Il donne un démenti public à quiconque prétendrait lui avoir entendu prononcer une seule parole qui ne fût pas empreinte du plus profond respect pour la loi fondamentale du pays, ou dire qu'il fut jamais disposé à mettre ses affections et son épée au service de celui qui, après avoir juré l'observation de la Constitution du pays, accepterait une candidature, une élection repoussées par cette Constitution.
4-42-5- BONAPARTE (Charles-Louis-Napoléon), fils de Louis Bonaparte, président de la deuxième République française, du 10 décembre 1848 au 2 décembre 1 852.
i° L. A. S. à son père (Louis Bonaparte), à Florence; Arenenberg, 28 septembre 1834, 3 p. in-4, cachet. Léger raccommodage. — P.
Lettre fort curieuse. — Il croit, comme son père, qu'il ne faut pas servir des pays étrangers, mais il y a une grande différence à participer aux exercices de citoyens libres, réunis dans le seul but de défendre leur patrie, si on l'attaquait, ou d'être sous les ordres constants d'un chef unique, dans des troupes régulières. « Dans le premier cas on ne fait que s'instruire au milieu d'amis, dans le second, on abdique sa dignité d'homme pour être esclave. » Puisque son père ne donne pas à son projet de mariage toute l'approbation qu'il semblait devoir mériter, il renonce à se marier pour le moment. Il a appris avec peine que sa grand'mère (Letizia) avait été très malade. (Elle ne mourut qu'en i83g.)
2° L. S. ; Elysée national, 18 avril 1849, 1/2 p. in-4. (Coll. B. Fillon.)
Intervention en faveur de deux condamnés de juin détenus à Sainte-Pélagie.
*• 43 -* NAPOLÉON III, n. à Paris, 20 avril 1808, empereur des Français, du 2 décembre i852 au 4 septembre 1870, m. à Ghislehurst (Angleterre), 9 janvier 1873.
L. S., contresignée par Thouvenel, au cardinal de Andréa; Paris, 20 fév. 1 86 1 , 1/2 p. in-fol., enveloppe et cachet. — P. Réponse aux compliments qu'il lui a adressés à l'occasion des fêtes de Noël.
4- 44 h- EUGÉNIE DE MONTIJO, n. à Grenade (Andalousie), 5 mai 1826, femme de Napoléon III (3o janvier 1 853).
L. A. S., en espagnol, à son oncle le général Alvarez de Toledo; Paris, 21 mai (i853), 1 p. in-8, papier à son chiffre, enveloppe et cachet. — P.
Jolie lettre où elle lui mande que l'affaire de Joaquina est déjà expédiée.
* 45 * GOUVERNEMENT DE LA DÉFENSE NATIONALE (4 septembre 1870 au 8 février 187 1).
t° L. S. du général Jules Trochu (président du gouvernement de la Défense nationale, n. à Palais, près de Belle-Isle-en-Mer, le 12 mars 181 5), aux électeurs des départements des Bouches-
CHEFS DE GOUVERNEMENT
du-Rhône, des Côtes-du-Nord, du Finistère, d'Ille-et- Vilaine, de la Loire, du Morbihan, du Rhône, de la Seine-Inférieure, du Tarn et de la Vendée (qui l'avaient élu député) ; Paris, 22 février 1 871 , 1 p. in-4. (Coll. B. Fillon.) — P.
Il avait décliné toute candidature à l'Assemblée nationale, accablé qu'il était par les malheurs du pays. « Les suffrages dont, malgré cette déclaration, vous m'avez honoré, me créent des devoirs qu'il m'est interdit de discuter. Je siégerai à l'Assemblée nationale au titre du Morbihan, auquel me lient, avec l'indigénat breton, les affections et les obligations de toute ma vie, mais je me rattacherai étroitement par la reconnaissance aux départements qui m'ont donné une si haute marque d'estime, et je serai fidèle à la défense de leurs intérêts. »
2° P. A. S. de Léon Gambetta (ministre de l'Intérieur du gouvernement de la Défense Nationale, délégué à Tours le 7 octobre 1870); Paris, i5 septembre 1870, 1/2 p. in-8. (Coll.B. Fillon.) -P. s~
Il charge M. Fémeau de remplir provisoirement les fonctions de directeur de l'asile du Vésinet, en remplacement de M. Millard, en congé de santé pour deux mois.
(Le gouvernement de la défense nationale avait pour membres le général Trochu, gouverneur de Paris, Emmanuel Arago, Crémieux, Jules Favre. Jules Ferry, Garnier-Pagès, Glais-Bizoin, Eugène Pelletan, Henri Rochefort et Thiers, députés de la Seine, Gambetta, député des Bouches-du-Rhône, Ernest Picard, député de l'Hérault, Jules Simon, député de la Gironde, Dorian, député de la Loire, Magnin, député de la Côte-d'Or, le général Le Flô, nommé ministre de la guerre, et l'amiral Fourichon, nommé ministre de la marine. Le général Trochu fut nommé présidént, et Jules Favre vice-président du gouvernement. Crémieux, l'amiral Fourichon et Glais-Bizoin furent envoyés à Tours pour organiser la défense dans les départements, et Gambetta, parti de Paris en ballon, alla les rejoindre le 10 octobre 1870.)
•3- 46 -* THIERS (Marie-Joseph-Louis-Adolphe), chef du pouvoir exécutif le 17 février 1 87 r , président de la troisième République, du 3i août 1871 au 24 mai 1873, n. à Marseille, i5 avril 1797, m. à Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877. L. A. S. (à Jules Favre); (Paris), 4 octobre 1871, 1 p. 1/2 in-8, papier de deuil. — P.
Très belle lettre, dont voici le texte :
« Mon cher ami, voilà trois semaines que je veux vous écrire et vous remercier de vos sentiments qui me touchent et me pénètrent de gratitude. Mais imaginez que je n'ai pas pu encore jouir de mon congé. J'ai autant et même plus de travail que jamais. Le campement des troupes, l'Algérie, les négociations, le budget futur, tout cela m'empêche de dormir et presque de vivre. Aussi vous me pardonnerez un silence qui est celui de la plume et non celui du cœur. Je vous, prie donc de m'aimer silencieux autant que vous m'aimeriez écrivant et de recevoir pour vous et vos charmantes filles l'assurance d'un profond et éternel attachement. Madame Thiers et sa sœur se joignent à moi pour vous exprimer ces sentiments.
« A. Thiers. »
4- 47 ~k MAC MAHON (Marie-Edme-Patrice-Maurice de), duc de Magenta, maréchal de France, deuxième président de la troisième République, du 24 mai 1873 au 3o janvier 1879, n. à Sully (Saône-et- Loire), i3 juillet 1808.
L. S. au général (de Ladmirault) ; quartier général du Trocadéro, 24 mai 1871, 6 heures du matin, 3 p. in-fol., tête impr. ■ — P.
Important document historique sur la répression de la Commune. « Les Tuileries sont entièrement brûlées, le Louvre est atteint : de nouveaux incendies, dont la fumée qui couvre Paris empêche de reconnaître l'emplacement, se distinguent du côté de l'Elysée et du ministère de la Marine. Le général Douai, qui occupe la place Vendôme, se porte sur le Louvre pour tâcher d'éteindre l'incendie. Continuez votre mouvement dans la direction du Chàteau-d'Eau, laissant aux gares les détachements suffisants pour les défendre. » Suivent des indications sur les mouvements ordonnés aux généraux de Cissey et Clinchant. « Peut-être les insurgés tenterontils de brûler l'Hôtel-de-Ville. » — (On sait que l'armée avait pénétré le 2 1 mai dans Paris et que la lutte dura jusqu'au 29.)